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les préparer, pag, i$6.) Ce moyen est utile ^ surtout quand il coïncide avec l’emploi d’une des pommades soufrées, indiquées ci-dessus ; les bains sulfureux pris à la source conviennent également bien , et sont même préférables aux bains artificiels.

Lotions sulfureuses. On les prépare avec le foie de soufre l’eau et un peu d’acide sulfurique. ( Voyez, pour la préparation et la manière d’employer ces lotions, pag. ij,2. ) Ces lotions , employées presque exclusivement dans les armées, sont un des moyens les plus efficaces et les plus expéditifs pour obtenir la guérison radicale de la gale. Le terme moyen de la duréedu traitement par ce procédé est de huit à douze jours.

On peut encore employer d’autres lotions contre la gale, dont nous avons parlé pag. 1^5; mais elles sont moins sûres ■que la préparation que nous venons d’indiquer.

Lorsque la gale est accompagnée d.’inflammation vive de la peau, on suspend l’emploi des sulfureux et on a recours 'au traitement émollient. Lorsque ensuite l’irritation est apaisée, les moyens qui paraissent le mieux réussir sont les bains sulfureux. Chez les vieillards, lorsque la gale a profondément altéré le tissu de la peau , après avoir employé quelques bains sulfureux pour la nettoyer, on peut avoir recours aux fumigations de soufre, si les personnes jouissent d’assez d’aisance pour pouvoir en faire les frais. On rend ces fumigations émollientes par l’addition d’une petite quantité d’eau.

Lorsque, les malades sont guéris de la, gale , il est bon qu’ils fassent usage de bains tièdes pendant une ou deux semaines; ils doivent aussi avoir la précaution de ne pas se servir de nouveau de leurs vêtemens, surtout de ceux de laine, avant de les avoir désinfectés, soit en les exposant au grand air, soit mieux encore à la vapeur du soufre. En un mot tous les soins de propreté doivent, autant que possible, être mis en usage pour éviter les récidives de la gale.

GANGRÈNE. On appelle gangrène la mort des parties survenue à. la suite d’une violente inflammation. Les causes de la gangrène sont toutes les substances irritantes, corrosives, caustiques, brûlantes, capables de déterminer une inflammation telle, que les tissus qui en sont le siège se trouvent désorganisés, frappés de mort, et se séparent des parties saines. Les plus fréquentes de ces causes sont le froid très-rigoureux, la brûlure par le feu, les acides ou d’autres caustiques , -les plaies, les fractures, surtout lorsqu’il y a contusion du membre, la morsure de certains animait?, certaines ioflamma-

tions particulières de la peau, telles que le charbon, la pustule maligne, etc. On appelle escarre la gangrène qui n’atteint que la peau ; par exemple , les croûtes produites par la brûlure sont une yéritable gangrène de la peau; et on nomme sphacèle la gangrène de tout un membre.

Puisque la gangrène est le résultat d’une inflammation , il est évident que, pour borner la gangrène, il faut borner l’inflammation; or, les moyens propres pour atteindre ce but consistent dans des lotions, des bains, et surtout des cataplasmes émolliens appliqués sur les parties malades. On doit éviter en même temps l’usage intérieur des alimens trop substantiels et trop échauffans, et de toute espèce de boissons spiritueuses et stimulantes. Si les membres étaient menacés de gangrène par suite de congélation, on ferait des frictions successivement avec la glace pilée , l’eau froide , l’eau dégourdie, chaude. Si on débutait par la chaleur, les memhres gelés seraient infailliblement frappés de gangrène. Lorsque les parties gangrénées se sont détachées, on panse la plaie avec de la charpie fine enduite de cérat, ou bien on la recouvre avec une compresse fine. Si lai plaie était blafarde, indolente , on l’exciterait légèrement par l’application de quelques médicamens toniques, par un peu de vin étendu d’eau, une décoction de quinquina, etc.

Lorsque la gangrène ne peut être bornée, et qu’elle étend ses ravages, malgré toutes les précautions et tous les soins que l’on a pris, on est obligé d’avoir recours à un chirurgien pour retrancher avec le fer les parties gangrenées ; il serait même convenable d’avoir recours à un médecin dès le commencement de cette affection.

Les vieillards sont quelquefois attaqués de gangrène à l’extrémité des pieds et des mains, sans cause extérieure appréciable : on l’appelle gangrène sénile ou des vieillards ; elle paraît être produite par la lenteur de la circulation du sang vers les extrémités. On doit la traiter à l’extérieur par les applications émollientes, et à l’intérieur par le quinquina, auquel on associe 2 ou 5 grains d’opium, pour être pris dans les vingt-quatre heures. Il est également prudent de s’éclairer dans cette maladie des lumières d’un homme de l’art. Nous devons en dire autant de la gangrène produite par l’usage du seigle ergoté.

GASTRALGIE et GASTRODYNIE. Crampe d’estomac, douleurs d’estomac. Les auteurs de médecine donnent le nom de gastralgie à des douleurs que l’on ressent dans l’estomac , et qui seraient, suivant eux, indépendantes de l’irritation ou de l’inflammation de ce viscère. Cette affection n’est pas res-

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sentie de k feêdi’é thàniëfe jj'âi* tous lffs individus. Dans béâiicoüp 'd'ë Cd's , et belA à lié à surtout chez lés feifcmés, les malades éprouvent dés b'esàïfts t|üi sitnuielit la faim , ils se plaignent de tiràiilëméiis d’èstbixiàc , de faiblesse générale; d’autrès éprouvent un sentiment d’ardeur, de Brûlure naissant dans l'estomac , et se propageant le long de i’desophage jusqu’à la gorge; quelques-uns se plaignent d’une sensation obscure de Chaleur; de douleur, de pesanteur, ët quelquefois de gonflement dans la région de restdihâc. Lorsque la douleur ne sé manifeste qu’à dés întervàUës plus ou moins éloignés , et ateç iine grande violence, où lui donne plus particulièrement le nom de crdthpe d’estomac, La gastralgie petit être uiiie au pica ou aberration du goût ( Y./ce mot) , a bne faim excëssiverribnt irisatiable ; où enfin à la difficulté et à la lentëur des digestions.

Cëtte malàdié dépend toujours d’une irritation chronique siégeant sur un Ou plusieurs points de l’ëstomac; et si les phénomènes qüi en résultent diffèrent dë ceux que présentent lès gastrites chroniques lés plus communes , cette différence dépend d’une infinité de Conditions de tempérament, de constitution et de sensibilité individuelle qu’il n’ est pas toujours possible de saisir.

Le traitement de celte affection consiste principalement ètt un régime alimentaire convenable. Les viandes blanches, les fécules, les bouillons maigres, le laitage, lés compotes de fruits, sont des àljmèns dont la digestion est souvent assez facile. La boisson habituelle se composera d’eau simple, si lé malade ÿ consent , oii d’eau roupie avec du vin viëüjî. Les personnes qui ne veulent pas se passer de prendre du café mêleront cette liqueur avec du lait, ou aü moins ellès lé feront fàifë extrêmement faible. Dans quelques cas où la susceptibilité de l’estomac est extrême, on est obligé dë tenir les malades, pendant des semaines et mêmes des mois, exclusivement à l’usagé dù lait d’âhësse, du lait de vache coupé avec de l’èdu sucrée , d’eau gommée et sucrée, de panades très-claires., etc. Si les malades éprouvent dés besoins, dés tiraillèmèns , une faim excessive , ils se garderont d’ingérer de grandes quantités d’aliméhs , quelque bien-être qu’ils eu éprouvent : ce sont là des besoins factices , sans cesse reriaissàns, qu’il faut tromper et non satisfaire. (Y. Boulimie.) Une boisson prise en abondance , des fruits aqueux, du lait coupé avec de l’eau , ou une infusion tres-ïégëre de thé, quelques cuillerées d’eau de menthe, un peu d’eau de fleurs d’oranger dans un verre d’eàu , remplacent alors avec avantage les alimens.

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