‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 721 sur 742 · Poire de VOLKMARSEN · texte numérisé non relu

Poire de VOLKMARSEN

Synonyme. — Poire Rousselet DE Volkmarsen (Oberdieck, Illustrirtes Handbuck der Obstkunde,

1860, t. II, p. 269, n° 123).

Premier Type.

Deuxième Type.

Description de l'arbre. — Bois : assez fort.

— Rameaux: nombreux, généralement étalés, gros et de longueur moyenne, très-coudés, brun clair verdâtre et des plus cendrés, aux lenticelles larges et apparentes, clair-semées , aux coussinets bien accusés. — Yeux: sortis presque en éperon, volumineux, ovoïdes, pointus, ayant les écailles disjointes.

— Feuilles: grandes, ovales ou elliptiques, à bords unis en partie ou faiblement crénelés, à pétiole long et bien nourri.

Fertilité. — Remarquable.

Culture. — Sa vigueur est ordinaire , ainsi que le développement de l'écusson ; il pousse convenablement sur toute espèce de sujet et fait d'assez jolies pyramides.

Description du fruit. — Grosseur : petite. — Forme : variable , elle est ou turbinée régulière et ventrue, ou complètement arrondie. — Pédoncule : court ou de longueur moyenne, rarement bien arqué, assez gros, charnu à la base, renflé au point d'attache, souvent oblique, continu avec le fruit ou implanté à fleur de peau. — Œil : grand ou moyen, très-ouvert, saillant ou faiblement enfoncé. — Peau : quelque peu rugueuse, à fond jaune clair maculé de vert , presque entièrement couverte de points roux et gris-blanc, ainsi que de larges marbrures brun-fauve. — Chair : blanchâtre, fine, fondante, aqueuse , légèrement granuleuse auprès des loges.

— Eau : abondante ou suffisante , sucrée , sans parfum bien prononcé, mais possédant une saveur aigrelette fort agréable.

Maturité. — Fin d'août et commencement de septembre.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — C'est de Berlin (Prusse) qu'en 1860 j'ai rapporté ce poirier, des plus avantageux pour le verger et l'approvisionnement des halles. Dans certaines contrées de l'Allemagne on le cultive beaucoup pour cet usage, le seul qui lui convienne bien, vu le faible volume de ses produits. Le savant pomologue Oberdieck en a recherché l'origine, mais n'a pu parvenir à la préciser d'une façon positive. Yoici la traduction du passage dont nous parlons :

« Quoique cette espèce — dit-il — mérite assez la culture, on la connaît peu, sauf dans le royaume de Hanovre, où elle est excessivement répandue. Diel, qui la regarde comme un

Page 1