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de roux, marbrée de même autour de l'œil et du pédoncule. — Chair : blanchâtre, fine, ferme, cassante, non pierreuse. — Eau : abondante, douce, assez sucrée, peu savoureuse, légèrement musquée.
Maturité. — Commencement de mars et se conservant jusqu'en mai.
Qualité. — Deuxième pour le couteau, première comme fruit à compote.
Historique. — Voici dans quels termes M. Barthère aîné, pépiniériste à Toulouse et propagateur de cette poire, en fit connaître, les 4 et 18 novembre 1862, la provenance à M. de Liron d'Airoles, un de nos pomologues :
« Dans mes voyages pour mes plantations de jardins, j'ai — lui écrivait-il — l'habitude de demander de toute part si l'on sait quelque bonne variété de poirier venue de semis. En 1845, au mois de septembre, me trouvant dans les environs de Calmont (Haute-Garonne), on m'indiqua qu'il devait s'y trouver un gros poirier, variété d'hiver.... On me conduisit devant un poirier venu de semis au milieu d'une haie : il pouvait avoir de 1 o à 20 ans et il était menacé d'être arraché, ainsi que la haie. On m'en donna des fruits et des rameaux, et je le multipliai chez moi, où il a fructifié en 1856.... Mes souvenirs ne me permettent plus d'indiquer d'une manière précise le lieu où cet arbre était situé.... » (Notices pomologiques, 1862, pp. 30 et 31.)
La Tardive de Toulouse, ou Duchesse d'Hiver, s'est répandue assez généralement depuis 1859, et l'on a même fait quelque tapage autour d'elle. Les uns ont exagéré son mérite ; les autres ont refusé de lui en reconnaître aucun. Selon moi, ce fruit ne vaut guères que pour la cuisson ; sa grosseur, sa longue garde, semblent néanmoins devoir le recommander. Cru, sa qualité varie beaucoup ; dans mes pépinières, il se montre habituellement de second ordre comme poire à couteau. Voilà tout ce que j'en puis dire de plus favorable.