‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 579 sur 742 · S AI [SAINT- AND — AUG · texte numérisé non relu

S AI [SAINT- AND — AUG

au sommet, arqué, placé de côté à la surface du fruit. — OEil : moyeu, très-ouvert

et arrondi, sailiant. — Peau : fine et lisse, vert jaunâtre, ponctuée et striée de gris,

Poire Saint-André surtout auprès du pédoncule, bien rarement

colorée sur la face exposée au soleil. — Chair : blanc verdâtre, des plus fines et des plus fondantes , juteuse , presque exempte de granulations. — Eau : très-abondante , douce , sucrée, légèrement vineuse, délicate et fort parfumée.

Maturité. — Commencement d'octobre et dépassant ce mois très-difficilement.

Qualité. — Première.

Historique. — Dans sa Pomologie de la Seine - Inférieure , feu Prévost , pépiniériste rouennais, décrivit en 1839 cette variété (p. 70), déclara l'avoir reçue en 1829 des frontières du département du Nord et n'en pas connaître l'origine. Robert Manning, pomologue américain, fit en 1842, page 58 du Magazine of horticulture, une semblable déclaration, mais qui cependant nous éclaire un peu sur la provenance, du poirier Saint- André : « lime fut envoyé en 1834 ou 1835 — dit-il — « par MM. Baumann, arboriculteurs français à Bollwiller [ près Colmar, Haut-Rhin] ; « toutefois leur Catalogue ne mentionne pas qu'il ait été gagné chez eux. » Quelques années plus tard (1847) Hovey, autre pomologue des États-Unis, étudiant à son tour cette même poire dans le tome Ier de ses Fruits of America (p. 79), reproduisit les renseignements déjà donnés sur elle par Manning, puis demanda si les Belges n'en seraient pas les obtenteurs? Je dois répondre non, puisque Alexandre Bivort, directeur des pépinières de la Société Van Mons, et l'écrivain arboricole le plus accrédité de la Belgique, affirmait en 1851 « qu'il ignorait complètement le « lieu de naissance de ce très-bon fruit. » {Album de pomologie, t. IV, p. 122.) De ces diverses assertions on doit donc conclure que la poire Saint- André était encore très-peu répandue en 1829 et qu'elle eut, sinon pour obtenteurs, du moins pour primitifs et principaux propagateurs, les frères Baumann, célèbres pépiniéristes décédés depuis une vingtaine d'années. J'ajouterai, quant au nom de ce poirier, qu'il ne me paraît pas justifié par la maturation des produits, qui loin d'atteindre le 30 novembre, date de la Saint- André, gagne même rarement la fin d'octobre.

Poire SAINT-AUGUSTE. — Synonyme de Beurré Diel. Voir ce nom.

Page 1