NICÉTAS ACOMINATOS. Voir Acomi
NATOS, t. I, COl. 316.
2. NICÉTAS DAVID, évêque de Dadybra en Paphlagonie, surnommé le Philosophe, le Rhéteur et
le Paphlagonien, ce qui permet de se demander s'il ne partage pas l'un ou l'autre de ces vocables avec un homonyme. Grand panégyriste du ixe siècle, il est l'auteur d'une suite de discours sur les saints ou sur les fêtes dont vingt seulement ont été publiés. Pour les discours sur les apôtres, il s'est servi des Actes apocryphes; pour les martyrs, des Actes anciens et des légendes des saints qu'il a encore enjolivés de fleurs de rhétorique. Ce qu'on lui reproche le plus, c'est le manque complet de critique. Une oeuvre historique a plus de valeur. C'est la vie de saint Ignace, patriarche de Constantinople, dans laquelle il se révèle un adversaire acharné de Photius. Il reste encore bien des discours inédits de Nicétas David. Divers manuscrits de la Bibliothèque nationale, 153, 755, 1 '>. . 1180, Coisl. 2()7, H. Omont, Inventaire sommaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale, Paris, 1898, t. i, p. 18, 126, 127, 245-246; t. m, p. 179. en contiennent seize qui n'ont pas été publiés. Nicétas a laissé également un commentaire des poésies de saint Grégoire de Nazianze, P. G., t. xxxvm, col. 681-841 ; t. cv, col. 577-581.
L. Allatius, De Nicetis (A. Mai, Nova Patrum bibliotheca, t. vi b, p. 3 ; P . G., t. cv, col. 9-16) ; R. Ceillier, Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, 2e édit., t. xn, p. 736-737; Démétracopoulos, Grtvcia orthodoxa, 1872, p. 4; Fabricius, Bibliotheca grœca, 1714, t. vi, p. 431-432; K. Krumbacher, Geschichte der byzantin. Literatur, 2e édit., 1897, p. 167-168, 679; P. G., t. cv, col. 9-582; t. xxxvm, col. 681-841.
B. Janin.
3. NICÉTAS D'HÉRACLÉE (fin du xi« siècle) a été longtemps désigné sous le nom de Nicétas de Serrés, mais c'est à tort. L'appellation ô toû Sspptov accolée à son nom dans les suscriptions de beaucoup de manuscrits (les plus anciens) nous apprend qu'il avait une relation de fonction ou de parenté avec le métropolite de Serrés. Ici, c'est la parenté qu'il faut voir, d'après le témoignage d'un manuscrit slave du XIIIe siècle et d'un manuscrit grec du xvne siècle (Athènes, n° 1378) qui le désignent, expressément comme le neveu du métropolite de Serrés. Notre personnage fut le contemporain de Théophylacte de Bulgarie et de Nicétas Sléthatos avec qui il fut en correspondance. Il fut d'abord diacre, didascale et skeuophylax de la Grande-Église. C'est sans doute dans sa fonction de didascale qu'il composa ses ouvrages, du moins la plupart. On ne sait quand il monta sur le siège d'Héraclée (il s'agit d'Héraclée deThrace), ni combien de temps il l'occupa. On ignore pareillement la date de sa mort.
En dehors des écrits didactiques profanes pour lesquels nous renvoyons à Krumbacher, Gesch. <lcr bgz. Lit., p. 587-588, Nicétas a laissé un grand nombre d'ouvrages intéressant les sciences ecclésiastiques. Les plus importants sont : 1° les Chaînes scripturaires : a) Chaîne des Psaumes, inédite, sauf le prologue publié par Mai, Nova Pal. bibl., t. ni, p. 139-142, reproduit dans P. G., t. lxix, col. 699-714. b) Chaîne sur Job, publiée en grec avec traduction latine par Young, Londres, 1637, réimprimée (grec seulement) à Venise en 1792. L'attribution de cette Chaîneà notre Nicétas n'est point absolument sûre. Cf. B. Devreesse, Chaînes exégétiques, dans Dict. de la Bible, Suppl., 1. 1, col. 1110- 1141. c) Chaîne sur sai ni Matthieu. Nicétas d'Héraclée nous apprend lui-même qu'il a fait pour saint Matthieu et saint Jean et fera pour saint Marc le même travail que pour saint Luc, cf. Sickenberger, Titus von Bostra, p. 51, dans Text. und Unlers., IIe série, t. vi, fasc. 1. La Chaîne sur saint Matthieu a été publiée parCordier, Toulouse, 1647 (est absente deMigne). d) Chaîne sur saint Luc. Une grande partie a été publiée par .Mai, ibid., t. îx, p. 626-720 (n'est pas dans Migne). e) Chaîne sur saint Jean, conservée dans plusieurs manuscrits,