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II. Jaxabert

TOLOSANI Antoine, né à Toulouse en 1555, abbé de Saint-Antoine en Dauphiné en 1597, décédé en 1015.

Écrits : Démonstration que ce que l'Église enseigne de la présence réelle du précieux corps de Jésus-Christ mi Saint Sacrement de l'Autel n'est que pure parole te Dieu, en laquelle, tant s'en faut que lu Religion réformée puisse trouver un seul mot pour vérifier ce qu'elle tient de In rine, etc., I.yon, 1008, in-8"; L'adresse du salut éternel el antidote de la corruption qui rét/nr en ce siècle el fait perdre continuellement île pauvres dmrs. Lyon, 1012. in-8"; l'rélrxles de la Religion prétendue reformée desquels elle s'est srrvie pour subtilement el comme insen étalement faire i/tissrr ses pernicieuses erreurs dans les

TOLOSANI (ANTOINE) — TONSURE

cœurs de ceux qui n'ont su s'en apercevoir, et du vrai et infaillible moyen pour bien entendre la parole de Dieu, etc., Lyon, 1614, in-12.

Gallia christiana, éd. Hauréau, t. xvi, 1865, col. 203; Moréri, Le grand dictionnaire historique, 1759, t. x, p. 233; Michaud, Biographie universelle, nouvelle éd., t. xli, p. 649.

J. Mercier.

TOMMASI Joseph-Marie, cardinal italien (1649-1713). — Joseph-Marie Tommasi, né à Alicata, en Sicile, le 12 septembre 1649, appartenait à une famille qui a donné à l'Église de nombreux ecclésiastiques et des religieuses parmi lesquelles il convient de citer la propre sœur de Tommasi, la bienheureuse Marie-Crucifiée de la Conception, moniale bénédictine de Girgcnti. Théatin à Palerme, Tommasi se livra avec fougue aux études, principalement à celle des liturgies orientales; il y acquit une grande érudition qui lui valut d'être nommé consulteur de la Congrégation des Rites. Créé cardinal du titre des Saints-Martin-et- Sylvestre-aux-Monts le 18 mai 1712, Tommasi jouit peu de temps de sa dignité; il mourut en effet le 1er janvier de l'année suivante. La sainteté de sa vie lui mérita, dès 1714, le titre de vénérable; Pie VII le béatifia en 1803.

La plupart des ouvrages publiés par Tommasi sont des éditions importantes de textes liturgiques : Codices sacramenlorum nongentis annis vetustiores, Rome, 1680 (Sacramentaire gélasien; — Sacramentaire grégorien; — Missale gothicum; — Missale Francorum; — Missale gallicanum velus); Responsalia et antiphonaria romanœ Ecclesiœ a sancto Gregorio Magno disposita, Rome, 1686; Antiqui libri Missarum romanœ Ecclesiœ, Rome, 1691; citons aussi Sacrorum bibliorum tituli, sive capitula ante mille annos in occidente usitata, Rome, 1680, in-4°. Tommasi intéresse plus particulièrement la théologie par ses Institutiones theologise antiquorum Patrum quee sparso sermone exponunt breviter theologiam, sive theoreticam, sive praclicam, Rome, 1709, 1710 et 1712, 3 vol. in-8°. Tommasi a écrit également divers opuscules ascétiques, publiés par Joseph Barbieri, sous le titre Opère asceiiche del venerabile cardinale Giuseppe Maria Tommasi cherico regolare teatino, Ferrare, 1735, in-8°. Une édition des oeuvres complètes entreprise par Joseph Bianchini a été limitée au t. i", Rome, 1741, in-fol.; elle devait comprendre 6 volumes. Une autre édition, menée à bonne fin, mais qui ne mérite pas le titre de compléta car il y manque certains écrits, entre autres le Libellus orationum de rit mozarabe qu'on trouve par contre dans l'unique volume de l'édition Bianchini, a été donné par le théatin Vezzozi, Rome, 1747-1754, 7 vol. in-4°. J. Wickham Legg a publié un projet de bréviaire pour l'usage privé, dû àlaplume du saint cardinal, Londres, 1904.

Borromée, évêque de Capo d'Istria, biographie de Tommasi dans Vile degli Arcadi illustri, t. m; I scritlori de' Cherici regolari detti Teatini, Rome, 1780, p. 380 sq.; D. Bernini, Vita del card. Tommasi, Rome, 1722, in-4° (rééditée à Rome, 1803, in-4°); Ciaconio, Historiée ponlificum romanorum et S. R. E. cardinalium, t. n, Rome, 1751, col. 223-230; Hurter, Nomenclator, 3» éd., t. iv, col. 17-18; Hergenrôther-Kaulen, Kirchenlexikon, t. xi, 1899, col. 1874- 1876; Feller, Dictionnaire historique, t. vin, 1850, p. 167; Nouvelle biographie générale, 1866, t. xlv, col. 480-481; Michaud, Biographie universelle, nouv. éd., t. xli, p. 654- 655; Moroni, Dizionario di erudizione storico-ecclesiastica, t. lxxvii, 1856, p. 63-70; Vénérable Marg Crucijixa o/ the Conception, dans Spicilegium benedictinum, t. II, 1898, p. 227-229.

J. Mercier.

TONQIORGI Sauveur, né à Rome le 25 décembre 1820, entra le 4 novembre 1837 dans la Compagnie de Jésus, professa la rhétorique à Reggio, les humanités à Forli et la philosophie au Collège romain,

où il eut pour élève et disciple le P. Palmieri. Il mourut à Rome, le 12 novembre 1865. Il avait donné à Rome, 1861-1862, les trois volumes de ses Institutiones philosophicœ, qu'il édita en deux, morale comprise, en

Vu le rôle important qu'il joua dans la restauration de la philosophie seolastique et, partant, de la théologie, l'auteur des Institutiones philosophicse trouve ici place normale. Deux thèses le caractérisent : celle des « trois vérités primitives » et celle de 1' « atomisme chimique ».

Publiée à Rome, en 1861, ibid., t. i, p. 236-241, sa thèse De veritatibus primitivis se trouve discutée par Mgr Mercier, en 1895, dans la Revue néo-scolastique, p. 7-26. Le futur cardinal commence par rappeler qu'elle consiste à requérir a priori, pour sauvegarder la valeur du connaître humain : « un fait premier, l'existence personnelle; un premier principe, celui de contradiction; une condition première, l'aptitude de notre raison au vrai. » Puis il lui reproche de ne pas satisfaire aux légitimes exigences de la philosophie critique et de laisser sans réponse l'objection sceptique. Car le Père s'octroie, comme donnée fondamentale nécessaire dans l'ordre de la connaissance, un ensemble de vérités qui n'est requis que dans l'ordre de l'être. Faute d'avoir su distinguer entre les données primordiales de l'ordre ontologique et celles de l'ordre logique, Tongiorgi préjugerait d'emblée comme accordé ce qui doit résulter d'un examen philosophique. En 1897, Mgr Mercier reprit, pour répondre à une mise au point des Annales de philosophie chrétienne, signée par le R. P. Potvain, p. 68-78 du t. cxxxm, la « discussion de la théorie des trois vérités primitives «. Ainsi préparait-il le terrain pour sa position et sa solution, a lui, du problème critique, Rev. néo-scol., p. 56-72.

Après les essais critériologiques de Tongiorgi et de Mgr Mercier, d'autres suivirent, nombreux. Leur usure fut rapide. Ils contribuèrent néanmoins, chacun pour sa part, à substituer aux intcllectualismes statiques, d'hier, cet intellectualisme plus souple, d'aujourd'hui, qui consiste à suivre jusqu'au bout, sans rien nier ni affirmer par avance, les implications de la pensée pensante et du vouloir voulant : bref, le dynamisme foncier de l'esprit humain.

Initiateur, en ce qui concerne le problème de la connaissance, Tongiorgi le fut aussi, en cosmologie et en psychologie, sur la conception de Yhylémorphisme. Adversaire vigoureux et convaincu du thomisme strict du R. P. Liberatore, son confrère, il combattit, dans son cours du Collège romain, les «théories exposées dans la Civiltà sur la matière et la forme »; cf. R. Jacquin, Taparelli, Paris, Lethielleux, 1943, p. 116. Conscient de s'écarter, en ceci, de l'aristotélisme thomiste, Tongiorgi admet, comme physiquement certain, et enseigne, en cosmologie et en psychologie, un hylémorphisme assez large pour respecter les données de l'atomisme chimique : Institutiones, éd. de Bruxelles, 1877, t. n, Cosmologia, p. 232-239 et t. m, Psychologia, p. 91-92. L'âme humaine est forme substantielle car, écrit-il , et ipsa substantia est, non accidens, et sui communicalione corpus collocat in certa substantise specie, nempe in specie viventis, ibid., p. 92.

Sommervogel, Bibliothèque de la Comp. de Jésus, t. vm, col. 96 : dates, lieux, nombre et modalités des éditions des Institutiones philosophicse et des Institutiones philosophiez moralis; Hurter, Nomenclator, 3° éd., t. va, col. 1196; sur l'hylémorphisme voir, ici même, l'art. Forme du corps humain, t. vi, col. 579-581 et Le Père Henri Ramière, Apostolat de La Prière, 1934, p. 194-199.

B. ROMEYER.

TONSURE. — I. Histoire. IL Symbolisme.

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