‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 4)Chapitre 323 sur 423 · A Rome, Hlppolgte, au terme d'un* longue car · texte numérisé non relu

A Rome, Hlppolgte, au terme d'un* longue car

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en les attribuant à saint Paul. Ainsi Philosophoumena, vin, 20, P. G., t. xvi c, col. 3368 : Qui (Paulus) prœdicens ea quœ frustra quidam novaturi erant, dixit in hune modum : Spiritus aulem manifeste dicil... I Tim., iv, 1-5.

Ainsi, aux dernières années du ne siècle et au commencement du me, les Églises d'Asie, d'Egypte, de Carthage, de Rome et de Lyon, par la voix de leurs évêques et de leurs docteurs, s'accordent à reconnaître l'origine paulinienne, et le caractère canonique des épîtres pastorales.

3° Listes des écrits sacrés. — Les Pastorales font aussi partie des listes et collections canoniques les plus anciennes. On les trouve dans l'ancienne version latine, qui existait à Rome probablement dès l'an 140. Le canon de Muratori, parlant de saint Paul, aux lignes 60-63, écrit : Et ad Titum una et ad Timotheum duas, pro afjectione et dilectione, in honore tamen ecclesiasticœ disciplinœ sanctifteatœ sunt. Individuelles par le nom de leurs destinataires, mais universelles par le sujet qu'elles traitent, les trois lettres à Timothée et à Tite justifient pleinement leur caractère sacré.

Le fameux codex Chester Beatty, découvert en Egypte en 1931, est maintenant le plus ancien recueil connu comprenant au complet les livres du Nouveau Testament. Les feuilles qui renferment les épîtres de saint Paul ne furent d'abord retrouvées qu'en partie, au nombre de dix; elles furent publiées en 1934 par Sir Frédéric G. Kenyon, directeur du British Muséum. Un autre lot de trente feuilles, acquis par l'université de Michigan, fut édité avec les précédentes par le professeur Henry A. Sanders, A Third- Cenlury papyrus Codex of the Epistles of Paul, Michigan, 1935. Enfin, en 1936, Sir Fr. Kenyon ajoutait dans une édition complète quarante-six feuilles aux quarante déjà connues : The Chester Beatty biblical Papyri, fasc. 3, Supplément, Pauline Epistles. Dans ce ms. où l'épître aux Hébreux figure a la suite de l'épître aux Romains et avant toutes les autres, on est surpris de ne pas trouver trace des Pastorales. Il est facile cependant de se rendre compte de leur absence. Il manque à la fin du codex au moins sept feuilles, dont l'existence est garantie par la présence de sept feuilles correspondantes au début du manuscrit. A la vérité ces sept feuilles ne donneraient guère que 300 lignes et ne suffiraient pas pour la transcription des Pastorales, qui en exigeraient environ 461 (Lagrange). Mais, constatation curieuse, on s'aperçoit que le copiste serre beaucoup son écriture dans la seconde moitié de son manuscrit et de plus en plus à mesure qu'il avance. Il a donc reconnu assez vite qu'il n'avait pas assez d'espace. Il aura également fini par se convaincre qu'il ne suffisait pas de serrer et qu'il ne lui restait plus qu'à ajouter trois ou quatre feuilles. Nous croyons, avec, le P. Lagrange, (pie cette solution paraîtra ■ la plus vraisemblable ». Critique textuelle, t. n, p. 652-653. Cf. P. Benoît, Le codex paulinien Chester Beatty, dans Rev. bibl., 1937, p. 58-60. Quant à la date de ce papyrus (coté P. 4H), Sanders propose la seconde moitié du 111e siècle; Kenyon se prononce pour la première moitié; Lietzmann et Wllcken remontent jusqu'aux environs de l'an 200. l'u autre papyrus du 111e siècle (P. 31) renferme un fragment de Tite, n.

Le catalogue Claromontanus, qui reflète les vues de Clémenl d'Alexandrie, énumère. parmi les Epistulas Pauli, « ad Timotheum I. ad Timotheum II. ad Titum ». — Origène, dans la vu' homélie sur Josué, composée vers 210, présente les écrits du Nouveau T< statuent comme autant de trompettes sacerdotales qui ont renversé les murs de Jéricho; en dernier li< u retentis s. nt aussi, pour achever la défaite du paganisme, les trompettes foudroyante n di s quatorze épttres de Paul,

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