TRI
en 1837 ou 1844, comme on l'a erronément avancé dans quelques Pomologies. Bouvier, qui était membre du Comice horticole d'Angers, nous envoya dès 1845 des greffes de cette variété, et nous en marqua l'âge exact. La date que nous indiquons est bien la même, au reste, que celle précisée par M. Alexandre Bivort en 1847, dans son Album de pomologie belge (t. I, p. 26). On se trompadonc également lorsqu'on dit la poire Triomphe de Jodoigne importée dans notre pays en 1839, puisque le pied - type ne fructifia que quatre ans plus tard. Notre Comice, je crois pouvoir l'affirmer, dut être son propagateur en France ; et je vois par mes Catalogues qu'en 1846 (p. 19) elle figurait déjà dans mes pépinières, mais au rang des plus récentes nouveautés. Les erreurs ici rectifiées viennent évidemment de ce qu'on aura confondu l'historique de la poire Délices de Jodoigne, autre gain de Simon Bouvier remontant à 1826 (voir ci-dessus, p. 15), avec celui de la présente espèce. La ressemblance des noms rend, après tout, pareille méprise assez facile.
Observations. — Peu de poires sont aussi variables, pour la grosseur et la qualité, que la Triomphe de Jodoigne. On en trouve, selon les sols, de fondantes, mi-fondantes, et même d'entièrement cassantes. Comme volume, j'en ai vu qui pesaient 600 grammes, et d'autres 200 à peine. M. le professeur Decaisne rapporte [Jardin fruitier du Muséum, t. IV) qu'en 1861 la Société d'Horticulture de Paris en reçut trois qui mesuraient chacune 36 centimètres de circonférence, et dont l'une, d'après M. de Liron d'Airoles (1862, Notices pomologiques, t. II, p. 150), atteignait le poids de 965 grammes.