POM
Uï
unis, à pétiole de grosseur et de longueur moyennes et pourvu de stipules rarement très- développées.
Poire Pomme d'Hiver. Fertilité. — Remarquable.
Culture. — On le greffe sur franc ou sur cognassier ; sa vigueur, quoique convenable, n'a rien d'excessif; l'écusson croît assez lentement; les pyramides sont fortes et laissent seulement à désirer sous le rapport de la régularité.
IPescription du fruit. —
Grosseur : moyenne. — Forme : sphérique assez régulière , mais ayant presque toujours un côté moins volumineux que l'autre. — Pédoncule : de longueur moyenne , mince , légèrement arqué , renflé au point d'attache , inséré dans une cavité large et profonde dont l'un des bords est souvent bien mamelonné. — Œil :
assez grand, très-ouvert, faiblement enfoncé. — Peau : un peu rugueuse, jaune fortement olivâtre, amplement ponctuée, tachée et, granitée de roux, et parfois quelque peu lavée de brun-rouge sur le côté de l'insolation. — Chair : blanche, aqueuse, fine et fondante, granuleuse autour des loges. — Eau : abondante, sucrée, aigrelette, sans parfum marqué.
Maturité. — Commencement de novembre et atteignant aisément les derniers jours de décembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — On voulait il y a quelques années que cette poire fût identique avec celle décrite en 1839, sous le nom Délices d'Hardenpont, par feu Prévost, de Rouen. Pareille méprise, car c'en était une, eut évidemment pour cause le passage ci-après du regrettable pomologue normand :
« M. Miellez, pépiniériste à Esquermes, près Lille, cultivait il y a quinze ou seize ans [vers 1825] le Délices d'Ardenpont sous le nom Poire-Pomme. Si ce nom n'a pas l'avantage de la priorité, il a au moins le mérite d'être très-caractéristique, car aucune poire ne ressemble plus à une pomme, que celle-ci. » {Pomologie de la Seine-Inférieure, p. 83.)
Le fruit dont Prévost parlait ainsi, c'est la poire Délices d'Hardenpont d'Angers, caractérisée pages 13 et 14 de ce volume, et qui, quoique parfois maliforme, diffère cependant, surtout par son exquise saveur et sa maturité, de la présente espèce, laquelle provient de l'Allemagne, où dès 1797 le pomologue J. Y. Sickler la signalait en ces termes :
« La Poire-Pomme, variété que sa grande fertilité fait beaucoup estimer, est très-répandue dans les environs de Sacbsenburg et de Kanneburg, où généralement on la nomme Poire Rhénane. » {Teutscher Obstgârtner, t. VII, pp. 391-392.)
Observations. — L'abbé le Rerriays a décrit dans sa troisième édition du Traité des jardins, publiée en 1789, une Poire-Pomme que nous n'avons jamais pu