Poire WILLERMOZ
Description de l'arbre. —
Bois : fort. — Hameaux : assez nombreux , étalés , gros , très-longs et bien flexueux , légèrement coton neux , vert -olive quelque peu jaunâtre , ayant les lenticelîes larges et apparentes, clair-semées, les coussinets presque aplatis et de longs mérithalles. — Yeux: écartés du bois et parfois même formant éperon, petits, ovoïdes, aigus, aux écailles renflées et disjointes. — Feuilles :
vert clair, un peu coriaces, ovales, planes ou contournées , irrégulièrement dentées sur leurs bords, à pétiole assez long, très -nourri et pourvu généralement de stipules des plus développées.
Fertilité. — Médiocre.
Culture. — On le greffe sur franc ou sur cognassier ; sa vigueur est satisfaisante et la croissance de son écusson, ordinaire; dès leur deuxième année ses pyramides ont une force et une forme très-convenables.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme: conique-allongée, à peine obtuse, plus ou moins bosselée et quelquefois faiblement voûtée à sa partie supérieure. — Pédoncule : de longueur moyenne , assez gros à son milieu, renflé aux extrémités, arqué, implanté obliquement et continu avec le fruit. — Œil: grand, arrondi, ouvert, saillant ou légèrement enfoncé. — Peau : épaisse, jaune clair, toute parsemée de petits points gris et faiblement vermillonnée sur le côté de l'insolation. — Chair : blanche, mi-cassante, pierreuse autour des loges, marcescente et devenant aisément pâteuse. — Eau : jamais abondante ni bien sucrée, généralement un peu acerbe, sans saveur ni parfum.
Maturité. — Fin de septembre et commencement d'octobre.
Qualité. — Troisième.
Historique. — A peine gagnée , cette poire dut perdre toute la qualité dont son obtenteur annonça qu'elle était douée ; le sentiment contraire serait inadmissible, en France surtout, où pomologues et pépiniéristes sont unanimes pour la déclarer mauvaise, très-mauvaise. J'ajouterai que M. Willermoz, directeur de l'École d'Horticulture d'Écully -lez-Lyon et secrétaire général du Congrès pomologique, porte sur elle ce même jugement, malgré la dédicace qu'on lui en a faite. De
provenance belge, le poirier Willermoz donna ses premiers fruits en 1848, à Geest-Saint-Remy, près Jodoigne, chez son propriétaire et parrain, M. Jlivort, nui le décrivit dès 1851 dans l'Album de pomologie (t. IV, p. 10).