V. Grumel
2. NICÉPHORE CALLISTE XANTHO- POULOS, écrivain ecclésiastique byzantin de la fin du xni1' siècle et du début du xiv ■ I. Vie. II. Écrits.
1. Vie. - De la vie de Nicéphore Calliste un sait fort peu de chose, el ce qu'on en a écrit Jusqu'ici n'est point exempt d'erreur. C'est ainsi que Krumbacher, Geschichle. der byzantinischen IJiteratur , 2" éd., p. 293, se fondant sur un contresens de Joseph Lang dans la traduction latine du prologue à l' Histoire ecclésiastique de Nicéphore, P. G., t. cxlv, col. 620 C, lui fait terminer cet ouvrage à trente-six ans, alors que Nicéphore affirme simplement l'avoir commencé à cet âge : [xr^oi sxtou xal Tptaxoaioù -rTjç ïjXixîaç l7r:i6àvTeç èviauToO, Yjvlxa tyj ^payiiaTeia éau-roùç èx8e8a>xa|i.ev. Le même Krumbacher se trompe également en prolongeant l'existence de Nicéphore au delà de l'année 1350, sous prétexte que le patriarche Calliste (1350-1354) est le dernier nommé dans une liste de patriarches de Constantinople attribuée à Nicéphore. Mais cette liste en vers politiques n'appartient pas à ce dernier. Dans le cod. 1537 de la Bibliothèque nationale de Paris, xve siècle, elle est mise sous le nom de Théodore Prcdome et a dû être allongée par un copiste. Notre Nicéphore nous a bien laissé une liste des patriarches byzantins écrite en prose; mais elle se clôt sur le début du second patriarcat d'Athanase I" (1304-1310). P. G., t. cxlvii. col. 468 D. Des renseignements que nous avons pu recueillir, et que d'autres pourront compléter, il ressort que Nicéphore a dû mourir dans les premières années d'Andronic III, dit le Jeune (1328-1341), vers 1335. Il paraît, en effet, comme auteur de la Vie de saint André le Jeune dans le Paris, grœc. 1547 (ancien Mazarinus Regius 2458), qui a été copié en 1286. Cf. Montfaucon, Palœographia grœca, 1. IV, c. ix, p. 323. Si on lui accorde, à cette date, trente ans environ, il sera né en 1256, et il aura commencé son Histoire ecclésiastique en 1292. Celle-ci fut terminée, d'après son propre témoignage, sur la fin du règne d'Andronic II le Vieux (1282-1328), alors que cet empereur avait déjà restauré l'église Sainte- Sophie et plusieurs autres édifices, P. G., t. cxlv, col. 581 sq., et qu'il était parvenu à un âge très avancé, ibid., col. 588-589. Or, la restauration des monuments en question ne fut exécutée qu'après la mort de l'impératrice Irène, survenue en 1317. Ajoutons un autre indice qui n'est pas négligeable. Le Cod. Miscellaneus grœc. 79 de la bibliothèque Bodléienne d'Oxford, qui renferme les principales œuvres liturgiques de Nicéphore, est daté par H. O. Coxe, Calalogi codicum manu scriptorum bibliothecœ Bodleianœ, pars I, Oxford, 1853, p. 662, de la fin du xme siècle. Krumbacher a bien tort de contester ce diagnostic scientifique, puisque nous avons déjà trouvé le nom de Nicéphore dans un manuscrit copié en 1286.
Dans ce manuscrit, Nicéphore est qualifié de prêtre de la Grande-Église, c'est-à-dire de Sainte-Sophie. Cela concorde bien avec ce que qu'il nous dit lui-même dans le prologue de son Histoire : Dès sa jeunesse, il a été l'hôte de la Grande-Église pendant de longues années; c'est dans sa riche bibliothèque qu'il a puisé ses documents; c'est encore à Sainte-Sophie qu'il trouve le vivre et le couvert, au moment où il termine son grand ouvrage et où il est parvenu à un âge avancé, SîaiTocv xal xaTaycoy/iV èv aÙTTJ ttoXXco tco uiaa> ypô\i<ù Swpr,aaix£Vjr) waavel xal u.aïS'joa[jiévir), xai etç t6Se YjXixîaç '/)[i.âç xal Xôyou 7rpoaYaYOi>crr;. P. G., loc. cit.. col. 609 C.
Nicéphore a donc été prêtre et cela ne doit pas nous surprendre, puisque presque toute son œuvre est d'ordre religieux. Il a été aussi moine, vraisemblablement sur la fin de sa vie, s'il faut en croire la su S ription quise lit dans le Vatic. grœc. Reg. Suec. 182, fol. 1,
NICEPHORE CALLISTE
du xv siècle : Toû [xaxapiwTaTOu xal Xoyicût<xto'j xupoû Nixrjcpôpou KaXXlaTou toû SavGoTroûXo'j toû Six toû Oeîou xal àyYS^i'^o'J ayr^aToç fisTOvofxaaOévToç NsîXou (et non NaXXou, comme a lu H. Stevenson, Codices manuscripti grœci reginœ Suecorum et PU papie II, Rome, 1888, p. 123) (j.ovxxoû Suva^àpia. Peut-être a-t-il pris l'habit dans ce couvent de Couzéna (y] toû KouÇr;vS [i.ovrj), dont il connaissait bien l'archimandrite, appelé Callinique, destinataire de plusieurs de ses ouvrages liturgiques.
II. Écrits. — Il est impossible de donner une liste complète et définitive des écrits de Nicéphore Calliste, tant que nous manquent des catalogues précis et détaillés des manuscrits grecs des bibliothèques de l'Athos, de Paris, de l'Escurial et du fonds Vatican. Ce qui nous est connu peut se ranger sous cinq rubriques : 1° Écrits historiques; 2° Écrits liturgiques; 3° Écrits exégétiques; 4° Œuvres oratoires; 5" Œuvres de littérature profane. Ce qui est remarquable, c'est que, sauf pour les œuvres oratoires, Nicéphore nous a laissé dans ces divers genres à la fois des spécimens en prose et des spécimens en vers.
1° Écrits historiques. — ■ 1. L'œuvre la plus considérable et la plus importante de notre auteur, celle qui a immortalisé sa mémoire est son Histoire ecclésiastique en dix-huit livres, allant des origines du christianisme jusqu'à la mort de l'empereur Phocas (618). Les premières lettres de chacun des livres forment l'acrostiche Ntx7)cp6pou KaXXlaTou. L'ouvrage est précédé d'une longue épître dédicatoire à l'empereur Andronic H'Paléologue (1282-1328). C'est un éloge pompeux et dithyrambique de tout ce qu'a fait ce prince. Il est comparé au grand Constantin pour plusieurs raisons, entre autres pour celle-ci : qu'il a fait triompher la vraie doctrine sur la procession du Saint-Esprit, tout comme le fils de sainte Hélène fit triompher la vraie doctrine sur la génération du Verbe. P. G., t. cxlv, col. 592 C. Ceci nous fait connaître l'attitude de Nicéphore à l'égard des Latins. — Le premier chapitre du livre Ier est une sorte d'introduction à tout l'ouvrage, écrite après que le livre XVIIIe avait été terminé. P. G., ibid., col. 603-620. L'auteur y passe en revue les écrits des historiens de l'Église qui l'ont précédé, depuis Eusèbe de Césarée jusqu'à Évagre, et leur trouve à tous des défauts. Il ajoute qu'après Évagre, aucun historien n'a écrit d'œuvre d'ensemble sur l'histoire de l'Église, et il se propose de combler cette lacune. En fait, il n'a pas dépassé le règne de Phocas, bien qu'à la fin de son introduction nous trouvions le sommaire de cinq autres livres, en plus des dix-huit, conduisant le récit jusqu'à la mort de Léon le Sage (912). P. G., ibid., col. 617-620. Ce sommaire non exécuté est un phénomène assez curieux, dont Krumbacher, op. cit., p. 291 et 347, nous donne peut-être la véritable explication. D'après ce savant, Nicéphore, malgré sa déclaration sur l'absence d'une histoire générale de l'Église pour la période postérieure à Évagre, n'aurait fait que plagier, en lui faisant subir quelques légères modifications et interpolations, un grand ouvrage bipartite écrit au début du x» siècle et s'arrêtant à l'année 920. De cet ouvrage anonyme on a découvert des traces en plusieurs manuscrit s, notamment dans le cod. Baroccianus griec. 142 de la Bodléienne d'Oxford. Si cela est exact — ■ et des travaux ultérieurs pourront éclaircir ce point ■ — le mérite de Nicéphore en serait fort diminué, et aussi son autorité, en ce sens que l'utilisation des historiens ecclésiastiques, ses prédécesseurs, dont il parle ne serait que médiate. Bref, Nicéphore aurait fait pour cet Anonyme du x» siècle ce que Cédrenus a fait pour Skylitsès, Le procédé était courant chez les Byzantins, et il ne faudrait point s'étonner d'en rencontrer un nouvel exemple.
Quoi qu'il en soit, l'Histoire de Nicéphore est un ouvrage fort utile pour la connaissance des six premiers siècles chrétiens, l'histoire des controverses, l'exposé des hérésies, sans parler des légendes byzantines que l'auteur a, cousues çà et là au récit d'événements anciens. Des extraits parfois considérables d'historiens anciens, dont les œuvres ont disparu, nous sont conservés* dans cette compilation, où il ne faut point chercher l'esprit critique. C'est ainsi qu'on a tiré des livres de Nicéphore de nombreux passages de Théodore le Lecteur, écrivain du début du vie siècle. Cf. P. G., t. lxxxvi, col. 165-216. La valeur historique de la compilation est donc inégale et doit se juger à la valeur de la source utilisée, quand on peut la découvrir, ce qui n'est pas toujours facile.
2. Un autre écrit de Nicéphore, se rapportant à l'histoire ecclésiastique, est son opuscule sur les évêques et patriarches de Constant inoples, Ai/jy^aiç rcepl tûv £7uax67rwv BuÇav-rtou xal tûv Trarptap^wv rcàvTWv K<ùvaTocvTt,vou7i6Xscûç, édité par Anselme Banduri dans son Imperium orientale, t. i, p. 190 sq., d'après le cod. Paris. 1630, du xive siècle, avec de longues et savantes notes, le tout reproduit dans P. G., t. cxlvii, col. 449-510. La liste des évêques de Byzance, qui commence au légendaire Stachys disciple de saint André, suivi d'une vingtaine d'autres noms aussi légendaires, devient historique à partir de Métrophane, et se termine, comme nous l'avons dit plus haut, au second patriarcat d'Athanase Ier (1304-1310). Cet opuscule en prose ne doit pas être confondu avec un catalogue en vers iambiques des mêmes évoques byzantins, composé également par Nicéphore et contenu dans plusieurs mss conjointement avec une liste également en vers des empereurs byzantins. La liste des patriarches s'arrête à Jean XII Cosmas (1294 1304); celle des empereurs à Andronic 11(1282-1328).
3. On peut rapporter aux œuvres historiques une série d'autres petits poèmes en vers iambiques ou politiques : a) Un poème sur la ruine de Jérusalem parTitus:"AXwaiç'l£poijoaXY)ji.côçô'IcÔCTY)7rTioç '.axopet, édité dans l'ouvrage intitulé : Expositio thematum dominicorum et memorabilium quœ Hierosolymis sunt, Paris, 1620, avec une traduction latine de F. Morel ; reproduit dans P. G., t. cxlvii, col. 601-606. — b) Une Liste des dignités de la cour impériale byzantine, en vers politiques, contenue dans le Paris, grœc. 1790, du xvie siècle, fol. 295. — ■ c) Une liste des Pères de l'Église, où ne figurent que les Pères orientaux, publiée dans l'ouvrage intitulé: Cyri Theodori Prodomi epigrammata, etc., Bàle, 1536, sous le titre: Oî xaXXûvavTsç Iv Xoyoïç 'ExxX7)atav, reproduite par Fabricius-Harlès, Bibliotheca grœca, t. vu, p. 441, et dans P. G., t. cxlv, col. 553. — d) Une liste des mélodes, Ol xà [iiXT) tcXé- Çocvteç u|j.vwv èvOéwv, publiée dans le même ouvrage édité à Bàle, en 1536, et par Fabricius-Harlès à la fin du livre d'Allatius, De libris ecclesiaslicis Graecorum. — e) Les autres listes suivantes, également éditées à Bàle en 1536 : a. 'Acauplcov, Ilepatôv, AIyûtctou, Sùpwv, MyjScov, 'EXXyjvcov avaxTeç; b. 'AGrjvaîwv xal KpYjTwv ap^ovTsç; c. 'PcopiYjç paaiXe ïç ; d. 'E6So(jiy)xovtoc toû XpiCTToû \xx>GTt\-Kokoi ; e. EùaYY^aTal *aî Siâxovoi ; /. Al [i.uppoç6poi. xal \xcSt\t ç>ia.i Aôyou ; g. 2uvo7ttlx7) aùvo^tç àyîtov "/pôvou ou Ménologe en vers des saints de l'année.
4. Nous joignons également aux œuvres historiques les écrits hagiographiques proprement dits, à savoir : a) Une Vie de saint André le Jeune, déjà signalée plus haut, transcrite en 1286 dans le cod. Paris. 1547, encore inédite. — ■ b) Une histoire du sanctuaire de Notre-Dame de la Source et des miracles qui s'y sont accomplis, Ilepi ovarâczaç toû ae6aafiiou ol'xou ttjç èv KfuvaT~vTtvou7ToXei, ZcooSô^ou Iiy)y^Ç (aujourd'hui Baloukli, dans les faubourgs de Constant inople) xai
NICÉIMIOHE CALLISTE
tcov èv aÙTCo ûrcepcpucoç TeXeaQevTcov GaufxaTcov. Cet ouvrage uni à la Vie de saint Clément de Bulgarie par Théophglacte, a été publié par Ambroise Pampéris, à Leipzig, en 1802. Un résumé en grec vulgaire de l'écrit do Nicéphore a été publié à Constant inople, en 1812 par Palsius ancien évoque de sta^i, el a eu deux autres éditions, en 1835 et en 1842. Voir la description de ces éditions par L, Petit, Bibliographie des acoloulhies grecques, Bruxelles, 1926, p. 160-161 ; cf. aussi Papadopoulos-Kérameus, Nixrjcpôpoç KàX- Xicttoç 3av06rcouXoç, dans la Bgzanttntsche Zeitschrift, t. xi, 1902, p. 39. ■ — ■ c) Un récit eu vers iambiques tic la vie el des miracles de saint Nicolas de Myre, contenu dans le Miscell. Oxon. 79 sous le titre suivant : Mctcâcppaaîç tiç èv îa(j.6eîotç otî^oiç eîç tôv (3îov Te xaî ydcptv tcov 6au(i.aTcov toù NixoXâoo toù rcpoéSpou tcov Mùpcov,, fol. 290-344. Papadopoulos-Kérameus en a donné une édition d'après le cod. 150 du monastère de Saint-Sabas dans le t.ivdes 'AviXSîtTa'IepoaroXu- |j.'.Tixî)ç aTaxuoXoyîaç, p. 357-390, sous le titre suivant : AnrjyYjaîç tiç èv cttî^oiç îa[/.6eîoiç tivcôv GaufAdcrcov toù 6eiou NixoXâou, cov oùSapicoç [léyLV^-oci ô MsTaçpàcroqç. 2° Écrits liturgiques. — Après l'histoire ecclésiastique, c'est la liturgie qui est le plus largement représentée dans l'héritage littéraire de Nicéphore. Nous y trouvons des œuvres originales, des commentaires d'hymnes et de tropaires, des poésies en vers métriques et en vers rythmiques, des pièces en prose. En voici la liste.
1. Synaxaires pour les principales fêtes du Triodion expliquant l'origine et la disposition de ces (êtes dans le calendrier liturgique, Euvaçàpia eîç Taç STri.aYjfj.ouc toù TpicoSîou, fiiav éxâaTTjv aÛTcov aÎTioXoyoùvTa, rcûç 7TOTE tô xax'àp^àç yeyove xaî Si'tjv aÎTÎav coç vùv ïyo\tai Trapà twv àyîcov xaî 6eo<pôpcov Y)u.cov rcaTepcov kiôiyJiriGac*, [xsTà tovcov è7uaTaaecov (zepixcov, àp^ôu.eva àrcô toù TeXcôvou xaî Oapiaaîoo xal xaTaXrjyovTa P-é/pt tcov àyîcov TcâvTcov ôçsîXei toîvuv tô toù p.T]vaîou auva^âpiov èv ty; eêSôrj.r; coç lôoç TïpcÔTOv àvayivcôaxeaOat, jj.sTeTcei.Ta Se Ta rcapôvTX (titre dans le Miscell. Oxon. 79). Dans ces Synaxaires, Nicéphore enseigne le délai de la rétribution pour les justes et les pécheurs jusqu'au jugement dernier, d'accord en cela avec beaucoup d'autres théologiens byzantins. Dans les éditions vénitiennes du Triodion, les Synaxaires de Nicéphore ont été distribués à leur place. On les trouve aussi dans les autres éditions non catholiques de ce livre liturgique. De plus, il a paru une édition spéciale en grec vulgaire de ces Synaxaires due au prêtre chypriote Matthieu Cigalas, sous le titre suivant : NtxTjçôpou KaXXîaTou toù 5av6orroùXXo'j (sic) cruva- Çâpia eîç Tàç È7ucrr)p.ouç eopTaç toù TpicoSîou xaî toù ITevT^xoCTTapîoij (aeTaçpaaOevTa eîç Xotvqv yXcoaaav, Venise, 1639 et 1650. Cf. E. Legrand, Bibliographie hellénique du xvii' siècle, t. i, p. 404: t. n, p. 49. On remarquera que, dans cette édition, aux Synaxaires du Triodion, sûrement authentiques, sont joint les Synaxaires du Pentecostarion du temps pascal, de l'authenticité desquels il y a lieu de douter.
2. Synaxaires pour les /êtes des saints de toute l'année : Bt6Xîov ouvaÇâpiov ttjç crjvô'iecoç tcov àyîtov toù ôXou ypovo-j, ô6ev Te ëxaaToç xal ex tîvcov eçu xaî èv oîç Xpôvotç, xaî eÏTe Six cxaptupCou, eÏts tôv Si'àaxY)aecoç èSeçaTO aTeçavov. Ouvrage douteux, attribué à Nicéphore par certains manuscrits postérieurs. Cf. Papadopoulos-Kérameus, art. cité. De ces Synaxaires il a paru une traduction en grec vulgaire faite par .Maxime Margounios, première édition, Venise, 1607. Cf. Legrand, op. cit., xvn« siècle, 1. 1, p. 49-52.
3. Un traité sur la messe des Présanctifiés adressé à l'archimandrite Callinique du couvent de Couzénarllpôç tôv aÙTÔv èpcor/jcravra SkxtÎ TtporjytaafxévT] ylvcrai, xaî StaTÎ TÔTe eùayyéXiov où Xéye-rai, xaî ttcoç
DICT. DE THÉOL. CATH
jj.eTa XafXTràSoç ô îepeùç Xéyei- Ocoç XpiaroO cpaivei Tfâoi. Le Miscell. Oxon. -79 n'a que le litre de cel Opuscule, dont le texte nous a été conservé par le cod. Nanian. 228, fol. 401. Cf. Mingarelli, Catalogua codd. ms. qui in bibliolheca Nanianorum asseroaniur, p. 121.
4. Lettre au même archimandrite sur la signification des termes liturgiques suivants : vj ÙTcaxorj, tô xov- Tàxtov, ô oïxoç, tô èÇaTtoaTeiXâpi.ov, qui désignent diverses espèces de tropaires : IIpôç tôv aÙTov épto-r/jaavTa rcepî ttjç GrcaxoTJç toù xovTaxîou, toù oïxou. xaî toù IÇaTcoaTeoXapîoij, rcôGev oùtcoç éxXTjO^aav. Ce morceau a été édité par l'archimandrite Cyrille AI hanasiadès avec d'autres écrits de Nicéphore dans son ouvrage intitulé : 'Epptïjveîa eîç toùç àvaoapO[/.oùç tyjç oxTcorjyou rcapà toù NiXYjçôpou KaXXîcrrou toù 3av6orcooXou, Jérusalem, 1862. Krumhacher déclare fausse l'interprétation que donne Nicéphore du mot oïxoç, op. cit., p. 669.
5. Commentaire des tropaires ou versets de l'Ocloechos appelés, àva6aQp.oî, précédé d'une épître dédicatoire à l'archimandrite Callinique : 'Eçjjyrjcuç eîç toùç àva- 6a0[i.oùç tcov ôxtco Tj^tov rcpoXoyoç repôç tôv aÎT'^aà- (xevov ôatcÔTaTov àpxtuavSpÎTYjv tôv ttjç KouÇr]vàç... [x6vaj(ov xùptov KaXXivixôv. Publié par Cyrille Athanasiadès dans l'ouvrage cité plus haut, d'après trois mss. du xvme siècle. Cette édition est à refaire d'après le texte du Miscell. Oxon. 79.
6. Commentaire de l'hymne du tropaire de saint Cosmas le Mélode sur la sainte Vierge commençant par les mots : Trjv Tt,jj.i.coTépav tcov Xepou6îjx- è^Y)yrjcnç eîç ty)v TtixicoTÉpav repôç tôv aÙTÔv ôcucÔTaTOv àpyi- [xavSpÎTYjv ttjç toù KouÇvjvà jJ.ovr]ç xùpiov KaXXivtxôv. Également publié par Cyrille At hanasiadès-, op. cit. C'est dans cet opuscule que Nicéphore nie la conception immaculée de la sainte Vierge, et insinue que Marie a été purifiée du péché originel au jour de l'Annonciation. C'est le premier Byzantin, à notre connaissance, qui ait nié le privilège mariai. Il est vrai qu'il se rétracte à la fin de son commentaire, tel qu'il se lit dans le Miscell. Oxon. 79, comme nous l'avons dit à l'article Immaculée Conception dans l'Église grecque, de ce dictionnaire, t. vu, col. 949- 950, où l'on trouvera l'exposé complet de la pensée de notre théologien sur l'Immaculée Conception. L'édition d'Athanasiadès ne contient pas la rétractation finale, preuve que cette édition est à refaire.
7. Résumé du Triodion en vers iambiques, publié par At hanasiadès, op. cit., p. \jX,'.
■ 8. Acoloulhie ou office complet de la fête de Notre- Dame de la Source vivifiante, yj ZcooSoyoç IlYjyY), que les Grecs célèbrent le vendredi de la semaine de Pâques. Cet office a passé en entier dans l'usage liturgique, et on peut le lire dans les éditions du Pentecostarion, par exemple, dans l'exemplaire de Venise de 1565; mais une édition critique manque. On le trouve dans plusieurs mss, notamment dans le Vatic. grœc. 769, fol. 242 sq., qui est du début du xv siècle.
9. Une série de dix morceaux en poésie rythmique, tous contenus dans le Miscell. Oxon. 79, sauf un seul, un acrostiche alphabétique en l'honneur de la sainte Vierge, qui se trouve dans le Yindobonensis theol. gra-c. 79 (ancien 299), fol. 360-361 v», et débute par les mots : "A/pavTe TrapOéve, (i.T)Tep 0eoù, tj SeSo- ÇaCfiévY] ÙTïèp Tïàaav cpùaiv Ppotcov. La strophe commençant par la lettre P a été sautée par le copiste. De ces 10 pièces, 8 sont des acrotisches alphabétiques, se rapportant tous à la sainte Vierge, à l'exception d'un seul, qui est de caractère pénitentiel et est intitulé : SriXYjpâ xaTavox^xâ ; le 9e morceau est une courte prière à l'image de Notre-Dame Hodégétria, et le 10e, composé d'une seule strophe, une invocation aux douze apôtres qui sont tous nommés. Nous publions