Poire ROUSSELON
bre. — Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux et érigés, gros et longs, bien flexueux, vert jaunâtre souvent nuancé de rouge auprès des yeux, abondamment et finement ponctués, aux coussinets saillants. — Yeux : collés contre l'écorce, moyens ou petits, coniques, ayant les écailles souvent très-disjointes. — Feuilles : nombreuses et vert clair, elliptiques ou arrondies, profondément dentées en scie, portées sur un pétiole peu long mais bien nourri.
Fertilité. — Moyenne.
Culture. — Ce poirier n'a rien de particulier dans sa végétation ; on le greffe sur franc et sur cognassier ; ses pyramides sont régulières, belles et touffues.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne et parfois moins volumineuse. — Forme : ovoïde fortement ventrue dans toute sa partie inférieure et quelque peu étranglée près du sommet. — Pédoncule : assez court, mince, non arqué, vertical, inséré dans une large cavité à bords inégaux mais
généralement peu profonde. — Œil : grand ou moyen, ouvert, presque saillant.
— Peau : jaune d'ocre, très-luisante, semée de petits points gris-roux, maculée de même aux extrémités du fruit et carminée sur la partie frappée par le soleil. — Chair : blanc jaunâtre, mi- fine et mi-cassante, granuleuse auprès des loges.
— Eau : rarement abondante , sucrée , douceâtre , plus ou moins parfumée , assez délicate.
Maturité. — Commencement de février et pouvant aisément se prolonger jusqu'en avril.
Historique. — Cette poire, dont les qualités natives ont diminué sensiblement depuis sa propagation, est un gain du major Esperen, de Malines (Belgique). Elle a mûri pour la première fois en 1846, un an avant la mort de ce personnage. Son introducteur dans les pépinières françaises fut en 1850 M. Dupuy-Jamain, de Paris. (Voir Revue horticole^ année 1850, p. 61.)
Poires: ROUSSETTE,