‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 3)Chapitre 141 sur 470 · RÉALISME. VINCENT FERRIER · texte numérisé non relu

RÉALISME. VINCENT FERRIER

habens unilatem de multis. Il commence par exposer les arguments des partisans d'un réalisme outrancier;

1. la science qui est du général suppose l'existence réelle d'une uniformité entre les individus de l'espèce, une unité de l'universel; 2. Tout titre à être est titre à unité et à unification : ens et unum convertuntur; 3. il n'y aurait même pas de vraies diversités s'il n'y avait de vraies ressemblances ; 4. il faut bien noter que Platon et Socrate se ressemblent davantage entre eux qu'ils ne ressemblent à une pierre: 5. il y a unité d'action dans une même espèce; 6. c'est ce qui fait que l'espèce est une famille unie tandis que le genre est une catégorie plus vague; 7. Socrate et Platon ne diffèrent que par des détails, des gestes, ils s'identifient dans l'humanité ; 8. et 9. il est peu de différence entre les hommes ; 10. peu de différence entre les ânes (sicï, mais d'une espèce à l'autre toujours un abîme; 11. chaque être vit selon la nature de son espèce; 12. chaque être obéit aussi à ce principe spécifique qui le domine.

Les arguments des nominalistes sont ensuite exposés au nombre de quatorze : 1. l'unité absolue concrète de l'universel irait contre la multiplicité des créatures;

2. contre la multiplicité des âmes distinctes créées par Dieu; 3. il n'y aurait plus de différence entre le particulier et l'universel; 4. quand une hostie serait consacrée, toutes le seraient; 5. Socrate n'aurait plus rien en propre qui ne se confonde pas avec l'humain;

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