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Mais la. Violence de 1’inflammatio» triomphé fréquemment des efforts les mieux dirigés ; leur impuissance , si souvent constatée daws la variole confluente , a engagé les médecins^ lui opposer d’antres moyens. On a beaucoup vante , dans céS: derniers temps , la méthode eclrotique. Cette méthode consiste à -cautériser les boutons varioliques (dans la rariole cou-' fluente) , aussitôt leur apparition. Ce moyen les fait avorter, et comme l'encéphalite ( symptôme lé plus grave de la m ala~ die) est en partie l’effet de l’irritation cutanée , réagissant fortement sur le cerveau et sur d’autres viscères, il s-’ensuit qu’en bornant cette irritation , on doit en même temps arrêter la marche de: l’encéphalite. G’est ée qat a lieu. La cau^ térisation S« fait de diverses manières. Les uns ne font que toucher les pustules avec le nitrate d’argent ; d’autres corn-: mencent par les piquer avec une aiguille , et cautérisent en-1 suite* La difformité momentanée produite par la cautérisation ne laisse jamais' de traces. Outré îa^càûïénsafi on", on applique i5 ou 20 sangsues de chaque côté du cou pour attaquer directement Feneéphalite,, en répétant cette application pendant 2 ou 3 jours, suivant l’intensité de l’inflammation. La variole confluente , ainsi combattue, offre un très-petit nombre d’accidens graves, que ce traitement ramène" a peu près, aux proportions de ceux de la variole discrète.
VARIOLOIDE. On donne le nom. àe varicelle , de variole volante, de varioloide à une espèce d’éruption pustuleuse qui.se manifeste par lès symptômes suivans : après une fièvre légère , il se fait une éruption dé pustules discrètes, assez semblables à celles d’e la variolé, mais qui arrivent rarement à l’état de suppuration. Apres Cinq ou six jours , ces pustules se désséchent et tombent sans laisser de cicatrices.
Les causes en sont peu connues. On la regarde comme une variété de la petite vérole , avec laquelle on l’a quelquefois confondue ; niais elle n’est pas contagieuse.
Traitement: Cet té maladie exige à peine les soins de la médecine. On tachera de ne pas exaspérer la fièvre , en retranchant tous les' stïmulans, et ôn joindra, à un jféginae Jqger , et même â la diète, l’usage des boissons émollientes, acidulées , etc. , si les symptômes inflammatoires prennent un peu d’inlensité.
VÉNÉRIEN ,.mal vénérien , maladiévénérienne. (V , SfpwitïS.)
VENIMEUX. ( V. Morsure des animaux venimeux. )
VENIN. Riquide sécrété par les animaux venimeux. ( V; le mot précédent. );
VENTRE , mal de ventre. C’est une expression vulgaire dont on se sert pour indiquer diverses affections qui s’annoncent par des douleurs ressenties dans la cavité abdominale. Sous ce terme générique se trouvent donc comprises toutes les maladies qui ont leur siège dans quelques-uns des organes que contient cette cavité ; telles sont la gastrite , la gastro-entérite, la colite , la péritonite, l’engorgement des glandes du mésentère , maladie désignée sous le nom de carreau; les inflammations du foie, des reins, de i’utérus, des ovaires, de la vessie. On voit que si nous voulions parler en détail de toutes les maladies auxquelles on donne le nom de maux de ventre , il faudrait nécessairement répéter ce qui a été dit dans les articles de cet ouvrage , où nous avons exposé les signes auxquels on peut reconnaître les diverses affections que nous venons d’énumérer, et auxquels nous renvoyons le lecteur.
VENTS. Gaz qui se dégagent dans le canal intestinal. (V. FLA-
TtJLENCB. )
VERMIFUGES. Remèdes propres à expulser les vers. (Voy. tom. I, pag. 12g; voy. aussi Vers intestinaux. )
VÉROLE. (V. Syphilis.)
VEROLE [petite). (V. Variole. )
VERRUE. (V. Poireau.).
VERS INTESTINAUX. Il se développe assez souvent dans le canal intestinal de l’homme des vers auxquels on donne différens noms, suivant leur forme et leur volume. Ceux qu’on rencontre le plus ordinairement sont les ascarides vermiculaires , les ascarides lombricoides , et le taenia ou vers solitaire.
La théorie de la génération de ces animaux dans le corps humain a donné lieu aune multitude de discussions parmi les naturalistes, mais on ne sait encore rien de positif à cet égard. Quoiqu’il en soit, il est bien reconnu que les vers intestinaux se développent plus facilement chez les individus d’une constitution faible et maladive que chez les personnes fortes , saines et robustes; et que, quoique aucun âge n’en soit exempt , on les observe principalement chez les enfans et chez les individus pauvres, mal nourris. L’inflammation des membranes muqueuses du canal intestinal contribue beaucoup à leur développement, sans doute parce que les mucosités intestinales sont alors plus favorables à leur génération et à leur nutrition. On a remarqué que les vers intestinaux se reproduisaient plus facilement dans les années humides que dans lés circonstances opposées ; alors aussi les inflammations des membranes mu-
queuses se rencontrent plus fréquemment que lorsque l’atmosphère est sèche et d’une température modérée.
Symptômes généraux de la présence des vers. Lorsqu’il existe un certain nombre de vers dans le canal intestinal, ou qae leur dimension est considérable, ils donnent lieu à diverses symptômes, dont les uns sont particuliers à chaque espèce , lés autres communs ou généraux. L’assemblage de ces signes peut faire connaître jusqu’à un certain point leur présence , mais comme ils sont communs à ceux de l’irritation du canal intestinal, il n’y a vraiment de symptômes bien caractéristiques que leur expulsion par le bas ou par la bouche. Cependant , quand on trouve réunis un certain nombre de ces signes, on peut raisonnablement soupçonner leur existence et employer le traitement convenable pour les détruire. V oici quels sont ces symp tômes. L’individu dont le tube digestif renferme des vers éprouve quelquefois une faim vorace revenant par accès irréguliers , des dégoûts pour certains alimens , de la salivation , des hoquets, des nausées, des renvois de gaz d’une odeur aigre, et même quelquefois de régurgitations de matières acides , l’haleine est aigre et d’une fétidité particulière ; il est sujet à des coliques , à des dévoiemeris,-à dés épreintès, aides démangeaisons à l’anus ; il a souvent le ventre balonné , empâté , et il ressent des douleurs dans quelque point du canal intestinal ;; des bourdonnemens d’oreille ; des démangeaisons des ailés Au nez le tourmentent ; sa pupille est dilatée , surtout s’il est encore enfant; il a la face livide , les yéiixcernés; il grince dés dents et il à des môuvemens brusques pendant lé; sommeil ;!il fait souvent entendre une petite toux sèche ; quelquefois il éprouve des frissons , des douleurs aux poignets ; souvent il ressent un bien-être marqué après avoir bu un verre d’eau froide.
Ces accidens diminuent ordinairement d’intensité ^pendant la digestion. L’inflammation du canal intestinal peut exister concurremment avec les vers , et donner lieu à tous les symptômes qui caractérisent la gastrite et la gastro-entérite. (Y. ces mots. ) Il n’est pas rare de voir dés convulsions violentés produites par la présence des vers, et l’on peut même dire que l’irritation qu’ils déterminent sur lé canal intestinal peut réveiller dans différens points du corps de nombreuses sympathies qui peuvent stimuler toute espèce de maladie, suivant la sensibilité et la constitution des individus. En effet, les vers ne produisent chez quelques personnes que la sensation d’une douleur locale , tandis que chez d’autres il y a non-seulement douleur locale , mais encore divers désordres dans des organes très-éloignés des points que les vers occupent.
Symptômes particuliers, Une grande partie des symptômes
que nous venons 4e décrire se trouvant réunis , ,on peut , comme nous ravods dit . Soupçonner raisonnablement l’existence des im ; lflais comme il n’y a que leur vue seule qui puisse y indiquer,, cl manière non douteuse, npus allons indiquer les
caractères auxquels on peut reconnaître au premier aspect les différentes .espèces de vers. •
, V éh , w'araridQs yçrjtiiculaires. Ces vers ,,longsde neuf à dix lignes seulement, sont blanchâtres , fusiformes;, atténués vej£ les deux' extrémités.,, la, queue se terminant çn peinte très-fine et transparente , et la tête étant légèrement obtuse. Cette espèce ne saurait être confondue, à cause de sa petitesse, avec îes iQuabricoïdés. Ces vers;, qui sont;t9njqu||5-;e«t.gwtnd'o.ombre., ..habitent l’extrémité du canal intestjnaiçtd’intestin pelofj, Us déterminent vers le, recty:ar une irritation Fêftttfdft* de& idér ^j’angeaisons insupportables à l’anus, principalement aux approches de la nuit, et s’échappent souvent avec; les. matières fççales,:;ities énfans sont souvent porfaur§ ;da;.Çêtt;e,hBspèçeii!e ..vers, qui, outre les symptômes loçunx quefnouJcY^qP^JÎC signaler , en déterminent quelquefois d£ généra ux,. t.els. que des ÆonyqJ^iQns, des çoliqués et d’autres symptûi^^#Pè®danf de Tirritation produite par ces animaux.
: Aussitôt qu’on en a reconnu la présence , il est très-facile jde détruire , s sans .qu’il soit nécessaire! de jyeeçyÿàr à. i’ügagp
d’aucun .médicament introduit par la. bouche dans L’estomac, ce que l’on doit toujours éviter , quand Jl est possibie, d’agir autrement. li suffît . donc, pour expulser Ie3;asçarides vermicur laires , d’administrer des ïayeinens contenant un peu de rhubarbe .et cinq ou. six grains de calomel,, ou composés d’une décoction de mousse de Corse, ou de.semen-contra;,, ou de sanfoHne,,.ou.J4§ ;fodaisie auxquelles OH peut ajomêSSderdemir moe-once d^uiLede ricin ,-si ççs, mayetMoêmpIpyés sqnîs/ épient insuflixans. Les .ageerides y.evmieylaj$esj peuvent aussi, être expujséxpar ja plupart. des .subst^qaes vermifuges Prises è l’intéfietir,3 ;s’41; n’était pas poggijd§de donner Jgs Inve*mens que l’on vient d’indiquer, pu que -leur administration eèièté;îpfruojtueu.sgcj pe quh arrive rarement.’.'; ... ffî
V ers (isoarides icitnbriçoïdçs . Ces vers sont extrême ment fa#? les^. reconnaître à cause de leur ressemblance avec les, vers de terre, soitponrieur longueur qui est de;qaatre;à,dQuze ou treize pouces , soit pour lgut fpr.me qui est égalem eut cÿli n dri que ,5 mais ^iu. lieu d’être rouge comme le ver de terre r leur ;emdeu* estblpnchiiilre pu grisâtre. Les naturalistes treuyent sans doute d’autres, différences que; pelles que npns^iftdiqupns * 'mais id suffit pour le praticien ;de '.'-connaître:. lesdaaruetèrCft Je4 ;plos Pt q*d frappent Jeg yeux , sans s’inquiéter.dé^détails
plus minutieux- jugera lombricoïdes se logent dans tous les points du tube digestif, mais particulièrement dans les intestins grêles. :Leur présence, outre les symptômes généraux indiqués ci-dessus , est ordinairement signalée par des douîsujrs Appf|gitiyes dans les entrailles et particulièrement : yçrs ï’p^bîïjî.q-;, leur expulsion, qui a lieu quelquefois par le Ypm!$sement etbeaucoup plps souvent par les selles, ne laisse aucun doute pi sur .leur présence 4an$ le corps humain , ni sur leur espèce. Plusieurs de cgs vers vivent ordinairement à Ïa^ïs dans les entraillps. • ■/ '
.-îÿ?.s- ?es. aPters.ont '.été; employés avec plus on moins de sucôe| qqnïre des, vers Iomhricqïdes;, : et surtout ceux qui .cgjg* tiennent uu principe acre et un arôme fétide. Tels sont Passa- M^çdai, oignon , . le ipamphred, le .pétrole , lepsuccni*
Qn j#mpte .aussi parmi les vermifuges Pabsynthe , la gentiane , la co 1 , la fçygère mâle , le genièvre , le brou de
npix-,;|adimaille;d’étain jacorporéei:avec 4u miel , le calomel, la tanaisie, la sabine, et surtout la môusse de Corse et le semffn- <lemier.s vermifuges sont presque exelustvernént^ employés. Certains; 'purgatifs sont aussi yermifuges et I‘ ’*■ ' - ' ‘ ' ‘ ■' ' ,r'; dr - 'r -
l’un, ^uf.rendre pjus actifs §t -plus propres à chasser
m 4q.qitf0n 'méiangé par ^arties.'égâles avec Peau dans laquelle on a fait bouillir du mercure cru.
- X;pf squ’il. s’agit dès eq fans , c’est. avec beaucoup de préçauf;iqn gy 11 fiyifc ail mini strjp des vermifuges qui jouissent, filgne grande énergie , de crainte d’irriter le canal intestinal,, l’âge du , dix-buit ipois à. .deiix pus.,.. on -parviendra presque toujours à expulser les vers avec un simple mélange, d’huile d’olive, de suc de, citron et de sirop de pêcher , administré suivant ,1a manière dont nous Payons indiqué sons le titre de Potion vermifuge pour les petits en fans , tom. I, pag. ;.ig3. On pourrait aussi leur dt>i}ner? :çn ^t/ois ou quatre doses , quinze à vingt' grqjqs^^o, sgmensçoqtra ineorporé avec une once de tniel ou dé confiture. Depuis cet âge jusqu’à six ou sept ans, on peut augmenter jffj qu a pti té.’dçsemen .po u fm &BJW*. gros., O pjnst quelquefois, obligé , de tromper lès epfans en leur ffdsgpl| ra'yabÇf. jgS sub^anqes vermifngeg'^ns fiiyqrsçs préparations ; de lleur goût , telles que des pastilles sucrées , des biscuits, etc. te biscuit vermifuge, indiqué. tçm. t?
v .... : V . . rv , ÏJ\ '
ftjfats, 5 sort, que Pqn. qrt affaire à :fiqs adultes oq a des euiao.s. , il ne fa\rf .jamais perdre ,q$e; yné le .canal , intestinal.
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la plupart des substances vermifuges sont irritantes , et si elles attaquent les vers , elles n’en agissent pas moins sur la membrane muqueuse de l’estomac et du tube digestif avec lequel ils se trouvent en contact. Il n’y a que les ignorans et les charlatans qui puissent employer celte formule générale bon pour détruire les vers , car on peut dire aussi, dans plusieurs cas mauvais pour le canal intestinal. Si, en effet, on place ces substances à haute dose dans un estomac même sain, l'irritation qu’elles déterminent pourra s’élever â une véritable inflammation; et si l’estomac, si le canal intestinal jouit d’une grande sensibilité et qu’il soit le siège d’une légère irritation , ces médicamens la réveilleront infailliblement; à plus forte raison si l’individu attaqué de vers était en même temps porteur d’un inflammation du canal intestinal,- ce qui est assez ordinaire. Il ne suffit donc pas d’expulser les vers, il- faut encore ne pas leur substituer une maladie plus sérieuse par une médication qui ne serait pas en rapport avec l’état des; organes digestifs.
Lors donc que la présence des vers coïncide aVec une gastrite , une gastro-entérite, une colite, en un mot, avec une inflammation de quelques-unes des parties du canal' intestinal , il faut rejeter tous les vermifuges trop actifs, et ne donner autre chose que les huiles et les acides , et encore devràit-on s’en tenir, pour peu que l’inflammation fût intense , en s?bccupant d’abord de traiter celle-ci par les boissons émollientes^ la diète , en un mot par le traitement antiphlogistique modifié suivant l’âge et la constitution des sujets et l'intensité de la maladie. L’inflammation étant apaisée , on s’occupe ensuite des vers.
S’il n’y a pas dé fièvre , par conséquent pas de gastrite , on administrera les vermifuges , r et lorsque les vers auront été expulsés, on soumettra le malade pendant deux ou trois jours à un régime doux, aux boissons émollientes , au bouillon de veau , de poulet, pour calmer l’irritation qu’ils produisent toujours plus ou moins sur le eanal intestinal.
Règle générale : quelle que soit l’espèce de vers que l’on sè propose d’expulser , il ne faut pas pousser trop loin l’usage des vermifuges , parce qu’une gastrite peut fort bien présenter tous les symptômes qui annoncent la présence des vers , quoiqu’il n’en existe aucun. On voit aisément combien il serait dangereux d’insister en pareils cas sur l’emploi de médicamens irritans ou slitnulans.
Vers solitaire ou tœnia , vulgairement vers plat. Il n’est pas possible de confondre le taenia avec aucune des deux espèces |»récéd^mwent déçrites ; mais il importe beaucoup de savoir
si c’est le ténia ou d’autres vers qui existent dans le canal intestinal , parce que le traitement général au moyen duquel on peut détruire les ascarides vermiculaires et le3 lombricoïdes ne réussirait pas toujours à expulser celui-ci. Il doit être combattu par des remèdes particuliers. Ces animaux sont très-plats, articulés, et acquièrent quelquefois une longueur si considérable, qu’on en voit qui ont de vingt à cent pieds et même plus. Ils portent à l’extrémité la plus ténue de leur corps une tête tuberculeuse , au centre de laquelle est une bouche entourée de quatre suçoirs. On les nomme vulgairement vers solitaires, parce qu’il est rare, mais non sans exemple, d'en rencontrer plus d’un à la fois dans le canal intestinal. On les nomme aussi vers plats, parce qu’ils le sont en effet et qu’ils ressemblent sous ce rapport à un ruban de fil ; on leur donne encore le nom de vers cucurbitains , parce qu’ils sont composés de plusieurs pièces articulées les unes avec les autres qui ont beaucoup de ressemblance avec les graines de courge. Souvent les individus qui portent un ténia rendent par l’anus quelques-unes de ces pièces , soit entièrement détachées les unes des autres, soit réunies plusieurs ensemble, et ne formant qu’un seul fragment de quelques pouces ou de quelques pieds de longueur.
On distingue deux espèces principales de ténias : le ténia armé et le non armé. Le premier a la tête armée de crochets rétractiles ; lé dernier en est dépourvu. Le ténia armé est généralement moins large , mais beaucoup plus long que le non armé, et c’est principalement aux articulations de ce vers que l’on donne le nom de eucurbitains. Le ténia non armé , qu’ounomme aussi tœhia lata, est très-plât; et forme un ruban plus uniforme que l’autre; c’est celui que l’on rencontre le plus souvent dans notre pays. Le ténia armé n’â jamais été trouvé que seul dans le tube intestinal; on a quelquefois au contraire trouvé deux, et même trois ténias non armés; mais ces cas sont très-rares. Il n’est pas d’une grande nécessité en pratique de savoir distinguer ces deux vers l’un de l’autre , puisque les effets qu’ils déterminent sur l’économie animale sont à peu près les mêmes, et qu’il n’y a pas de différence pour le traitement.
Les signes qui peuvent indiquer la présence du ténia dans le eorps humain sont assez obscurs. Ce sont la plupart des symptômes communs relatés plus haut et qui n’indiquent gnère mieux la présenee du vers solitaire que celle des autres espèces de vers. Ces signes sont un malaise général , une anxiété presque continuelle , des désordres nerveux , des étourdissemen», des vertiges, l’odeur aigre de l’haleine , la
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dilatation des pupilles, la pâleur du visage, des grincemens de dents pendant le sommeil , une faim vorace , des douleurs, des picotemens et quelquefois un sentiment de réplétion dans les entrailles ; des alternatives de soulèvement , d’abaissement et d’ondulation de l’abdomen. Mais, je le répète, tous ces signes sont équivoques , et l’on ne peut assurer d’une manière positive qu’il existe un ténia, que lorsqu’on voit sortir quelques fragmens du ver par les selles ou par le vomissement.
Lorsque le ténia n’est pas expulsé , il peut exciter des irritations graves du canal intestinal , donner lieu à des dysenteries, au marasme, à la fièvre hectique, et enfin à la mort. De tels effets ne sont pas constans, il est vrai , mais il suffit qu’ils puissent avoir lieu pour qu’on doive s’occuper de débarrasser de bonne heure le corps de ces hôtes incommodes et dangereux. On n’y réussit pas toujours facilement. Les vermifuges ordinaires sont trop faibles , et l’on est obligé d’avoir recours à des remèdes beaucoup plus énergiques. Les substances qui ont été employées jusqu’ici avec plus de succès sont la fougère mâle, que l’on remplace souvent aujourd’hui, et avec succès , par l’écorce de grenadier. Gomme nous avons indiqué ailleurs la dose et le mode d’administration de ces substances , ainsi que des autres vermifuges dont l’usage est le plus utile et le plus générai , nous n’y reviendrons pas. ( Vf.- Vermifuges , tom. I, pag. 129 et suiv. ) Nous n’avons qu’une chose à ajouter à ce que nous avons dit relativement à l’administration de l’écorce de grenadier comme ténifuge. Pendant l’intervalle qui s’est écoulé depuis l’impression de cet article jusqu’à celle de celui-ci, nous avons recueilli un très-grand nombre d’observations nouvelles, qui constatent de plus en plus l’efficacité de ce médipament. Mais la dose devra souvent être beaucoup plus forte que celle que nous indiquions alors. Voici la formule ordinairement employée. Prenez deux onces d'écorce de grenadiers, faites une décoction dans quatre verres d’eau , réduits à trois par l’ébullition. Faites prendre cette décoction à la dose d’un verre, répétée d’heure en heure. Souvent le ver est rendu dès la deuxième verrée , et quelquefois même dès la première.. Si néanmoins le ténia n’était pas expulsé par l’administration entière de cette décoction, on la répéterait pendant deux ou trois jours, si toutefois le canal intestinal était en assez bon état pour supporter ce traitement. Quelques médecins ajoutent un peu d’éther à la décoction d’écorce de grenadier j et l’on a remarqué que les tépifuges eh général étaient plus actifs et plus efficaces au moyen de cette addition. Outre la fougère et l’écorce de grenadier, il existe encore d’autres substances propres à détruire le ténia ; telles sont la gomme-gutte et