‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 83 sur 742 · Poire DOYENNÉ SIEULLE · texte numérisé non relu

Poire DOYENNÉ SIEULLE

Synonyme. — Poire Sieulle (Louis Noisette, le Jardin fruitier, 1839, t. I, pp. 157-158).

Description de l'arbre. — Bois : très-fort. — Rameaux : assez nombreux , étalés et arqués vers la base de la tige, érigés à sa partie supérieure, gros et courts, peu géniculés , brun clair grisâtre , finement et abondamment ponctués , ayant les

DOY [doyenné sie]

coussinets presque nuls. — Yeux : moyens, ovoïdes, obtus, très-écartés du bois.

— Feuilles : grandes mais rarement nombreuses, d'un beau vert luisant, ovales ou

„ . „ . „. „ „ . „ ovales-allongées, faiblement

Poire Doyenne Sieulle. — Premier Type. , ° / ,

dentées ou crénelées , au

pétiole très-long, bien nourri

et dépourvu de stipules.

Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — Il prospère convenablement sur toute espèce de sujet, se développe assez rapidement et fait de superbes pyramides, qui cependant sont parfois un peu trop dégarnies de feuilles.

Description du fruit.

— Grosseur ; au-dessus de la moyenne. — Forme : passant souvent de la globuleuse légèrement bosselée mais assez régulière, à la turbinée obtuse et très -ventrue, d'un côté surtout. — Pédoncule :

de moyenne longueur, assez gros, droit ou recourbé, renflé à ses extrémités, inséré au milieu d'une large cavité plus ou moins profonde et dont les bords sont habituellement plissés et mamelonnés. — Œil : petit ou moyen , ouvert, placé dans un bassin de dimensions variables et qu'entourent de faibles gibbosités.

— Peau : épaisse, vert tendre nuancé de jaune orangé , régulièrement parsemée de points bruns, gris et roux, et de quelques petites taches fauves. — Chair : très-blanche, assez fine, demi-fondante , juteuse , presqu'exempte de pierres. — Eau : abondante ou suffisante, acidulé, bien sucrée, délicate, mais quelquefois trop dénuée de parfum.

Maturité. — Vers la mioctobre et se prolongeant souvent jusqu'au commencement du mois de décembre.

DO Y [doyenné ste] 89

Qualité. — Très-variable ; cependant plutôt deuxième que première.

Historique* — Voici dans quels termes Prévost , de Rouen , faisait connaître en 1839 l'origine de ce poirier :

« Cette variété a été livrée au commerce vers 1815; elle était alors très-nouvelle et sortait des semis de M. Sieulle (Jean-Baptiste-Clément), jardinier du duc de Choiseul, à Vaux- Praslin [près Melun]. » (Cahiers pomologiques, n° 1, p. 46.)

Toutefois, selon le témoignage de Louis Noisette, ce Doyenné n'aurait pas été semé par Sieulle, mais seulement trouvé par lui à l'état de sauvageon :

« L'un des MM. Sieulle — dit-il — très-habile jardinier à Praslin, a remarqué cette poire dans une campagne où on ne lui connaissait pas de nom. L'ayant jugée fort bonne, il l'a signalée, en a distribué des greffes, et ses confrères se sont fait un devoir de la nommer Poire Sieulle. » (Le Jardin fruitier, édition de 1839, t. I, pp. 157-158.)

Observations. — Il est fort rare que le Doyenné Sieulle atteigne la fin du mois de décembre ; aussi ne saurions-nous lui accorder, comme on l'a fait dans quelques Catalogues et dans quelques Recueils pomologiques, de se conserver jusqu'en mars. Jamais ce fruit, qui se mange dès le milieu d'octobre, ne saurait, en France, se garder au fruitier pendant cinq ou six mois.

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