‹ Dictionnaire de santé ou vocabulaire de médecineChapitre 7 sur 106 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

sera simple et frugale, mieux la mère et l'enfant s’en trouveront.

AGE CRITIQUE. Lorsque l’époque de la puberté arrive, il s’établit chez la femme un écoulement sanguin qui repayait ensuite tous les mois dans l’état de santé , excepté pendant la grossesse et l’allaitement , jusqu’à ce qu’elle cesse d’être apte à la génération. C’est au temps où cette interruption complète du flux menstruel arrive que l’on a donné le nom d’âge critique . Cette époque arrive ordinairement vers l’âge de quarante-cinq ans dans nos climats; mais le genre de vie, la constitution individuelle peuvent souvent avancer de beaucoup ou retarder cette époque. En général plus l’apparition des règles aura été précoce, toutes choses égales d’ailleurs, plus cette fonction sera interrompue de bonne heure. Dans certains pays où les femmes sont réglées à l’âge de dix ou onze ans, elles cessent -de l’être vers celui de trente-cinq à quarante * et ainsi de suite. Dans les grandes villes, où la soi-disant civilisation accumule à la fois tous les genres de jouissances, où les femmes vivent dans une espèce d’excitation continuelle au milieu des attraits séduisans du grand monde, où l’art a tellement corrompu la nature que l’on a interverti l’ordre du sommeil en changeant les nuits en longues veillees, où tous les sens sont agacés à la fois, où les forces physiques et intellectuelles sont continuellement aiguillonnées par l’envie de briller ou de plaire; dans les grandes villes, dis-je, où les femmes jouissent de leur existence par tous les pores , ‘elles l’usent rapidement et arrivent bien plus promptement que partout ailleurs à l’époque qu’elles voient venir avec tant de déplaisir. Si quelqu’un était tenté de révoquer cette assertion en doute, qu’il voie les femmes des campagnes, ou même celles qui vivent dans les villes loin du tumulte, il se convaincra qu’il n’y a rien ici d’exagéré.

Les femmes redoutent beaucoup l’âge critique; elles se le représentent comme un temps orageux que l’on ne passe qu’en Courant les plus grands dangers, ou du moins à travers upe foule de maladies. Nous devons leur dire par anticipation que la plupart du temps leurs craintes sont chimériques : il est bien vrai que la matrice , jusque là siège ordinaire d’une irritation et d’un flux périodique, tend à rentrer dans l’inertie de la première enfance, et que ce n’est qu’ap-;,s bien des alternatives de repos et d’exaltation qu’elle parv. nt enfin au calme désirable; mais sauf ces troubles, souvent très-légers, la plus grande partie des femmes passent ces temps sans accidens et sans dangers, et poussent ensuite fort loin leur carrière. Il y

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