Pour entrer dans quelque intelligence, des mystères
- ■ Ce rôle de la raison par rapport à une certaine intelligence des vérités révélées a été maintes fois rappelé par le magistère. Il suffit de rappeler ici l'assertion capitale du concile du Vatican, sess. m, c. iv, Denz.-Bannw., n. 1796. Voir le texte dans l'art. Mystère, t. x, col. 2587-2588, avec son commentaire, col. 2594-2598.
3° La foi prête son concours à la raison. — 1. En lui facilitant l'acquisition des vérités religieuses même d'ordre simplement naturel. — Étant données la faiblesse de l'intelligence humaine, la facilité avec laquelle, surtout après le péché originel, elle est encline à l'erreur, la difficulté pour le grand nombre de s'appliquer à l'étude des vérités religieuses et morales, la révélation vient au secours de la raison. C'est en se plaçant à ce point de vue concret (pie le concile du Vatican définit la nécessité morale de la révélation pour l'acquisition des vérités qui, par elles-mêmes, ne dépasseraient cependant pas la capacité de la raison humaine : « On doit, il est vrai, attribuer a cette divine révélation (pie les points qui, dans les choses divines, ne sont pas par eux-mêmes inaccessibles à la raison humaine, puissent aussi dans la condition présente du genre humain, élre connus de tous sans difficulté, avec une ferme certitude ri à l'exclusion de toute erreur ». Sess. m, c. n, Denz.-Bannw., n. 1786. Voir Révélation.