R.OU
îeôlricité paraît avoir été utile dans quelques cas; c’est donc un moyen qu’on peut tenter. En résumé» le traitement du rhumatisme chronique consiste dans les bains de vapeurs d’eau ou sèches, dans les bains d’eaux thermales, les boissons sudorifiques, l’emploi modéré du tartre stibié, la compression, la nourriture douce, l’usage des vêtemens de laine, l’éloignement du froid et de l’humidité.
RHUME, rhume de cerveau, rhume de poitrine. La maladie que L’on nomme vulgairement rhume de cerveau n’est autre chose qu’une irritation de la membrane muqueuse du nez, et que nous avons décrite sous le nom de Coryza. (Y. ce mot.) Le rhume de poitrine est une irritation de la membrane muqueuse des organes de la respiration ; il est décrit ailleurs squs le nom de Catarrhe pulmonaire. (Y. ce mot.)
ROUGEOLE. La rougeole est une maladie qui se manifeste avec les caractères suivans : l’éruption est précédée de trois ou quatre jours de malaise et d’état fébrile. Une inflammation débute d’abord sous la forme de coryza et d’ophthalmie légère, accompagnée de larmoiement; elle gagne ensuite la gorge, et donne lieu à une véritable angine plus ou moins violente : il petit survenir un catarrhe violent. Ainsi , dans la plupart des cas , on observe avant l’éruption cutanée douleur de tête , coryza , larmoiement , éternuement , mal de gorge , rhume toux, rougeur de la langue, lassitude dans les membres, fièvre ; il y a quelquefois nausées ou vomissemens , diarrhée , délire , assoupissement-, convulsions : c’est à l’ensemble de ces symptômes que l’on donne le nom de prodromes ou fièvre d’mçubation. Ces symptômes ne sont pas particuliers à la rougeole ; beaucoup de maladies éruptives ont cela de commun avec elle ; dans la scarlatine , par exemple, dans la petite vérole , il y a également mal de gorge, larmoiement et fièvre , en sorte que l’on ne peut pas dire de quelle nature sera l’éruption avant qu’elle n’àjt paru ; car si les symptômes précurseurs sont communs à la variole , à la scarlatine et à la plupart des fièvres éruptives aiguës, la rougeole offre d’assez grandes différences dans la nature de l’éruption et de la desquammation.
C’est ordinairement vers le troisième ou le quatrième pur, quelquefois plus tôt, quelquefois plus tard, que l’éruption commence à se faire. Ce ne sont point des boutons et des pustules semblables à ceux de la petite vérole. En effet , dans la rougeole, les boutons sont si petits qu’on ne les aperçoit que trèsdifficilement par le seul secours de lavue; mais ils sont sensibles au toucher par la rugosité qu’ils produisent sur la peau. Ils ne paraissent pas, ainsi qu’on l’a dit, entame des piqûres de puces