DUC [DUC NEM — ORL
Description du fruit. — Grosseur : habituellement considérable et parfois moins volumineuse que le type ici figuré. — Forme : turbinée-allongée , assez obtuse et assez ventrue, un peu étranglée près du sommet, qui est légèrement mamelonné. — Pédoncule : de longueur moyenne, bien nourri, arqué ou non arqué, charnu à la base, généralement inséré de côté et à fleur de chair. — Œil : grand, régulier, ouvert, presque saillant. — Peau : mince, jaune verdâtre clair, uniformément parsemée de points gris et de points roux, souvent tachetée de fauve, mais rarement carminée sur la face qui regarde le soleil. — Chair : blanche, fine, fondante, juteuse, non pierreuse. — Eau : fort abondante, sucrée, légèrement acide, délicieusement parfumée.
Maturité. — Courant d'octobre et commencement de novembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Yan Mons fut l'obtenteur de ce fruit; il provenait de sa pépinière de Louvain (Belgique) et remonte environ à 1825. Longtemps localisé à Louvain et à Jodoigne, on ne l'a nommé et propagé qu'après la mort de son auteur, ainsi qu'il résulte du passage ci-dessous, extrait d'une publication belge :
« Cette poire a été envoyée à Simon Bouvier [de Jodoigne] par Van Mons en 1831, sous le n° 1660; mais c'est seulement en 1 846 que Bouvier lui a donné le nom de Duc de Nemours, ce prince étant alors protecteur de la Société d'Horticulture de Rouen, dont Bouvier était membre honoraire. » (Alexandre Bivort, Album de pomologie , 1847, t. I, p. 48.)
Le nom Duc de Nemours, aujourd'hui partout appliqué à ce poirier, n'est pas le premier qu'il ait porté, puisqu'en 1845 nous greffions un Beurré Noisette que bientôt nous reconnûmes identique avec la variété dédiée par M. Bouvier à l'un des fils du roi Louis-Philippe. D'où provenait ce Beurré?... De Paris. Yan Mons, fort prodigue de ses nouveaux gains, l'y avait adressé inédit, dès 1833, au pomologue Poiteau , avec autorisation de le baptiser. Or, ce dernier le consacra à l'un de ses amis, le pépiniériste Noisette, puis le décrivit sous cette dénomination, en 1834, dans sa Notice sur la théorie Van Mons (page 53). Évidemment M, Bouvier ignorait ce fait lorsqu'en 1846 il dota le poirier Noisette d'un surnom princier. Le seul blâmable fut donc Yan Mons, qui toujours aurait dû nommer les variétés sorties de ses semis, avant d'en distribuer des sujets ou des greffes.
Observations. — Rappelons ici ce que nous avons dit page 588 de notre tome Ier, à l'article du Colmar Navez : qu'il ne faut pas confondre la poire Duc de Nemours avec ce Colmar, non plus qu'avec la variété Louis Bosc; ce sont effectivement trois fruits supposés identiques à leur apparition, mais jugés depuis fort différents.
Poire DUC D'ORLÉANS. — Synonyme de poire Maréchal de Cour. Voir ce nom.
Poire DUCHESSE. — Synonyme de poire Duchesse d'Angoulême. Voir ce nom.
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