Poire THOMPSON
Synonymes. — Poires : 1. Vlf.sembeilk (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 18G3, t. V). — 2. Van Mons [à Dijon] (Ccmgrès pomologique, Pomologie de lu France, 1865, t. III, n° 150).
Description de l'arbre* —
Bois : fort. — Rameaux : peu nombreux, étalés, gros, longs et légèrement coudés , habituellement assez cotonneux, brun verdâtre , souvent lavés de rouge à leur partie supérieure , ayant les lenticelles larges, abondantes, et les coussinets saillants. — Yeux :
moyens ou petits, coniques, pointus, duveteux, faiblement éloignés du bois. — Feuilles : ovales-allongées, planes ou quelque peu canaliculées , cotonneuses , à bords à peine denticulés, à pétiole épais et assez long.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Sa vigueur n'a rien d'excessif ; la croissance de l'écusson est ordinaire ; les pyramides sont généralement convenables, quel que soit le sujet sur lequel on ait greffé ce poirier.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne et quelquefois plus volumineuse. — Forme : ovoïde fortement bosselée et souvent légèrement allongée. — Pédoncule : court, arqué, bien nourri, renflé à son point d'attache, vertical ou oblique, inséré dans une cavité de dimensions variables mais dont les bords sont toujours fort inégaux. — Œil : moyen, mi-clos ou fermé, faiblement enfoncé. — Peau : assez épaisse, jaune clair et verdâtre, finement ponctuée de gris, marbrée, tachée et réticulée de roux, largement maculée de même autour du pédoncule. — Chair : blanchâtre, fine, aqueuse, fondante, rarement bien granuleuse. — Eau : fort abondante , sucrée , douce , possédant un parfum délicieux rappelant assez bien celui de la rose.
Maturité. — Vers la mi-octobre et se prolongeant jusqu'en novembre.
Qualité. — Première.
Historique* — Il paraît certain, aujourd'hui, que ce poirier, dédié à l'un des arboriculteurs anglais les plus connus par ses écrits, sort des semis, ou tout au moins des pépinières dont Yan Mons, en 18i9, dut transporter le siège de Bruxelles à Louvain. Alors ce dernier distribua de tous côtés un grand nombre de greffes et d'égrasseaux. La Société horticulturale de Londres ne fut pas oubliée, et Thompson, directeur de son Jardin fruitier, a relaté le 7 septembre 1863, dans une lettre écrite