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C’est la connaissance des maladies externes, disons-nous, qui a conduit à celle des internes. En effet, les inflammations externes sont ordinairement accompagnées de quatre principales circonstances qui caractérisent ce qu’on nomme le phlegmon , savoir : douleur, tumeur , chaleur, rougeur .
Cependant il peut y avoir absence de quelques-unes de ces circonstances, sans qu’il y ait pour cela absence d’irritation.
On appelle irritation le surcroît d’activité survenu dans les parties qui en sont le siège,
Pour peu que celte irritation soit intense, elle excite des troubles dans des parties plus éloignées, à moins que cette irritation n’ait son siège dans une partie peu sensible et qui ait peu de sympathies avec d’autres organes.
Ces troubles sont de plus d’un genre ; mais il en est une espèce que l’on rencontre plus souvent que les autres sous l’influence d’une irritation ou d’une inflammation : c’est la fièvre.
La fièvre n’est jamais qu’un des symptômes d’une inflammation locale soit externe, soit interne.
IJn panaris, un furoncle, une ophthalmie, une angine et d’autres phîegmasies externes produisent souvent la fièvre; cependant jamais on n’avait regardé la fièvre que comme un symptôme accessoire des inflammattons locales.
Mais les auteurs avaient fait de la fièvre une maladie sui generis, autrement dite essentielle, lorsqu’ils avaient perdu de vue le siégé de l’inflammation qui donnait lieu à ce symptôme.
L’analogie aurait pourtant dû faire présumer que ces fièvres étaient produites par la même cause que les précédentes, c’està-dire par une inflammation locale. Il s’agissait donc de déterminer le siège de ces fièvres dites essentiellles.
On est parvenu à découvrir que ce siège était la membrane muqueuse du tube intestinal , particulièrement celle de l’estomac et des intestins grêles.
L’autopsie cadavérique a prouvé sans réplique la vérité de cette assertion.
Lorsque les malades succombent aux fièvres dites essentielles, et que dès ce moment nous appellerons des. gastrites ou des gastro-entérites, le canal 'intestinal présente constamment des traces d’inflammation.
La fièvre produite par l’irritation de la membrane muqueuse intestinale peut revêtir des milliers de nuances différentes, tellement qu’il serait difficile de rencontrer absolument la même nuance chez deux individus.
Mais ces diversités de formes ou de nuances ne sont point un signe d’une affection de nature différente; elles ne sont que l’efiet du degré de l’inflammation qui réveille des sympathies