‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 2)Chapitre 174 sur 233 · P. SÉJOURNÉ · texte numérisé non relu

P. SÉJOURNÉ

OBERNDORFER Célestin, bénédictin bavarois (1724-4765). — Né le 20 septembre 1724 à Landshut, fit profession à l'abbaye d'Obernaltaich, où il enseigna la théologie dogmatique et morale jusqu'aux environs de 1752. Vers cette époque, il devint professeur de logique au lycée épiscopal de Freising, puis pro

OBERNDORFER

OBERRAUCH

fesseur ordinaire, préfet des écoles, enfin conseiller ecclésiastique du même évêché. Bien que son nom figure encore, par erreur, dans VAddresskalendar, publié à Erlangen en 1768, et dans celui de 1769, il faut maintenir avec H. Hurter, qu'il mourut, jeune encore, le 18 septembre 1765.

Ses fonctions l'amenèrent à traiter de la méthode théologique, et à défendre d'abord, contre les docteurs protestants d'Allemagne, J. Urucker, Wolf, Gottscheid et Jean-Ernest Schubert, le procédé dialectique usité en philosophie et en théologie scolastique. Dans les dix dernières années de son enseignement, prévenu par ses propres apologies contre les excès de la méthode déductive, il s'efforça de concilier dans ses ouvrages la scolastique et la théologie positive. N'était cette orientation heureuse qu'il tenta de donner à l'enseignement théologique dans les écoles épiscopales de son pays, il faut bien avouer que les réalisations qu'il en présenta ne méritent guère de sortir de l'oubli. Voici les principaux ouvrages sortis de sa plume féconde : De carilalis inilio, dissertation théologique sur la qualité de la contrition nécessaire pour l'absolution sacramentelle, in-4°, publié à Ratisbonne en 1754; De usu formée conditionalse, in-4°, édité à Freising en 1752, réédité en .1757. Ce sont là deux fragments de son cours de théologie morale en son monastère. De son enseignement de la logique au séminaire de Freising, sont sortis deux opuscules polémiques : Scholse calholicorum tum philosophia, tum theologia propter suum quant in docendo usurpant dialecticam, nota pedanlismi, contra heterodoxos... vindicatœ, Freising, 1754. L'auteur avait adjoint à son apologie de la dialectique des spécimens d'argumentations soutenues par ses élèves au séminaire de Freising. Il poussa sa pointe dans ses Vindicise continualse, quibus J. Bruckeri duo asserta, unum quo S. Gregorium M. melioris philosophiee ruinam, alterum quo Lulherum reformatée philosophiee ducem scribit, Jalsa ostenduntur, Freising, 1757. Dans les années suivantes, prémisses de son cours de dogmatique, Oberndorfer donna : Resolutiones ex psychologia et theologia naturali, Freising, 1758, in-4°; De sacramenlo ordinis, 1759, réédité en 1761. En 1760, il étudie les trois premiers lieux théologiques : l'Écriture, la Tradition et l'Église, et il en fait un juste volume : Brevis apparalus eruditionis, Vienne, 1760; en 1762, il se constitue une liste des meilleurs théologiens à consulter, et il la fait imprimer sous ce titre : Systema theologico-dogmalico-hislorico-crilicum, Freising, in-8°. Ces deux opuscules marquaient l'intention du jeune professeur d'adjoindre à la rigueur du raisonnement une sérieuse information positive; ils venaient à leur heure compléter logiquement son bagage méthodologique. Ce juste équilibre faisait bien augurer de son enseignement magistral, lequel pourtant ne nous apporte qu'une déception de plus, en ce siècle de décadence théologique. Il se fixa en douze vol. in-8°, publiés à Freising, sous le titre : Theologia dogmatico-hislorico-scolastica ad usum episcopalis lyceei Frisingensis ; les cinq permiers tomes seuls furent édités par l'auteur, dans les années 1762 à 1765, avec la même régularitéqu'ilavait misejusque-là dans ses publications. Le premier tome contenait une mise au point des idées de l'auteur sur les fontes Iheologiœ; les sept derniers volumes de la collection parurent d'après ses notes, mais par les soins de son collègue, dom Anselme Zacherl, de 1768 à 1780, à Freising. Tout ce qu'on peut dire en faveur de ce traité, c'est que les prérogatives du souverain pontificat y sont vigoureuse ment affirmées, et entre autres l'infaillibilité du pape

Jôcher-Rotermund, Ge/e/ir/en-Lexi'con, t. v, 1816, col. 893; Meusel, Lexicon, t. x, p. 150; H. Hurter, Nomenclalor, 3' édit., t. v, col. 29.

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