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pesantis; l’air ne pouvant passer facilement par les ouvertures du nez, on est obligé de respirer par la bouche; il s’écoule par les narines des mucosités filantes, âcres, qui irritent la peau du pourtour du nez et celle des lèvres : on éternue très-souvent dans le principe de cette affection, parce que l’inflammation a rendu la membrane muqueuse si sensible, que le contact de l’air l’irrite et provoque l’éternuement. Après avoir fait éprouver à son début de l’embarras, de la démangeaison, de l’éternuement, des douleurs frontales, l’irritation diminue; les matières qui s’écoulent sont moins âcres, mais 'l’engorgement dure toujours. Vers le sixième ou le septième jour, on commence à moucher à pleines narines des mucosités épaisses et qui n’ont plus aucune âcreté, et au bout de neuf ou dix jours la maladie est terminée.

Telle est la marche du coryza chez une personne bien constituée, quand il n’est compliqué d’aucune autre affection. Mais il arrive assez fréquemment que l’inflammation qui n’occupait d’abord queles fosses nasales s’étend insensiblement dans l’arrière-gorge, puis dans le canal de la respiration, puis enfin dans les pourrions. On dit alors que le rhume de cerveau est tombé dans le gosier, dans la poitrine : d’autres fois l’inflammation attaque tout à la fois et dès le principe les narines, le gosier et les poumons. Chez quelques personnes, lec atarrhe nasal est produit et entretenu par un catarrhe pulmonaire ou irritation du canal de la respiration. Dans tous ces cas , le coryza est de peu d’importance, et l’on doit s’occuper principalement du catarrhe des poumons. ( V. Catarrhe pulmonaire. ) Chez d’autres, il peut être entretenu par une irritation de l’estomac, par la présence d’un corps étranger dans les narines , ou une ulcération de ces parties.

Lorsque la cause qui a produit le coryza est permanente, celui-ci peut durer beaucoup plus long-temps que cela n’arrive ordinairement, et passer à l’état chronique; c’est ce que l’on voit arriver sous l’influence continuelle du froid des pieds ou de la tête. Le coryza qui a été provoqué par des gaz irritans , des odeurs fortes, ne dure en général que trè^rpeu de temps.

Cependant il peut aussi se communiquer à la poitrine , mais moins souvent que lorsqu’il est produit par le froid.

Le traitement se réduit à peu de choses dans la plupart des cas , lorsqu’il n’est pas lié à l’irritation d’un autre organe. Il suffit, pour l’ordinairé, d’éviter le froid, d’inspirer par le nez des vapeurs émollientes ou même d’eau pure, et de se vêtir chaudement. Mais si le coryza débutait avec violence , qu’il produisît des éternuemens accompagnés de mucosités sanguinolentes, de violens maux de t^te, de fièvre, il ne faudrait pas

l’abandonner à lui-même. Dans ces cas , 3 ou 4 sangsues appliquées à l’ouverture des narines, font assez bien avorter l’inflammation et préviennent souvent la congestion du cerveau. Les bonnes femmes conseillent de mettre du suif entre les sourcils et sur les narines, mais ce moyen ridicule est de la plus complète inutilité : on prend en même temps des boissons émollientes , on se met à un régime doux et léger, on s’abstient de vin, de café et de toutes liqueurs spiritueuses. Les bains depieds'chauds sont avantageux. Si le coryza est lié à l’irritation de quelque autre organe, on doit s’occuper du traitement de cette affection. S’il est entretenu par une altération organique du nez, telle qu’un polype, un ulcère, par un mal de dents, il faut traiter ces maladies par les moyens particuliers qui leur conviennent.

COUP DE SANG DU CERVEAU. On appelle coup de sang un transport, une irruption de sang vers le cerveau. Cette affection doit être considérée comme un commencement d’apoplexie ou comme un des premiers degrés de cette maladie. Les causes et le traitement sont les mêmes. (V. Apoplexie. )

COUP DE SANG DE LA LANGUE. Irruption de sang dans . cet organe. Tout à coup et sans causes connues, la langue se gonfle considérablement, et se développe tellement en longueur et en largeur que les individus sont quelquefois menacés de suffocation. Lorsque la tuméfaction est peu considérable, onse contente dé faire prendre des bains de pieds , des gargarismes émolliens, des Iavemens purgatifs. Si elle est considérable, qu’il ÿait danger de suffocation , il faut en outre appliquer des sangsues au nombre de i5 ou 20 sur la langue, pratiquer une saignée de bras,quelquefois même faire des incisions profondes dans le tissu de la langue.

COUP DE SANG DES POUMONS. Irruption de sang vers ces organes, que l’on reconnaît aux signes suivans : on éprouve un sentiment rapide d’oppression, de gêne considérable de la respiration, qui est courte et accélérée. Ondistingue cette maladie de la pleip-ésie ou de la pneumonie, en ce qu’il n’y a pas de douleurs de côté , comme dans ces deux dernières affections.

Le traitement e st de la même nature que celui de l’apoplexie, c’est-à-dire que l’on a recours aux saignées de bras, à l’application des sangsues sur la poitrine , aux bains de pieds , aux Iavemens purgatifs, aux sinapismes appliqués aux pieds et aux jambes. Tous ces moyens doivent être employés avec la plus grande célérité.

COUP DE SOLEIL. L’exposition à l’ardeur du soleil peut donner lieu à divers accidens, entre autres à l’inflammation 4e

la peau connue sous le nom d’érysipèle ( V. Érysipèle ),et à, l’apoplexie lorsque les rayons du soleil tombent sur la tête. ( V. Apoplexie. )

COUPEROSE. On appelle ainsi des boutons peu étendus qui se manifestent sur la peau du visage, du nez et du front; ils sont environnés d’un cercle plus ou moins rosé, ce qui donne à ces parties une teinte d’un rouge foncé , quelquefois d’un rouge de feu, suivant que les individus ont la peau brune ou blonde. Cette maladie ou plutôt cette incommodité a la plus grande analogie avec les dartres, aussi nous renvoyons à cet article pour ce qui concerne le traitement. ( V. Dartres. ) '

COURBATURE [gastro-entérite à fin faible degré). C’ést ainsi que l’on nommé une indisposition caractérisée par les symptômes suivans : on éprouve un malaise général, des lassitudes dans tous les membres, une sensation de brisement dans les muscles, delà difficulté et de la lenteur dans les mouvemens, de l'insomnie, de l’inappétence, de la soif, de l’abattement. II y a chaleur , sécheresse de la peau ou sueur.

Il est évident que ces premiers symptômes sont ceux de la fièvre gastrite ou de la gastro-entérite , c’est-à-dire de l’irritation dè l’estomac à un faible degré; car cette maladie débute par les mêmes symptômes que celle que l’on nomme improprement courbature.

Cette affection se développe sous, l’influence des mêmes causes que la gastrite; ainsi les exercices violens, le froid, les écarts de régime , le3 veillées prolongées, la suppression de la transpiration, d’une évacuation habituelle, etc., sont les causes ordinaires des premiers degrés delà courbature, ou, ce qui est la même chose, de la gastrite.

Tant que la gastrite n’est encore qu’au degré qu’on nomme courbature, elle est de peu dfimportance. Le repos du lit, l’usage des boissons émollientes , telle que l’eau de gomme, celle de guimauve , de bouillon blanc , d’orge , de violette, là tisane de pommes, etc., suffisent ordinairement pour la dissiper au bout de deux ou trois jours. Cependant il n’en est pas constamment ainsi , car l’irritation, de légère qu’elle était, passe quelquefois à un degré plus élevé , et constitue une véritable gastrite accompagnée de tous les signes de la fièvre.

Pour éviter ce résultat, il ne faut pas que les personnes atteintes de ce qu’elles appellent courbature aient recours aux boissons échauffantes, à l’eau-de-vie, aux sudorifiques , comme le fpnt certaines personnes qui croient faire sortir de cette manière ce qu’elles appellent une sueur rentrée, ou rétablir leurs forces abattues. C’est le moyen le plus infaillible d’augmenter l’irritation commençante de l’estomac, et qui se serait arrêtée

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