‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 3)Chapitre 419 sur 470 · H 0 1 1 1115 A C 1 1 E H ( K E N É -F R A N ÇOIS · texte numérisé non relu

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lànovitates, Wurtzbourg, 1608; Pseudo jubilœum anno 1/117 calendis novembris insolenti feslivitate a Lutheranis... célébration, Molsheim, 1618, à propos «lu centenaire des thèses de Wittemberg; Duorum Lulheranorum, Thomse Wegelini... et M. Joannis Schachingeri... hallucination.es... de resurrectione mortuorum, Trêves, 1619; Apologia pro Deiparse Virginis caméra cl historia, Trêves, 1625, c'est une défense de la Sanla-C.asa de Lorette contre l'ouvrage du protestanl Matthias Bernegger, professeur à Strasbourg, Hypobolimsea diva Maritv Deiparse ramera seu Idolum Laurelanum, Strasbourg. 1619, dans lequel et ait attaqué également le Pseudo-jubilteum. Son tempérament combattit et intransigeant entraîna le P. Hoest a attaquer très vivement son collègue à l'université de Cologne, le P. Frédéric Spe. Lorsque celui-ci laissa publier par un ami sa fameuse Caalio criminalis (1631) contre les procès de sorcellerie, le I'. Roest voulut faire mettre l'ouvrage à l'Index. Il fallut l'intervention du I'. général pour l'y faire renoncer.

J.-F. Foppens, Bibliotheca Belgiea, t. n, p. 1005; Sommervogel, Bibl. de lu Compagnie de Jésus, t. vu, col. 9-11; B. Duhr, Geschichte der Jesuiten..,, t. n a, p. 584; t. n b, p. 761.

J.-P. Grausem.

ROGATISTES, secte donatiste. Voir Dona-

TISME, t. IV, COl. 1710.

ROGER Louis, originaire du diocèse de Bourges, docteur en théologie, fut doyen et archidiacre de la cathédrale de Bourges, au xvme siècle. H a publié un écrit intitulé Dissertationes dv.se critico-theologicse, l'iris, 1713, in-8°. La première de ces dissertations est dirigée contre les sociniens et les nouveaux critiques, sur le verset des trois témoins célestes, I Joa., v, 7. « Il y en a trois ([ni rendent témoignage dans le ciel. » C -s paroles montrent nettement la distinction des trois personnes en Dieu. La seconde est dirigée contre les Juifs sur la prophétie d'Isaîe vu, 11 : « Voilà qu'une Vierge concevra et enfantera »; ces paroles prouvent la virginité de Marie par la signification du mol hébreu aima {Mémoires de Trévoux, févr. 1711, p. 193-216), D'après les Mémoires de Trévoux, août 1717, p. 1359- 1379, Roger avait dressé le projet d'un ouvrage sur l'eucharistie, afin de compléter l'ouvrage alors célèbre de /.// perpétuité île la foi. L'auteur souligne la grande valeur de l'argument de prescription contre ies protestants.

I tinter, Nomenclator , 3e éd., t. iv, col. 810.

.1. Carreyre.

ROHRBACHER René-François, historien ecclésiastique (1789-1856).

I. VIE. Né le 27 septembre 1789 :ï Langatle. près de Sarrebourg, alors du diocèse (le Nancy, René-François fut. par suite du malheur des temps, livré à luimême pour sa formation intellectuelle. Son père, modeste maître d'école, et son curé, M. de l-'rimont. lui enseignèrent les premiers éléments de l'allemand, du français et du latin; il lit ensuite en un an et demi ses humanités aux collèges de Sarrebourg et de l'haisbourg, et resta trois ans et demi comme surveillant dans ce dernier établissement. Déjà sa vocation d'historien s'éveillait : il consacrait ses loisirs et ses vacances à lire les Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique

de Tillemont, ainsi <pie les ouvrages de Chateaubriand,

de .1. de Maisl re el de I îonnld.

Son éducation cléricale fut très écourtée : entré au

grand séminaire de Nancj en 1810, il recul aussitôt des mains de Mgr d'Osmond la tonsure, et. en 1X12, la prèl lise. ( )n le nomma Immédiatement vicaire, non pas a Wibersviller, comme l'affirment la plupart de ses bio graphes, mais à Insming, OÙ il exerça aussi le profe

rat. Cf. E. Martin, Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et de Saint-Dié, t. m, p. 287, n. 1. Six mois après, il était vicaire à Lunéville. En 1821, il entra chez les missionnaires diocésains, dont il devint le supérieur de 1823 à 1826. Son ministère ne le détournait pas de ses études historiques : il lut, entre autres, la Geschichte der Religion Jesu-Christi, du comte Fr.-L. de Stolberg, et la Restauration der Staatswissenschaft, de L. de Haller, protestant que cette étude allait conduire au catholicisme.

C'est alors qu'il fut attiré et séduit par les premières publications de l'abbé F. de Lamennais. En 1825, il entre avec lui en relations épistolaires et, le jour même où Lamennais était condamné en correctionnelle, 26 avril 1826, Rohrbacher arrivait à Paris pour se mettre à son service. Il entra alors pleinement dans l'esprit et dans les desseins du maître, mais en sachant garder sa personnalité et conserver assez de liberté intellectuelle pour saisir ce qu'il y avait d'inexact et de faux dans certaines de ses doctrines, pour les modifier et les corriger. Il le suivit à La Chesnaie, puis fut envoyé à Malestroit, en 1828, pour diriger les études philosophiques et théologiques des jeunes clercs du noviciat de la congrégation que les deux frères Jean et Félicité de Lamennais voulaient fonder. Il adhéra sans restriction et publiquement à l'encyclique Mirari vos du ir> août 1832; après la publication des Paroles d'un croyant, il écrivit à l'auteur et critiqua son livre; une nouvelle lettre du 10 avril 1835, pour essayer de le ramener dans la voie droite, demeura sans résultat. Cf. Histoire universelle de l'Église catholique, éd. Fèvre, t. i, 1899, p. 28-29. Le 0 septembre 1835, il quittait la Bretagne pour rentrer en Lorraine.

Mgr de I-'orbin-Janson lui confia dans son grand séminaire, en 1835, la chaire d'Ecriture sainte (il composa avec ses élèves une grammaire hébraïque); en 1811, il y ajouta la chaire d'histoire ecclésiastique, pour ne garder, à partir de 1847, que ce dernier enseignement. Tout en prenant part aux controverses de l'époque sur le libéralisme, sur la liberté d'enseignement et sur la question des classiques soûl '\'ée par le Ver rongeur des sociétés modernes de l'abbé Gautne, il prépara et acheva la première édition de son Histoire universelle. 11 en lut la préface à l'Académie Stanislas, où il avait été reçu en 1838 par Guerrier de Dumast.

Les troubles de 1818 eurent leur répercussion sur l'avenir de Rohrbacher : le séminaire fut accusé d'ultramontanisme et de ménaisianisme. Le professeur incriminé dut s'éloigner : il partit à Paris, soi-disant pour préparer la deuxième édition de son Histoire. On n'attendit pas son retour : au lieu de lui donner un suppléant, l'administration diocésaine aurait nommé un titulaire à la chaire d'histoire ecclésiastique. Cf. Ilist. univ., éd. Fèvre, t. i, 1899, p. 86, n. 1. 11 se retira au séminaire du Saint-Esprit, où il mourut le 17 janvier 1856.

II. Œuvres. - 1" Autour du ménaisianisme. — Ces premiers ouvrages de Hohrbacher, à partie Catéchisme du sens commun, furent composés en Bretagne; ils doivent leur origine à ses relations avec Lamennais et ont très souvent pour objet de corriger une erreur du maître ou de préciser un point de doctrine

Son premier ouvrage est le Catéchisme du sens commun, Paris. 182"), in-12. Il avait lu, étant vicaire, l' lassai sur l'indifférence en matière de religion. Il avait même écrit au Défenseur, t. III, p. 219, pour le jus'.ilier. En 1822, il commença à préparer le Catéchisme du sens commun, pour se prouver que « la règle de la foi atholique, de tenir pour certain ce qui a été cru en tout temps et par tous, esi vraiment catholique et universelle et s'applique non seulement à la religion, mais aussi a toutes les connaissances humaines ». Ilist. univ., éd. Fèvre, t. i, p. 35. Il l'édita à Paris, en 1825; en 1812.

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