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midité ? Ne vaudrait-il pas mieux qu’il eût perdu de bonne heure et d’une manière insensible , ou qu’il n’eût jamais contracté une habitude qui doit lui être funeste ? Ce que nous disons delà tête peut également s’appliquer, du moins en partie, aux autres parties du corps. Il est évident, sans parler des lois de la décence, que d’après leur état de nudité et de sensibilité, elles ont besoin d’être protégées contre le froid ou le chaud par des vêtemens convenables; mais si l’on s’écoute trop, si l’on se dorlotte sans cesse , on se crée une foule de causes de maladies inconnues aux personnes dont la peau et les fibres auront été .durcies par le contact de l’air, par leur exposition au soleil, par les exercices , par la fatigue. Pense-t-on en effet qu’une femme délicate, passant sa vie mollement étendue sur la plume, dont la peau, toujours défendue contre l’influence du soleil , n’a jamais été brunie par les rayons de cet astre bienfaisant , qui se sera toujours prémunie minutieusement contre le moindre froid; pense-t-on , dis-je, que cette femme soit moins exposée aux catarrhes , aux fluxions de poitrine , à la phthisie pulmonaire , que le robuste habitant des campagnes, dont la peau endurcie offre bien moins ‘de prise à l’action des causes extérieures , et surtout aux variations atmosphériques? Nous ne voulons pas dire pour cela que les personnes qui ont été habituées à se prémunir avec tant de précautions contre les vicissitudes de température doivent renoncer à cette habitude ; au contraire, il ne leur est plus possible d’y renoncer, sans courir le risque de contracter quelquesunes des nombreuses affections qui résultent de la suppression brusque de la sueur ou de la transpiration. C’est dès son entrée dans la vie que le corps de l’homme doit se familiariser peu à peu avec tout ce -qui l’entoure : dans un âge plus avancé , il le tenterait presque toujours à son désavantage.
Ce qu’on nomme vulgairement un coup d’air n’est pas autre chose que la suppression de la transpiration insensible ou sensible sur un point limité du corps. Ces coups d’air produisent ordinairement une fluxion ou une douleur rhumatismale sur la partie qui le, reçoit : c’est toujours, comme dans les cas précédens, en diminuant trop promptement l’action vitale qui se répète sur d’autres tissus ; ou bien il arrive , dans certains cas , que le froid détermine une réaction violente qui produit une inflammation, un érysipèle, par exemple, à la surface de la peau.
Les causes les plus ordinaires de la suppression de la transpiration sont d’abord les changemens brusques de température, l’humidité de l’atmosphère, surtout si elle est jointe au froid. C’est à cette cause que l’on doit attribuer en grande
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partie les nombreuses maladies de poitrine que l’on observe en Hollande , en Angleterre et dans d’autres pays qui leur ressemblent sous ce rapport. Rien en effet ne s’oppose autant à la transpiration insensible que le froid humide ; aussi jamais les rhumatismes , les rhumes, les catarrhes ne sont aussi fréquens que durant les saisons où l’atmosphère est alternativement chaude, froide, pluvieuse, brumeuse. Il est important alors de faire usage de vêtemens de flanelle appliqués immédiatement sur la peau , pour y entretenir le degré nécessaire d’action que le froid et l’humidité tendent sans cessé à diminuer. Par la même raison, la fraîcheur des nuits d’été , qui remplace la chaleur des jours, est nuisible dans les pays ou cette fraîcheur est trop considérable, et les effets en deviennent dangereux en proportion du degré de force qu’a eu la transpiration. Il est donc prudent de s’en garantir. Les habitations nouvellement construites ou restaurées ne sont pas seulement insalubres à raison des émanations qui ont lieu pendant le dessèchement des matériaux, mais aussi à cause de l’humidité qui détermine alors les mêmes éffets que dans tout autre circonstance où la transpiration cutanée est diminuée» Il en est de même des habillemens et des lits humides, qui, étant appliqués directement sur la peau, nuisent toujours à la 'transpiration.
Lorsqu’une maladie est produite par la suppression de la transpiration , faut-il , pour la guérir , ne s’occuper que de rétablir la transpiration supprimée, les sueurs arrêtées ? On croit généralement que les maladies dépendent dans ce cas de la matière de la transpiration qui sé serait portée sur les poumons , sur la gorge , les intestins , etc. En conséquence Ton s’imagine que les moyens curatifs doivent toujours avoir pour but de rétablir la transpiration supprimée. If est bon sans doute de se conduire ainsi dans certains cas, mais ce serait une bien grave erreur de croire qu’une fluxion de poitrine, par exemple, déterminée par cette cause * pût être guérie en provoquant la sueur. Dès qu’une inflammation est produite sur un organe, cette inflammation est toujours de même nature et exige constamment le même traitement? quelle que spit la cause qui l’ait déterminée. Nous n’avons donc pas à nous occuper ici de la cure des maladies oGçasiouées par la suppression de la ti*anspiratipn , et nous renvoyons pour chacune d’elles aux articles où nous en avons parlé d’une manière spéciale. Quant «aux moyens propres a provoquer ou à rétablir là transpiration et à leur action sur T économie animale , voyez çe qui at été, dit sur ce point au mot Sudgrlfiques, loin. I , pag. io3 et suiv,
TRISMUS. C’est ainsi que l’pn désigne une affection névralgique qui se manifesté par je 'serrement de la rçijîehoiré.
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rieure contre la supérieure , accompagnée quelquefois de grincemens de dents. ( Y. Névroses. )
TORTICOLIS. (V. Rhumatisme. )
TUBERCULES. Ou donne le nom de tubercules à une dégénérés?, ence organique qui consiste dans une matière opaque \ d’un jaune pâle, d’une consistance assez solide à l’état qu’on appelle de crudité , devenant ensuite molle , friable et purulente. Les tubercules peuvent se développer dans presque toutes |es parties du corps ; mais ils se forment principalement dans les poumons, et donnent lieu à la maladie qu’on appelle phthisie pulmonaire tuberculeuse (V. Poumons); ou dans le mésentère, et il en résulte l’affection à laquelle on donne improprement le nom de carreau. ( V. ce mot. ) ;
TUMEURS HÉMORRHOIDALES. (V. Hémorrhoïdes. ) TYPHUS , fièvre typhoïde , fièvre maligne , fièvre des camps , fièvre jaunes etc. Cette dénomination est donnée aux fièvres continues, aiguës, accompagnées de stupeur, de délire et d’une grande prostration de forces , quelquefois , mais non constamment , d’une éruption de boutons ou de taches à la peau, en un mot de l’ensemble des symptômes qui constituent ce que des ‘ auteurs appellent fièvre maligne. La peste, la fièvre jaune, la fièvre d’hôpital sont autant de maladies qui peuvent rentrer dans l’ordre des typhus. D’après ce que nous avons dit ailleurs en parlant des fièvres en général, pu ne doit considérer le typhus que comme une gastrite au plus haut degré , accompagnée de symptômes cérébraux et nerveux. (Voyez FifevREet
Gastro-entérite; voyez aussi Fièvre jaune, Peste. )
ULCÈRES DE LA MATRICE. Terme vulgaire dont les personnes étrangères à la médecine se servent souvent pour désigner le cancer ou le squirrhe de la matrice , pji même une simple inflammation chronique de cet organe. ( Voy, Cancer; yoy. aussi Métrite. )
ULCÈRES SYPHILITIQUES pu VÉNÉRIENS. (Voy. Sy-
THI1IS. ) .
URTICAIRE , fièvre urticaire. On appelle fièvre urticaire celle qui se manifeste par les signes suivans : il y a d’abord malaise, lassitude générale, mal de tête, nausées , etc., comme dans toutes les fièvres éruptives, telles que la fièvre miliaire.
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la variole , la rougeole , la scarlatine , etc. (Y. ces mots.) Deux jours après ces symptômes précurseurs que l’on est convenu d’appeler fièvre d’incubation , il se fait à la peau une éruption de tubercules nombreux, aplatis ou arrondis , assez semblables à ceux produits par les piqûres d’orties (et c’est de cette ressemblance que la maladie tire son nom), quelquefois disparaissant pendant le jour pour reparaître vers le soir, avec redoublement de la fièvre, et se terminant souvent au bout de très-peu de jours par la desquammation. Leur disparition subite détermine quelquefois un sentiment de gêne et d’oppression vers la région de l’estomac, sans doute parce que l’irritation qui a cessé à la surface de la peau s’est portée vers ce point. On observe, au reste, le même phénomène dans toutes les suppressions brusques d’éruptions cutanées, de transpiration et de sueur.
Les causes ne sont pas toujours connues , mais cette affection peut être produite par l’ingestion de certains alimens, tels que les moules, les crabes, les huîtres, les homards et d’autres poissons lorsqu’ils sont gâtés, ou mangés dans certaines saisons. Lorsque l’éruption se développe sous l’influence du froid et de l’humidité, qu’elle est accompagnée de mal de gorge, de fièvre aiguë, cette affection ne diffère pas de la scarlatine , que nous avons décrite ailleurs.
La fièvre urticaire est une maladie ordinairement légère et qui n’exige d’autres soins que la diète , des boissons émollientes tièdes et une température modérée; Si néanmoins la fièvre était violente et qu’il y eût complication de gastrite, d’inflammation de la gorge, on se conduirait comme dans la plupart des éruptions cutanées aiguës, et en particulier comme dans la scarlatine et la rougeole. (Y. ces mots. )
UTÉRUS ou MATRICE. Cet organe est sujet à un grand nombre d’affections dont il a été question dans divers articles de ce livre. Les maladies les plus ordinaires dont il est le siège sont les hémorrhagies ( Y. Métrorrhagie ) , l’inflammation aiguë ou chronique (V. Métrite), le cancer et le squirrhe (V. Cancer), les écoulemens qu’on nomme fleurs blanches (Y. Catarrhe utérin) , plusieurs phénomènes nerveux dont l’ensemble constitue la maladie à laquelle on donne le nom d’hystérie. (V. ce mot. ) L’utérus est en outre le siège d’une évacuation de sang qui se fait d’une manière périodique dans l’état de santé parfaite, mais qui peut être troublée ou même' complètement interrompue sous l’influence de diverses causes qui ont été rapportées ailleurs. ( Voyez Menstrues ; voyez aussi Aménorrhée et Age critique.)
UTÉRINE {fureur). (V. Fureur utérine. )
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VACCIN, virus vaccin s vaccine. On donne le nom de vàccin à une espèce de pus qui se forme primitivement dans une pustule qui s’élève sur le pis de la vache , et dont l’inoculation sur l’homme qui n’a pas été affecté de la petite vérole produit une légère maladie qui l’en préserve , et à laquelle on donne le nom de. vaccine. C’est à Jenner que l’humanité est redevable de cette importante découverte. Il y fut conduit de la manière suivante. En pratiquant l’inoculation de la petité vérole dans la province de Glocester, il observa que l’insertion du virus variolique ne produisait aucun effet chez un grand nombre d’individus, quoiqu’ils n’eussent jamms.été atteints de petite vérole. Les sujets de ces observations étaient presque, tous des paysans ou des pâtres. Frappé décette anomalie, Jenner chercha à en pénétrer la cause j et il -parvint à découvrir queeeux che? qui l’inoculation était infructueuse , avaient été précédemment atteints d’une éruption pustuleuse.en tr.ayant.les.va.ches ^ éruption à laquelle il donna pour cela le nom de vaccine, et que des expériences répétées sur pîusieurs mdUe.nSidjindividus && puis i77D, époque de la découverte jjont prouvé être un préservatif certain contre la variole; , T
Le pus contenu dans les pustules de la. vache , déposé sous l’épiderme, suivant les procédés,; qui sont -décrits plus, bas ( V. Vaccination ) , donneliéu a.uxphénomènes sùÂvans chez les personnes qui n’ont pas encore-été affectées. de petite vérole. Trois ou quatre jours après Tinoculatibn du virus , la piqûre r qui était restée dans un état complet d’inertie, deyiènt.rouge , se gonfle et occasiohe .de la démangeaison ; elle s’élève peu à peu , et offre , le cinquième jour, une légère dépression vers son centre. Du sixième au septième jour on observe une véritable pustule de couleur argentine.; ounaçrée,. qui acquiert jusqu’à trois ou quatre lignes de diamètre. , . eo; : même temps, que s’élargit aussi l’aréole rouge qui l’entoure. Vers le dixième jour, l’aréole s’élargit encore , la pustule commence à prendre une couleur foncée , se dessèche d’abord vers le centre, se re vêt d’une croûte qui devient de plus en plus brune, et tombe enfin, du vingtième au trentième jour, en laissant une petite ciçatrice. semblable à celle qui succède aux pustules de la variole^ ■ ;
Une affection absolument semblable à celle qui, vient d’être décrite se manifeste chez les individus auxquels on inocule le. pus recueilli sur lés pustules de l’homme vacciné. L’époque A laquelle U cqnvièht de recueillir ce pus est çelle offla pustul^