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de vins chauds , amers , fortement colorés, à cause de la trop grande excitation qu’ils développeraient sur le canal intestinal. Pour la même raison, elles excluront les épices et tous les assaisonnemens de haut goût , et n’useront que rarement et avec mesure de café, de thé, et de toute espèce de liqueurs spiritueuses.
L’exercice est favorable aux bilieux , parce qu’il facilite le cours des humeurs, qu’il appelle vers la peau et le système musculaire une activité qui diminue d’autant celle trop exagérée des organes digestifs , et qu’il tempère la vivacité des affections morales , en forçant le système nerveux à reporter sur lé système musculaire son surcroît d’irritabilité et d’énergie.
Les excès de table sont surtout nuisibles aux hommes doués de ce tempérament. Comme leurs organes digestifs sontnatur Tellement très-actifs, pour. peu qu’ils soient stimulés par des alimens trop substantiels , par des boissons échauffantes, ils arrivent bientôt à un état d’excitation morbide et inflammatoire , d’où résultent des gastrites, des .gastro-entérites, des engorgemens du foie. Or comme il existe une liaison étroite entre les organes de la digestion et ceux qui président aux fonctions intellectuelles, plus que tout autre, le bilieux qui se livre à l’intempérance est sujet à ce genre de maladie qu’on, appelle hypochondrie, maladie qui résulte' d’une irritation chronique. des organes digestifs et des organes cérébraux; ou bién , si le cerveau ne participé pas à cet état inflammatoire jusqu’au point de produire ï’hypobhôndrie, le bilieux intempérant paraît avoir concentré toute sa sensibilité et toutes ses affections dans l’appareil de la digestion. Ses plaisirs ne sont plus que ceux dé la table , et son caractère en contracte souvent une teinte d’égoïsme , de dureté morale ou de dépravation stupide qui le. rend à charge à lui-même et 'inutile à ses semblables. ' “
Il est assez ordinaire aux Bilieux d’êtrè sujets à la constipa^ tion ; pour obvier à cet inconvénient , lorsqùèlés évacuations se font trop long-temps attendre , ils doivent se présenter à la selle tous les jours et’ à une heure réglée , lors même qu’ils n’éprouveraient pas le besoin de la défécation ; par ce moyen ils finiront par avoir dés sellés faciles et régulières. (Y. Çoîrstipation. ) .,
Le tempérament nerveux, auquel on donne aussi, le nom dê tempérament mélancolique , se reconnaît aux caractères suivans : les cheveux sont noirs, les joues creuses , le corps grêle et maigre, la peau sèche , froide , rude au toucher , jaunâtre où brune ; le pouls est fréquent , élastiquèj pétît et souvent iri.égal; la digestion est difficile; lés fonctions du’bas-véhtre sont irrégulières; il y a constipation opiniâtre. È’indîŸidù doü.é dç
Wî tfm
bê teftipèrafiieïit 'est d’une sensibilité excessive; son imàgînàtiob ëst des plus exaltées ; il S’abat fet'sè déséêpèi’ë facilement et se répaît de éliimères qui souvent lé rendent l’être le plus malheùréüx. Ce tempérament est Celui des grands hommes, des héros, des ambitieux, des gf'ahds scéléCâfs. ÊHiôihmé nerveux, et surtout celui qu’on appelle mélancolique, est d’un caractère itiqûiëf , triste, dêflànt, implacable dans la haine comme dans la vengeance. Il y en a pourtant qui sont enclins à là douceur êt à la bonté; d’autres ne peuvent Souffrir la moiridré Résistance; cjtfeiquës-tms craignent la mort, ët d’autres la recherchent. Ce tempérament , ainsi que le bilieux , se rencontrent fréquemment dans les latitudes méridionales; très-rarement chez les peüplës'dû nord , parmi lèsqüèls lë tempérament lymphatique et sanguin semblent prédominër.
Les maladies propres au tempérament nerveux sont toüiès les affections nerveuses, l’hystérie, l’hypôchondrie, les aliénations mentales.
Ce tempérament n’étant qii’une exagération du bilieux, lé régime précédemment indiqué lui est applicable ; mais CÔmmë les organes digestifs sont plus irritables que chez ce dernier, et que les substances aîimehtaircs éprouvent généralement beaucoup dé difficulté pour traverser le canal intestinal , on doit être sévère sur îa nature des alipoens ^ët s’abstenir de. tous ceux dont la d)gê|ticfh .“n’ést pas facile 'bn dont l’action est trop stimulante. Ainsi il évitera de manger des viandes noires, salées, faisandées, épicées ou relevées par d’autres assaisonnemens trop forts, des fromages vieux, des fruits acides, açtringens ou peu mûrs. Les boissons seront les memes que celles indiquées pour le tempérament bilieux*
* Ôn'msîsïefa principalement sur lesfexércices , le séjour.â la Campagne, la chassé, les voyages-, les travaux rustiques, afin de le distraire de Cet excès d’irritabïtë nerveuse, de .sensibilité qui le tourmente, le rènd triste et sombre, lui. suscite des spasmes et: tCbt Je cortège des maladies ner yeuses des gens du monde. Car il ïaîit bien savoir que- cette aorte de tempérainent n’est pas innée, et qu’elle est plutôt un résultat de notre étal social , dé l’abus des jouissances que procure la Civilisation, ppr.tée au-delà de cette rrioyenne assignée par la sage nature, que l’on dépasse rarement avec impunité. ( V,, Kerfs. )
L’âge, le gëqrè de. vie, les. diverses positions sociales, les malSmës , font Jpfouver aux tempéramens de nombreuses mqjl^çalions ëtiés font souvent dégénérer les uns dans les autres. A^si l’on voit |fë^uembaeJ^| le tempérament sanguin se transtofimèr. en blheux, dans t’age adjjtè , Jet celui-ci. se changer quelquefois en tèmpérâméhl nerveux ou mélancolique. Les
ënfams ct lèi adolescens ont généralement un tempérament qui tient du lymphatique et du Sanguin : ce n’est que pour un âge plus avancé que l’on peut prévoir que leur tempérament se changera décidément en athlétique, en lymphatique, en bilieux ou en nerveux. Le tempérament dés Femmes est généralement aiissi le lymphatico-sanguin pendant tout le cours de la Vie. Ce n’ëst donc génèràlement que dans le sexe masculin qu’on peut observer la diversité des tempêrâthéhs. Cela peut servir à expliquer pourquoi les hommes ont tant dé différences dans leurs goûts, tandis que les fenibres semblent n’avoir qu’unè pèWsêë'éL qu’un but, celui d’acqUérir par les charmes de là Beauté , de la vertu oii de la coquetterie l’amour et les égards dès hommes. Quelques-unes cependant acquiërënt Un tempérament extrêmement nerveux, ce sdnt sürtout celles qui vivent dans la mollesse et l’oisiveté , ou qui éprouvent de viôlens chagrins domestiques. V. '
De ce que nous avons dit que certaines maladies étaient particulières à certains tempéram'ens , il 'ne faudrait pas en conclure que les personnes qui en sont douées se trouvent à l’abri d’autres affections. Tous les individus , quel que soit d’ailleurs leur tempérament, sont sujets à toutes les espèces de maladies, déJs qu’ils s’exposent aui bduses qui les déterminent ; en disant donc qüè l’ihd'ividu doué d’un tempérament donné est sujet à dès maladies particulières, cela indique seulement qu’il y a cHéz lûf prédominance de certains organes , que ces organes jouissent d’une grande activité qui les rend éminemment pro-? près à contracter des irritations , des inflammations , etc. II suit aussi dé là que le médecin doit chercher à diminuer l’énergie de ces organes ou dès systèmes prédominans , Ou augmenter celle dè ceux qui sont moins actifs et moins développés , afltï de répartir sur tous les points du corps les forces vitales dont l’équilibre constitue l’état d’une santé parfaite.
TÉNIA ou ver solitaire. (V. Vers. )
TÉTANOS. Ç 'est le nom que l’on donne à des douleurs et à la contraction permanente de tous ou de presque tous les muscles, et plus particulièrement de ceux du tronc.
Symptômes. Cette affection se manifeste tout à coup ou débute lentement. Elle est souvent précédée de trismus, c’està-dire de Convulsions des muscles de la mâchoire , avec douleurs aiguës dans cette partie , gêne de la déglutition ; vient ensuite là Contraction des muscles du tronc. Si tous ees muscles sont convulsés,, le tronc reste droit ; si les muscles extenseurs seuls sont contractés , il y a renversement de l’épine et de la tête en arrière, c’estYopisthotonos ; si ce sont les fléchis-
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seurs , le tronc est courbé en avant, c’est Vsmprosthotonos. Le plus souvent les muscles des extrémités participent à }a contraction de ceux du tronc. Les contractions n’offrent pas d’alternative de relâchemens ; de là le nom de raideur tétanique qu’on leur a donné. Ces symptômes vraiment pathognpmoniques des convulsions tétaniques sont accompagnés d’autres accidens plus ou moins constans; tels sont les soubresauts des tendons, les secousses convulsives, des douleurs vives,. atroces, arrachant au malade des cris perçans, l’insomnie, le délire, l’aphonie , la gêne de la respiration , la fixité du regard, le larmoiement. On a distingué le tétanos en complet et en incomplet , en parfait et en imparfait ; mais ces divisions sont inutiles et n’indiquent que des degrés plus pu moins violens de la maladie, ou son extension à la totalité ou à quelques parties du système musculaire. Le trismus, par exemple, est un vrai tétanos partiel.
Causes. On a vu que les irritations du cerveau et de la moelle épinière, ainsi que celles des membranes qui les enveloppent, pouvaient produire des convulsions spasmodiques et la paralysie; elles peuvent aussi donner lieu à des convulsions toniques , c’est-à-dire au tétanos. L’irritation des méninges détermine surtout des convulsions de cette dernière espèce , et l’on sait , en effet , que l’arachnoîdite rachidienne donne lieu à des phér nomènes entièrement semblables à ceux du tétanos. Les irritations cérébrales peuvent convulser tous les muscles ; celles de la moelle ne convulsent que ceux qui correspondent à la partie irritée. Donc , premier point de départ , irritation des. centres nerveux, du cerveau, et principalement de la moelle épinière , et par conséquent toutes les causes de ces irritations peuvent être causes de tétanos. ( Yoy. Encéphalite ; voy. aussi Moelle épinière.) La chaleur et le froid excessif en sont une cause très-ordinaire. On remarque qu’il attaque souvent les nouveau-nés dans les régions équatoriales où la température est très-élevée, et dans les régions du nord, où on les plonge dans l’eau glacée. Autre point de départ : irritation d’une branche nerveuse éloignée des centres; C’est ainsi que les piqûres, les déchirures, la section incomplète, les contusions , les compressions, les froissemeps d’une ou de plusieurs branches nerveuses sont souvent causes de tétanos ; une épingle, une aiguille , une écharde , ou tout autre corps enfoncé dans le doigt, déterminent tantôt des accidens purement locaux, tantôt une névralgie plus ou moins limitée, tantôt des convulsions tétaniques. Les grandes plaies d’armes à feu, presque toujours accompagnées de contusions, de fractures comminutives, d’esquilles d’os qui irritent les nerfs, en sont une cause
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assez ordinaire. Dans tous ees cas, on dit que le tétanos est traumatique. Les vers intestinaux , les douleurs dentaires peuvent le produire, surtout chez les enfaùs. J’ai été témoin, il y peu de temps , d’un cas de tétanos produit par une piqûre d’abeille. Il est hors de doute que certaines substances introduites dans l’économie et jouissant d’une action élective sur la moelle, le cervelet ou le cerveau , ne déterminent quelquefois cette maladie.
On peut donc établir, comme règle générale que le tétanos dépend toujours d’une irritation qui a son siège primitif aux extrémités ou au centre du système nerveux. Comment une affection des extrémités peut-elle se répéter sur les centres au point de les mettre dans la même condition morbide que s’ils avaient reçu l’irritation primitivement? C’est une question dont l’examen ne saurait ici trouver sa place ; il suffît de savoir que beaucoup d’autres affections suivent cette doublé marche dans leur développement ; et pour ne citer qu’un exemple ., on sait que l’épilepsie dépend tantôt d’une irritation primitive du cerveau , tantôt d’une cause éloignée, par exemple , de la compression d’un filet nerveux , point de départ de Y aura epileptica. Mais il arrive, souvent que les centres nerveux finissent par garder l’irritation qu’ils recevaient des extrémités , et que; devenant ainsi siège principal, de secondairequ’ils étaient, la guérison ne peut pas toujours être obtenue en faisant cesser la cause primitive. La simple stimulation ou surexcitation , sans être élevée au degré de l’inflammation, peut produire le tétanos '.et alors il ne laisse pas de traces dans les organes qui en sont le siège ; d’autres fois , et le plus, souvent, il y a .une vé^v ritable inflammation.
Lelprônostic du tétanos est toujours très-grave. Cette maladie donne la mort au bout de quelques jours ou de quelques heures. Dans les cas rares où il se termine' par la santé , ce n’est qu’au bout de quinze à vingfjours , quelquefois plus tôt, quelquefois plus tard. Chez les nouveau-nés, le tétanos est promptement mortel.
Traitement. On a essayé et abandonné tour à tour les traitemens les plus opposés, et rarement avec succès. C’est ainsi qu’on a employé les antispasmodiques, et surtout l’opium à haute dose tant à l’intérieur qu’à l’extérieur , l’éther, l’assa-fœtida , , le musc, le castoréum, les décoctions de cannelle et de menthe, lès toniques fixes, les frictions mercurielles, les sudorifiques, les purgatifs , etc.. Ces moyens ne doivent pas être administrés au hasard ; il faut avoir égard à la nature des causes. Si donc le tétanos était joint à une irritation des voies digestives , on s’abstiendrait des stimulans, et l’on aurait recours atuc saignées,
aux bains tièdespetéi S’il est dû à la présence dés vers , en doit les expulser par les tnédicâmens convenables plus ou moins énergiques , suivant la constitution du malade et suivant l’état du canal intestinal.
L’application de la glace est un des moyens qui a le plus souvent réussi. Cette application doit s’étendre sur toute la surface du corps. A cet effet, on enveloppe le malade dans un drap imbibé d’eau glacée , ou mieux encore , contenant de la glace piléë ; qn lui administré en mêirîe temps une boisson sudorifique , telle que la décoction dé gaïàc , dé salsepareille , été., avec la précaution dé ne pas trop irriter le tube digestif. On ôte ensuite la glace pendant quelques instans , et on l’applique dé nouveau à plusieurs reprises. Ce précédé à jtour but de provoquer unfe réaction et d’appeler vers là péati ' l’excès1 de vitalité fixée sur les centrés fiérvéüS:. : -
Si lé tétanos dépend d’une lésion mécanique quelconque , il faut avant tout éloigner cette cause d’irritation , sans . quoi tout' traitement serait inutile. On a Conseillé l’usâge des saignées générales , rapplicàtiori dés sangsues le long du rachis; mais ce moyen est inutile si le siège pntaitif dfe rirHtàtion seîrouyè dans les extrémités nervëusés, comme c’est le cas Je; plus fréquent. D’ailleurs , il n’y à pas toujours un foyër d’iûïïam'màtioü à calmer; une simple surexcitation peut donner lieu aux convulsions tétâniqués. Mais.lôrsqué d'existence d'un foyer inflammatoire est bien démontrée, les saignées doivent être pratiquées-.
Dans lès cas où il h’ÿ aiiràît pas d’irritation ». né
pnurr'âit-on pas essayer l’emploi du tartre stibî'év.â .petites doses , par exemple, à celle d’un quart de grain toutes les cleiiiiheurfes ?L ’ éxp é ri en ce p r ou y e que cette substance,, ainsi administrée , bonirîbue puissamment à faire cësSér iés'cdntrâçtiô'bs mUscülâîrès, et certes ce n’est pas son action révulsive, sur l’estômàé, puisque le même effet est- obtenu par absorption cùtànée et pâi* injèbti-on dans lès Veinés. Un certain nombre d’observations prouvent l’utilité de ce médicament associé â la digitale. La dose de chacune de ces substances est d’un sixième dégràih-jusqu’àun quart de grain toutes les heures.
On a tenté inutilement l’aéhpuncture èt l’ëmploi de l’électricité sons thù tes lés formes.
La cràtnpe à quelque analogie avec le tétanos ; elle consiste dans là contraction permanente d’un ou de plusieurs muscles , et le plus souvent dé ceux des extrémités inférieures ; mais cèttë affection est généralement de peu d’importance et se dissipé 1 épi us souvent en mettant les membres dans une situation convenable, et en pratiquant sur eux de douces frictions.
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(Voyez, pour plus de détails, les articles Convulsions et Névrosés. )
TDNÎQtjES. Oü appelle tôniqüfeâ les substancës alimentaires et médicamenteuses qui sont regardées comme propres à fortifier les Organes et à leur donner da tbh. (V; fbniq'&eé, loin. I, pagi m et suiv.)
TR.ÂNSPIRÀTION. Exhalation qui se fait habituellement à la surface de la peau , qui prend le nom de sueur lorsqu’elle est considérable , et celui de. transpiration insensible lorsqu’elle est moins abondante. Outre la transpiration qui a lieu par les pores de la peau , il y en a une autre qu’on appelle pulmonaire : c’est la vapeur aqueuse qu’exhalé la membrane muqueuse des voies respiratoires , et qui , à chaque expiration , est rejetée. de l’intérieur du poumon avec la portion d’air qui reste de la respiration.
La suppression de la transpiration soit cutanée , soit pul-f monaire , peut donner lieu à un i très-^grand nombre de- maf ladies, et principalement aux catarrhes pulmonaires^ aux fluxions de- poitrine ,-'à:j l’hydropisie , aux diarrhées j aux, coliques et aux affections rhumatismales. Ces accidens ont surtout lieu lorsque la transpiration étant très-abondante. , elle : se trouve tout à coup supprimée par l’exposition au froid , à l’iiumidité. Il est en effet une loi de l’économie animale en vertu de laquelle l’action vitale étant diminuée subitement sur un points cette action se répète sur d’autres organes. Ainsi, quand La peau est; très-écbauffée , qu’elle transpire abondamment^ comme à la suite d’une marche précipitée ,; d’un bal ou de tout autre exercice corp arpi,::on:peut la, çon sidérer comra e dans un état de surexcitation voisine de l’ inflammation-; hé; bien!; si un abaissement, de température tient arrêter cette surexcitation * celle-ci se répète sur un autre organe avec plus ou moins de violence , i ° suivant la eonstitütion individuelle ;; 3?,suivaftf 'q;«é la peau était plus ou moins éehàùffée ; 5° enfin suivant que là suppression a été; plus ou moins brusque.
Les accidens déterminés par la. cause' qui nous occupe ne sont pas les mêmes ehezles différent individus ; iis varient au contraire à raison dé la prédisposition de te! du tel -autre organe à; s’enflammer , ou ÿ ce; qui est la même chose , à raison; de :1a sensibilité plus exaltée de cet-or gaiie,- qui le rend plus apte qu’un autre à contracter l’irritation. C’ësfc ainsi :quev chez une personne dont les poumons sont 'délicats et jouissent d’ùfle grande irritabilité, le froid subit peut déterminer un catarrhe pulmds naire , une fluxion de poitrine mofctelle; Combien de malheureux ouvriers , d’agriculteurs , de voyageurs n’ont-ils pas été
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saisis de violente pneumonie en se jetant dans un bain froid, eu se couchant sous un arbre, encore tout échauffés par l’ardeur d’un soleil brûlant d’été ! Chez une autre, il n’en résultera qu’un catarrhe nasal , une inflammation des amygdales et de l’arrièrebouche ; d’autres éprouveront des coliques, la diarrhée, la dysenterie ; quelques-uns pourront être pris d’hydropisie , et cela se voit surtout chez les voyageurs qui, haletant de fatigue et trempés de sueur, ont l’imprudence de se désaltérer à des sources d’eau fraîche qu’ils rencontrent sur leur route, ou de se reposer, sans précaution, sous l’ombre perfidement hospitalière d’un arbre touffu ; d’autres fois la transpiration arrêtée donne lieu à ces inflammations des muscles et des articulations, dont il est si difficile , et souvent impossible , d’obtenir la guérison ^quelquefois ce sont les reins qui reçoivent l’excédant d’irritation dont l’enveloppe du corps était le siège , et il peut en résulter tantôt une inflammation rénale, tantôt une simple augmentation de la sécrétion de l’urine, et c’est lfe cas le plus favorable ; enfin l’on voit souvent plusieurs de ces maladies exister simultanément, et toutes produites par la même cause.
On peut donc affirmer sans crainte qu’il est peu de causes de maladies aussi nombreuses que l’impression du froid succédant tout à coup à la chaleur et à une transpiration abondante. Et comment en sérait-il autrement? l’homme n’est point, comme la plupart des animaux, recouvert de poils ou de duvet pour Se garantir, comme ceux-ci , de l’intempérie des saisons. Jeté nu sur la terre avec sa peau fine et délicate, vivant sous toutes les latitudes , exposé à subir dans des espaces de temps souvent très-rapprochés de grandes variétés de température , de sécheresse et d’humidité, comment pourrait-il maintenir cet équilibre nécessaire entre, les fonctions de la peau et celles des viscères ? Sa peau serait cependant moins sensible à tant de vicissitudes, et par conséquent les maladies qui en résultent seraient beaucoup plus rares, s’il y eût été habitué de bonne
heure, etsi l’on s’occupait dès l’enfance à lui donner delà vigueur
et du ton, par des frictions sèches ou aromatiques , par des yêtemens qui , sans exposer le corps à un froid dangereux , ne tendraient pas à le ramollir et à le rendre plus sensible, plus impressionable. Comment l’homme dont la tête aura été constamment affublée de laine ou de soie , malgré les cheveux dont la nature l’a recouverte pour indiquer qu’elle n’avait pas besoin d’autre abri; comment, dis-je, cet homme ne sera-t-il pas exposé aux rhumes , aux inflammations de la gorge, aux maux de tête , aussitôt que , ainsi qu’il arrive dans mille circonstances , H sera obligé de se tenir découvert, malgré le froid et l’hu-