S AI [SAINT-GERMATN TIL
Poire Saint-Germain du Tilloy.
faiblement éloignés du bois, petits, ovoïdes, aigus, aux écailles mal soudées. — Feuilles : assez grandes, ovales-allongées, souvent arquées et canaliculées, à bords régulièrement et finement dentés, à pétiole court, épais et rigide.
Fertilité. — Remarquable.
Culture. — Ce poirier n'a rien d'exceptionnel dans sa végétation ; il est doué d'une vigueur convenable et fait d'assez jolies pyramides.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de ia moyenne et parfois moins volumineuse. — Forme :
conique-allongée ou cylindro-conique fortement obtuse, souvent quelque peu contournée dans son ensemble et plus ou moins étranglée vers les deux tiers de sa hauteur. — Pédoncule : assez long, gros, renflé aux extrémités, arqué, légèrement oblique et inséré dans une dépression rarement prononcée mais dont l'un des bords est presque toujours bien mamelonné. — Œil : grand et très-ouvert, arrondi, saillant ou à peine enfoncé. — Peau : faiblement rugueuse, jaune d'or nuancé de jaune olivâtre, couverte de points et de mouchetures grisâtres habituellement assez squammeuses, maculée de fauve autour du pédoncule et plus ou moins lavée de roux-cannelle sur le côté de l'insolation. — Chair ; blanche, juteuse, mifine et mi-fondante, contenant au centre quelques fortes pierres. — Eau : abondante, sucrée, vineuse, acidulé, douée d'un arôme fort savoureux.
Maturité. — Depuis la mi-octobre jusqu'aux derniers jours de novembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Ce Saint-Germain est un des meilleurs fruits d'automne, pourtant on le trouve très-difficilement , même chez les principaux pépiniéristes. Cela tient sans doute à sa localisation presque exclusive, depuis un demi-siècle environ, dans l'école fruitière du Jardin des Plantes de Paris. C'est de là que je l'ai tiré vers 1835. Tout me porte à croire qu'il provient de quelqu'un des anciens établissements arboricoles de notre département du Nord , où jadis il en exista de très-importants, et surtout où l'on rencontre deux bourgs du nom de Tilloy, qu'on lui a donné. M. le professeur Decaisne l'a décrit en 1859 dans son Jardin fruitier du Muséum (t. II) ; il l'appelle simplement Poire du Tilloy, mais constate ensuite que sur le Catalogue du Muséum cette variété était inscrite, dès 1824, sous le n° 772 et le nom Saint-Germain du Tilloy, qu'alors nous lui conservons.
Observations. — En étudiant, page 205 de notre tome Ier, le poirier Belle- Julie , nous avons dit qu'il ne saurait être réuni , comme on l'a pensé , au