DON
Poire Donville.
a«sez coriaces, planes ou relevées en gouttière, ayant les bords entièrement mais faiblement dentés ou crénelés, le pétiole des plus courts, roide, très-nourn, rosé et généralement accompagné de stipules peu développées.
Fertilité. — Satisfaisante.
Culture. — Doué d'une bonne vigueur, cet arbre , quel que soit le sujet qu'on lui donne , pousse toujours bien ; c'est un des poiriers dont les pyramides sont les plus fortes et les plus feuillues.
Description du fruit. —
Grosseur : au-dessus de la moyenne et souvent beaucoup plus volumineuse. — Forme : turbinée , ovoïde , ventrue et bosselée , fortement pentagone à la base, légèrement étranglée près du sommet. — Pédoncule: long, assez mince au milieu , très-renflé aux extrémités, rarement bien coudé, obliquement implanté à fleur de chair. — Œil : grand, rond, ouvert, assez enfoncé, entouré de gibbosités plus ou moins prononcées. — Peau : jaune clair trèsblanchâtre ou très -grisâtre du côté de l'ombre, nuancée de rouge sombre sur l'autre face, maculée de fauve près de l'œil ainsi qu'autour du pédoncule , et semée de points brunâtres fins et rapprochés. — Chair : un peu jaunâtre et un peu sèche, demifine ou grosse , cassante , rarement pierreuse au centre. — Eau:
généralement insuffisante, sucrée, souvent acre, presque dénuée de parfum. Maturité. — Janvier, et se prolongeant jusqu'en mars ou avril. Qualité. — Première comme fruit à compote; elle ne peut être classée parmi les poires à couteau.
Historique. — Merlet fut l'auteur qui signala chez nous cette variété. Il le fit en 1675, dans la seconde édition de son Abrégé des bons fruits (page 119), mais l'on voit aux trois dénominations qu'alors elle portait déjà : « la Donville, ou le Calot, « ou la poire de Provence, » que ce n'était plus une nouveauté, et qu'on la cultivait en divers endroits. Lui donner la Provence pour patrie, par ce seul fait qu'en 1675 Merlet la montre répandue sous le nom même de cette province , serait beaucoup s'aventurer. Cependant on peut toujours faire observer que l'un des autres noms primitifs de ce fruit, Calot, rappelle celui, précisément, d'une petite localité voisine de la Provence.