H 0 S M F N F . PROPOSITIONS C 0 N I > A M N É ES, I V^ S E C TION
S'il a pu exister, jadis, «les hésitations au sujet de l'origine de l'âme humaine, il n'en est plus ainsi aujourd'hui. C'est un dogme de la foi que l'âme humaine est créée par Dieu en même temps qu'infusée au corps. L'enseignement du magistère ordinaire suffirait à donner à cette vérité une proposition authentique. Cf. C. Boycr, Tractatus de Dco créante et élevante, Rome. 1933, p. 149-150. Mais il semble bien que la définition du Ve concile du Latran implique la création par Dieu de chaque âme selon la multiplication des corps. Voir ici Forme du corps humain, t. VI, col. 500. Cf. Trutina, n. 125-135, p. 158-178.
La deuxième assertion, censurée dans cette proposition 20, c'est le progrès concernant l'âme sensitive qui, par sa perfection croissante, en même temps que croît la perfection de l'organisme, s'élèverait, par l'intuition de l'être, au degré supérieur d'âme intellective. Conception qui n'a rien de commun avec l'opinion des anciens théologiens sur l'animation humaine et qui, prout sonal, suppose une évolution naturelle et spontanée de l'ordre matériel à l'ordre spirituel.
21. Rendendosi l'essere inluibile al detlo prinripio (sensiliuo), cou questo solo toccamento, con questa unione di se, il i>rincipio i>rima solo senztenle, ara anco intelligente, si solicita a piii alto stalo, cangia nalurii, rendesi UlteUelliuo, sussislenle, immortelle < Antropologia, I. IV, c. v, n. 819). — Quindi si offre alla inertie l'espressionc, che il principio sensilioo sia diuenuto l>rincipio razionale, che si sia coiwertito in nn allro, anendo subito ueramente una talc permutazione ( Tcosofia, t. i, n. fi 16, p. 619).
Cum sensitivo principio in- Quand l'être se manifeste tuibile fil esse, hoc solo tactu, comme objet d'intuition au hac sui unione, principium principe sensitif, celui-ci, par illud antea solum seniiens, ce seul contact, par cette nunc simul inlelligens, ad no- seule union, s'élève à un état biliorem stutuin eoehitur, nu- supérieur. Lui qui étau seuttiruin mutât, ac fil inlelligens, lement sentant, devient aussi subsistais utr/ue immortalc. maintenant intelligent; il change de nature et devient intelligent, subsistant et immortel.
Ainsi, grâce au contact avec l'être, objet d'intuition, le principe sensitif devient principe rationnel. Mélange de panthéisme et de matérialisme, comme on l'indiquait en fin du commentaire de la précédente proposition. Il est curieux de constater que saint Thomas avait déjà réfuté une erreur analogue. Sum. theol., Ia, q. cxviïi, a. 2, ad 2»™; cf. Conl. gent., 1. II, c. lxxxix. Trulina, n. 130-144, p. 178-190.
22. Quanlo poi aile appendici di cui parliamo, cioèal corpn animato, non è certo impossibile il pensare.che dalla potenza dii'ina possa essere da lui divisa l'anima inlellettiua, ed egli luttavia rimanersi nella qualité di animale, rimanendo il principio animale che prima esisteva corne appendice, siceome base dcl novo ente, cioè del puro animale che rimurebbe i Tcosofia, t. i, n. 621, p. 591).
.Von est cogitalit impossi- Il n'est pas impossible de
bile, divina potentia fieri concevoir que, par la divine
passe, ut a corpore animato puissance, puisse être sépa-
dioidatur anima intellectiva, rée du corps animé l'âme in-
ei ipsum adhuc maneai ani- tellective, et que ce corps
maie : maneret nempe in reste encore un animal. Cal
ipso, lanquam basis puri ani- le principe animal, qui était
malts, principium animale, en lui auparavant comme
quod antea in eo crut oeluti l'appendice (de l'âme intelappendix. lective), demeurerait en lui
comme Ja base du puranimal.
Bien que Rosmini n'envisage la réalisation de celle possibilité que par miracle, cf. Psicologia, t. i, p. 072, 080, le seul fait de considérer dans l'âme humaine la possibilité de séparer le principe intellcctif du principe sensitif, doit être réprouvé. Ce fui jadis le torl d'Olieu d'enseigner celte séparnhililé. Cf. FORME DU coups humain, t. m, col. 549. La doctrine d'un principe vital distincl de l'âme intellective a éié notée comme une
erreur théologique par Pie IX. Ibid., co). 563. Trulina, n. 145-149, p. 190-199.
23. Questa (l'anima del defunto) esiste cerlamente, ma e corne se non esistesse ( Teodicea, appendice, a. 10, p.638).iVei quale stalo (di nulura ) non essendo a lei (ail' anima separata ) possibile alcuna ri/lessione su di se slessa, n ! alcuna eoscienza, la sua candizione si polrebbe rassomigliarc ad uno stalo di perpétue ténèbre, e di sempiterno sonno (Introd. del Vangelo seconda Giovanni, lez. 09, p. 217).
In statu naturali, anima Dans l'état naturel, l'âme
defuncti exisiil perinde ac non du défunt existe comme si
existeret: cum non possil elle n'existait pas, car elle ne
ullam super seipsum reflexio- peut plusexercer de réflexion
nem exerrere, oui ullam ha- sur elle-même, ou avoir au-
bere sui cous: ienlium ipsius cime conscience de s< 1 Sa
jondltio similis <li:i polesl condition peut ctre assimile;.
slatui tenebrarum perpétua- à un état de ténèbres perpé-
rum et somni sempiterni. tuelles et d'éternel sommeil.
On pourrait discuter sur la valeur psychologique de cette hypothèse relative à l'état de l'âme séparée du corps et considérée dans l'état naturel. Ce que le Saint- Office a voulu réprouver ici, c'est la doctrine selon laquelle une âme séparée, par là même qu'elle n'a plus son corps, est incapable de tout acte de connaissance intellectuelle et de conscience. Les raisons qu'apporte Rosmini de son opinion sont sujettes à réserve : d'après lui, «la vie de l'âme exige un terme réel qui lui soit uni, avec lequel elle ne forme qu'un seul sujet, lequel, quand seront réalisées les conditions opportunes, pourra exercer les opérations vitales de sentir et de penser des choses réelles ». Introd., p. 221. Ce terme réel ne peut être que le corps.
Donc l'union au corps est nécessaire à la vie de l'âme; donc la résurrection ne saurait être dite gratuite; donc la vie intellectuelle de l'âme n'est pas tellement spirituelle qu'elle puisse s'exercer sans le corps... On voit par là tous les aboutissements possibles d'une théorie qui, par là même, devient périlleuse pour la foi. Cf. Trulina, n. 150-160, p. 199-212.
21. La forma sostanziale del corpo è piutosto un effetto délV anima e il termine inlerno délie sue operazioni; e perd non . l'anima slessa che sia ta forma sostanziale del corpo (Psicologia, part. II, I. I, c. n, n. 849). — L' unione dclV anima col corpo consiste propriamente in una percezionc immanente, pi r la quale il soggetto intuenle l'idea afferma il sensibile dopa averne in questa inluita l'essenza {Tcosofia, t. V, c. LUI, a. 2. S 5, p. 377).
Forma substantialis cor- La forme substantielle du
poris est potius effectua ani- corps est plutôt l'effet de
mm algue inlerior terminus l'âme et le terme intérieur de
operationis ipsius: proplcrca son opération. Aussi la forme
forma substantialis corporis substantielle du corps n'est
non est ipsa anima. pas l'âme elle-même.
fjnio anima' et corporis L'union de l'âme et du
proprie consista in immanenti corps consiste proprement
perceptione, qua subjectum dans la perception immé-
intuens ideam affirmât sensi- diatc, par laquelle le sujet.
bile, poslquain in hac cjus saisissant l'idée (de l'être',
rsseniiani intuition fncrit. affirme le sensible, pour avoir
saisi dans cette idée l'essence même du sensible.
C'est une application de la doctrine du sens fondamental, que nous avons déjà réfutée à Forme du corps humain, t. vi, col. 509. L'union de l'âme et du corps ne saurait être le résultat d'une opération de connaissance. Or, c'est ce qu'affirme ici Rosmini, oubliant que le concile de Vienne a défini comme un dogme de foi a que l'âme rationnelle ou intellective est la forme du corps humain, par elle-même et essentiellement ». Ibid., col. 540. Voir également la définition du Ve concile du Latran, ibid., col. 500: la déclaration de Pie IX, ibid., col. 562. Denz.-Bannw., n. 481, 738, 1055. Sur les subterfuges des rosminiens, voir Trulina theologica, n. 161- 171, p. 213 229.
ROSMINI. PROPOSITIONS CONDAMNEES, Vie SECTION
I' SECTIOS. Trinité.
Du très auguste mt/stère de la sainte
23. Il mistero délia Triade... dopo elle fu rioelalo, esso riinune bensi ÎRComprehensibile nella sua propria natura... ma l'eu... si puo conoseere quella (l'existenza) d'una Trinità in Dio in un modo almeno eongettwale eon ragioni positive e direlle. e dimostralivumenle eon ragioni négative ed indiretle; e rke. medianle queste pruve puramente spéculative dcll' esistenza di un' auguslissima Triade, questa misteriosa dotlrinu rientru nel campo délia filosofia. — Quest' esistenza (delta SSma Trinità ) diventa una proposizione scienti/icu corne le altre. — Qualara si negasse quella Trinità, ne verrebbero du tutti- le parti conseguenze assurde aperta mente... O conviene ammettere la divina Triade, a lasciare la dottrina teosoflea di para ragione incompleta non solo, ma pugnante d' ogni parle seco medesima, e dagli assurai inevitabili slraziataa del tutto unnullala.
Une fois le mystère de la très sainte Trinité révélé, son existence même peut être démontrée par des arguments purement spéculatifs, négatifs sans doute et indirects, mais cependant tels que par eux cette vérité est ramenée aux connaissances philosophiques et que d'elle, comme des autres connaissances de ce genre, on peut faire une proposition scientifique. De telle sorte que si on la nie, la doctrine théosophique de pure raison non seulement demeure incomplète, mais est détruite par les absurdités mêmes qui en sortiraient de toutes parts.
20. L'essere nelle Ire forme (subiettivilà, obiettività, santità,
0 per dire altramente : realità, idealilà, moralità ) è idenlico. — I.e tre forme poi delT essere, ove si transportino nelT Essere assoluto, non si possono più concepire in allro modo, elle corne persane sussistenli e viventi ( Teosofia, t. i, n. 190, 196, p. 154,
1 .V.) ». — // Verbo, in quunto è oggettO amato. e non in quanto è Verbo eioè oggetta sussistenle per se eognito. è la persona dello SpiritO Santo ( Introduzionc del Vangélo secondo Giovanni, le/. 65, p. 200).
Revelato myslerio sanctissim-i Trinitatir potest ipsius exislentia demonstrari argumentis mère speculativis, negativis quidem et indirccli.s, hujiismodi tamen ut per ipsa, veritas illa ad philosopliicas disciplinas revocelur, atque /toi propositio scientifica sicut cetera-: si enim ipsa negarelur, doctrina theosophica pum- rationis non modo incompleta maneret, sed etiam omni ex parte absurditatibus scatens annikilaretur.
Très suprêmes ferma- esse, nempi- subjectivités, objectivités, sanclitas, seu realitas, Idealilas, moralitas, si trans-
fer.tntur ad esse absoluliun, non possuntaliter concipi nisi ut personse subsislentes et inventes. — Verbum, quatenus objeèlum amatum, et non quatenus \erbum, id est objee-
l.es trois formes suprêmes
tle l'être, savoir la subjectivité I a*i|ecti\ ît; la saintit; ou, en d'autres termes, la réalité, l'idéalité, la moralité, si on les transfère a l'être absolu, ne peuvent être conçues autrement que comme des personnes subsistantes et vivantes. - Le Verbe, en
(uni in .se subsistens per se tant qu'objet aimé et non en cognitum, est persona Spiritus tant que Verbe, objet subsis- Sancti. tant en soi et par soi connu,
est la personne du Saint-Esprit.
Nous avons réuni les deux propositions concernant la Trinité, la seconde complétant la première et esquissant la démonstration philosophique du mystère. La première contient des affirmations nettement contraires à la doctrine catholique, maintes fois promulguée, sur l'impossibilité radicale de démontrer, de quelque façon que ce soit, l'existence des mystères proprement dits. Tout au plus, une fois leur révélation faite, peut-on en affirmer la convenance. Le rôle de la raison à leur égard est bien plutôt de résoudre les difficultés qu'on soulève à leur sujet en montrant qu'ils n'impliquent pas contradiction. Voir ici Mystère, t. x. col. 2594 sq. Les documents auxquels s'oppose la proposition 25 sont : concile du Vatican, sess. m, c. iv, De flde et ralione, et can. 1, Denz.-Bannw., n. 1705, 1796,1816; Syllabus, prop. 9, ibid., n. 1709; voir Mystère, col. 2587, 2598: Pie IX, Allocution
Singulari quadam, Denz.-Bannw., n. 16 12 : Lettres Gravissimas inter, ibid., n. 1668, 1609, 1670, 1671, 1673. Voir Semirationalisme.
Nous n'avons pas à suivre Rosmini dans la tentative de démonstration rationnelle du mystère de la Trinité, qu'il institue dans la proposition 26. Cette démonstration est un effort pour adapter les formules de l'idéalisme kantien à la doctrine catholique, résumée brièvement et avec précision par différents documents du magistère : In Deo omnia sunt iinum, ubi non obviai relationis oppositio. Voir ici Relations divines, t. xm, col. 2140. Rosmini n'ignore pas cette doctrine; il la professe même dans le passage de la Teosofia d'oii le Saint-Office a extrait la proposition 26 : essendo clinique quelle tre forme inconfusibili, perché lutnno
UNA COTALE RELAZIONE D'oPPOSIZIONK IRA LORO. P. 159.
Mais ce qu'on incrimine ici, ce sont deux assertions inacceptables. La première, c'est que les formes suprêmes de l'être, réalité, objectivité, moralité, transférées dans l'Être absolu, ne peuvent être conçues que comme des personnes subsistantes. C'est renouveler l'erreur de la démonstration philosophique du mystère. La seconde, c'est que le Verbe, sous un certain rapport. n'est plus le Verbe, mais l'Esprit. Formule inintelligible, dangereuse, sinon formellement hérétique.
17e SECTION. — Du mystère de V incarnation et du caractère baptismal.
27. Nell' umanilà di Cristo la voluntà uinuna fu lalmente rapita dallo Spirito Santo ad aderirc alT essere oggetlivo, cioè al Verbo, che ella cedette inlieramente a lui il governo delV uomo, c il Verbo personalmente ne prese il régime cosi incarnandosi, rimanendo la volontà tunana e Val tre potenze subordinate alla volontà in potere del Verbo, che, corne primo principio di ipiest' essere teandrieo, ogni cosa faceva, o si faceva dalle altre potenze col SUO consens/). Onde la volontà iimana cesso tti essere pt-rsonule nell' uomo c tla persona elle e ncgli altri uomini rimase in Cristo natura... Il Verbo perô Incarnate cosi per opéra dello Spirito Santo estesc la sua unione a tulle le potenze ed alla carne stessa (Introduzione del Vangelo secundo Giovanni, lez. 85, p. 281 I.
In humanitate Chrisli lin- Dans l'humanité du Christ
mana uoluntas fuit ita rapta a la volonté humaine fut telle-
Spiriiu Sancto ad adhxren- ment ravie par PEsprit-Saint
dum Esse objectiva, id est dans l'adhésion à l'Être ob-
Verbo, ut illa Ipsi intègre jeelif, c'est-à-dire au Verbe,
tradiderit regimen liominis, et
Verbum, illud personaliter assumpserit, ita sibi uniens naturam humanam. Ilinc voluntas humana desiii esse personalis in (tontine, et cum sit persona in aliis homintbus, in Clirislu remnnsit natura.
qu'elle lui a cédé entièrement le gouvernement de l'homme. Le Verbe a pris ainsi personnellement ce gouvernement en sorte qu'il s'est de la sorte uni la nature humaine. Ainsi la volonté humaine cessa d'être personnelle dans l'homme, et ce qui constitue dans les autres hommes la personne demeura dans le Christ, simple nature.
Comment cette proposition s'insère dans le système général du rosminianisiue. nous l'avons expliqué à Hypostatique (Union), 1. vu, col. 557-558. Cf. Trutina, n. 197-2(15, p. 207-2811.
28. Insegnô dunque il Cristianesima cke il Verbo, carattere e faceia di Uio, corne viene anco sovente chiamato nelle Scritture, s'imprime nelle anime di quelli, che colla fede ricevono il baltesimo di Cristo ( Introduzionc alla filosofla, n. 02 . — Il Verbo dunque ossia il carattere impressa nell' anima, secondo il cristiano insegnamento, c l'essere reale (infinito) per se manifesta, il quale dipoi sappiamo essere una persona, la sceonila délia divina Trinità (ibid., nota).
In christiana doctrina. Ver- Dans la doctrine chrébum, character el faciès Oei, tienne, le Verbe, caractère et imprimitur in animo eorum face de Dieu, est imprimé qui cum fide suscipiunl bap- dans l'âme de ceux qui retismuin Christi. — Verbum çoivent avec foi le baptême i<l est character in anima im- duLhrist. — Le Verbe, 'est-
2943 ROSMINI. PROPOSITIONS CONDAMNÉES, Vile SECTION 2944
pressum, in doctrina rliris- à-dire le caractère imprimé liana, est Esse realc (infini- dans l'âme, selon 1m doctrine lum ) per se manifestum, quod chrétienne, est l'Être réel, deinde nooinws esse secundam infini, qui se manifeste par personam sanclissimœ Tri- lui-même [à l'intelligence], et nitalis. que nous connaissons en-
suite être la seconde personne de la très sain le Trinité.
La Trulina rapproche la prop. 28 de l'a précédente relative à l'incarnation, parce qu'il y est encore question du Verbe. Il sérail peut-être encore plus opportun d'ajouter qu'une troublante similitude de rapport entre le Verbe et le chrétien y existe avec l'explication proposée (prop. 27) pour l'incarnation.
La proposition est répréhensible sous plus d'un aspect. Tout d'abord, Rosmini semble supposer (pic le caractère baptismal n'est imprimé qu'en ceux qui reçoivent le baptême cum fuie. Et les petits enfants? Et ceux qui reçoivent le baptême validement, mais avec une fiction provenant, précisément, d'un manque de foi? Mais ensuite, cl surtout, bien que l'Eglise n'ait défini que l'existence du caractère imprimé dans l'âme, sans en préciser la nature, il est évident que ce caractère, imprime dans l'âme (cf. Cône. Trid., sess. vu. can. De sacr. in génère, 9, Denz.-Bannw., n. 852) ne saurait être entendu que d'un accident réel, inhérent à l'âme ou à l'une de ses facultés, d'une manière indélébile. Comment identifier cet accident inhérent avec le Verbe, être réel infini, connu manifestement par l'âme? D'ailleurs, de cette perception du divin sous la forme de l'être réel, il sera question aux propositions 36-37. Cf. Trulina, n. 206-213, p. 281-291.
vne section. — Du très saint sacrement de l'eucharistie.
29. Non crediamo aliéna dalla dotlrina cattolica, che solo è. uerità, la seguente conghiettura : cioè che nell' eucaristico sacramenlo la sostanza del pane e del vino hacessaio intieramente d'essere sostanza del poste e del vino, ed è divenula vera carne e vero sangae di Cristo, quando Cristo la rese termine del sno principio senzlente, e cosi la avvivô délia sua vita, a quel modo corne accade nella nulrizione, che il pane che si mangia c il vino che si beve, quand' è, nella sua parle nutritiva, assimilato alla nostra carne e al nostro sangue, egli è oeramente transustanzialo, e non è più, corne prima pane o vino, ma è veramente nostra carne e nostro sangue, perché è diiienuto termine del nostro principio sensitivo (Introdazione del Vangelo seconda Giovanni, lez. 87, p. 285-286).
A catholica doctrina, qiiœ Ce ne serait pas une consola est veritas, minime idie- jecture contraire à la docnam pulamus liane conjeclu- trine catholique, qui seide ram: • In enehorislico sacra- est la vraie, que de dire : menlo subslanlia panis et vini Dans le sacrement de l'cuftt vera caro et verus san guis charistie, la substance du Chrisli, quando Christus eam pain et du vin devient la facit terminum sui prineipii vraie chair et le vrai sang du sentientis, ipsamque sua viia Christ, quand le Christ fait vivifical: eo ferme modo quo d'elle le terme de son prinpanis et vinum vere transsub- cipe sentant et la vivifie par stnntiantur in nostram car- sa propre vie, presque de la rtem et sanguinem, quia l'unit même manière (pie le pain et terminus nostri prineipii sen- le vin sont véritablement tientis. transsubstantiés en notre
chair et notre sang, puisqu'ils deviennent le terme de notre principe sentant.
La doctrine catholique ici mise en péril est celle-là même que le concile de Trente a définie au sujet de la transsubstantiation, conversion de toute la substance du pain, en la substance du corps de Notre-Seigneur JésUS-Christ, e1 de toute la substance du vin cri la substance de son sang... conversion admirable et singulière », Sess. xm, c. iv, can. 2, Denz.-Hannw., n. 877, 884. Voir ici EUCH uiistii:. t. v, col. 13 17 sq. La proposition rosininiciinc tendrait à ramener la transsubstantiation à une sorte de conversion simplement
formelle, comme le montre l'assimilation de. ia nourriture corporelle. Transformation et non plus transsubstantiation. Où serait le caractère admirable et singulier de la transsubstantiation? De plus, comment concevoir que le Christ, aujourd'hui dans l'état de gloire, puisse vivifier par son principe sentant pain cl vin? Il y a là une véritable méconnaissance de l'étal des corps glorifiés.
Il faut reconnaître cependant que certains l'ères ont pris comme comparaison lointaine de la vérité de l'eucharistie l'exemple de la nourriture et du breuvage transformés en notre chair. Cf. Trulina. n 215-220, p. 296-303.
.'50. Avvenuta la transustanziazione, si puô intendere che al earpo glorioso (di Gesù Cristo) si sia aggiunta qualche parte in esso incorporata, ed indivisa e del pari gloriosa (ibid.).
Peracta transubstantiatione La t ranssubs tant iat ion
intelligi potest, corpori Chrisli achevée, on peut penser (pie
glorioso parlent aliquam ad- quelque partie, incorporée
jungi in ipso incorporaium, au corps glorieux du Christ,
indioisam pariterque glorio- inséparée de lui et glorieuse
sam. comme lui, lui est jointe.
Cette proposition marque, une fois encore, la conception peu exacte qu'a Rosmini, tant de la transsubstantiation que de l'état des corps glorieux. De la transsubstantiation d'abord, dans laquelle toute la substance du pain et du vin est changée en la substance du corps de Jésus. Il ne peut donc y avoir de ce che! aucune addition à ce corps. C'est ce qu'exprime nettement le catéchisme du concile de Trente : Neque Christus aut gencralur, aut mulatur, aul augescit, sed in sua subslanlia lotus permanet (De sacr. euch., n. 33). Cf. S. Thomas, In IVum Sent., dist. XI, a. 3. De l'étal des corps glorieux, ensuite : comment concevoir qu'un corps glorieux soit en continuelle mutation, comme ce serait le cas si au corps glorieux du Christ pouvaient être faites de continuelles additions?
Dans la conception rosminienne, « le pain et le vi i ne sont pas changés au corps et au sang de Jésus-Christ : ils leur sont ajoutés. » ,1. Didiot, op. cit., p. 12S Cf. Trulina, n. 221-223, p. 301-307.
.'il. Appunto perché il corpo di Cristo è unico ed indioiso, egli è necessario che dove si trovi una parte si trovi tulto...; ma non tulto quel corpo diviene termine del suo principio senzienle, ma unicamente quella parle che v' aveva di sostanza di pane c di sostanza ili vino nella transustanziazione. Ancora ne verrebbe che in virtù délie parole divine questa sostanza del pane e del vino si Iransnslanziasse in carne c sangue del Salvatore; ma il rimanente del corpo e del sangue vi rimanesse unilo per COncomitanza; il che non par contrario alla dotlrina cattolica (ibid., p. 2S6-287).
In sacramenlo eucharisties, Dans le sacrement de I'cuvi verborum corpus et sanguis charistie, m verbnrum, le Chrisli est tantum ea mensura corps et le sang du Christ quee respondet quantitali (a existent seulement dans la quel tanto ) substantiel /«mis mesure qui répond à la quanet vini aux transsubstantiun- tité de la substance du pain tur; reliquum corparis Christi et du vin qui est transsub- Un est per concomilantiam. slantiée, le reste du corps du Christ n'y est que per concomilantiam.
Cette proposition modifie le concept catholique de la transsubstantiation. Sans doute, au chapitre m de la sess. xm, le concile de Trente affirme simplement que le corps du Christ se trouve, vi verborum, sous l'espèce du pain, le sang.ii/ verborum. sous l'espèce du vin. Il ajoute (pie le corps se trouve sous l'espèce du vin. le sanu sous l'espèce du pain, l'âme sous les deux espèces, en raison de la loi naturelle de la concomitance. Mais il est clair (pie c'est tout le corps du Christ qui est présent, e/ verborum. sous l'espèce du pain, tout le sang, sous l'espèce du vin. La théologie l'a toujours ainsi compris. Cf. S. Thomas, Sum. theol., III», q. lxxvi, a. ? : Ex vi