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plus ou moins nombreuses, suivant la constitution, l’âge et
l’irritabilité du sujet.
Les auteurs avaient donné différens noms à ces nuances de la fièvre dont ils faisaient autant de maladies particulières , parce qu’on était accoutumé à donner un nom de maladies à un groupe déterminé de symptômes. Ainsi, il y avait des fièvres inflammatoires , bilieuses, muqueuses, malignes, adynamiques, ataxiques, etc. Or ces fièvres ne sont que des gastrites ou des gastro- entérites de différens degrés , chez des sujets sanguins, bilieux, lymphatiques , nerveux, etc.
Des diverses membranes dont est composé le tube intestinal, la muqueuse est la plus susceptible d’inflammation.
Elle est l’organe d’un sens très- vif, chargé d’annoncer l’appétit, la soif, et de secréter un suc nécessaire à la digestion.
Elle influence très-facilement les autres organes , comme elle est facilement influencée par eux.
Que la muqueuse gastrique et intestinale soit le siège le plus fréquent de l’irritation , c’est un fait indubitable qu’il est facile d’expliquer par les causes nombreuses qui agissent sur cette membrane. En effet elle est excitée :
1*. Par le sentiment de la faim et de la soif.
2°. Par les ingesta de toute espèce.
5°. Parles agens mécaniques , coups, contusions, etc.
4°. Par les émanations transmises par Pair.
5°. Par les circumfusa, froid, chaleur , humidité , lumière, électricité.
6°. Par les affections morales.
On divise la gastrite et la gastro-entérite en aiguës et en chroniques.
Symptômes de la gastrite aiguë. Quelquefois elle débute lentement , puis fait tout à coup des progrès rapides , ce qui arrive surtout quand elle est consécutive à une ancienne irritation sur laquelle elle vient pour ainsi dire se hanter. D’autres fois elle se manifeste dès le début avec tous ses symptômes.
Le malade se plaint d’abord d’un malaise général , de chaleur, de froid , de fatigue, de douleur de tête. Quand il y a frisson, il se fait surtout sentir le long du dos et des membres. Quelquefois pèndieulations au moment du début. Si l’irritation augmente , la région épigastrique devient sensible sous la pression et même sans pression : ardeur vers cette mêrnè région ; soif plus ou moins intense , désir des boissons rafraîchissantes. A un degré plus élevé, les douleurs sont plus vives, le malade vomit, la déglutition devient difficile ; alors l’irritation estparvenue au degré inflammatoire. La douleur ne répond pas
toujours à l’estomac, mais on !a rapporte tantôt vers le foie, la rate , ou vers quelque partie de la poitrine , etc.
Les sympathies organiques se manifestent par la rougeur de la langue , surtout à sa pointe. La bouche est sèche , ainsi que toutes les ouvertures des muqueuses, le voile du palais est rouge, la conjonctive s’enflamme, la peau partage l’état des muqueuses, elle est sèche et brûlante; quelquefois elle est unpeuhalitueuse, mais ce n’est qu’au début de la maladie , ou bien lorsquelle est compliquée de catarrhe ou de pneumonie. Augmentation de la sécrétion de la bile et du suc pancréatique; appel des fluides vers les parties irritées, de manière que rien ne passe plus par le bas.
Sympathies de relation. Douleurs dans diverses parties du tronc , dans les muscles , dans les articulations ; quelquefois convulsions de ces muscles. Céphalalgie , principalement vers la région susorbitaire et temporale , vers la partie postérieuré de la tête. Il peut y avoir délire , rêvasseries, lésion des fonctions des sens, suivant le degré de la maladie.
Causes. Tous les ingesta stimulans, tels que les boissons alcoholiques , les substances aromatiques , celle de difficile digestion , les irritans , les médicamens, les poisons, la faim, la soif, le passage subit du chaud au froid, ou du froid au chaud; une irritation même extérieure qui se répète sympathiquement sur la muqueuse de l’estomac; le transport d’une autre irritation sur cet organe ; une irritation lente que le sujet portait depuis long-temps, quelquefois sans s’en douter; la fatigue, les affections de l’âme trop vives, telles que la colère, l’excès du plaisir ou de la douleur , une tristesse profonde et continuée» Toutes ces causes agissent avec plus ou moins d’énergie , suivant le tempérament, la prédisposition et le degré de sensibilité des individus.
Pronostic. La gastrite qui suceède à une irritation lente et ancienne est plus dangereuse que celle qui se développe chez un sujet qui n’en a pas encore été atteint. S’il n’y a pas érosion ou altération dans la structure des tissus, le prognostic est plus favorable. La nature la dissipe quelquefois par ïe moyen d’une crise , mais cela est rare ; l’art au contraire la déplace facilement. II peut survenir des douleurs atroces accompagnées de convulsions violentes, de vômissemens continuels ; c’est ce que les auteurs ont appelé le choteramorbus. C’est le plus haut degré de la gastro-entérite. A ce degré elle est dangereuse.
Traitement. L’eau est quelquefois un stimulant trop fort, l’estomac la rejette: mais cela n’a Jieu qu’à un très-haut degré. Diète sévère. Si le malade rejette les boissons, on ne lui en donnera que par petites cuillerées. On commencera d’abord