LE MOYEU AQE PROLONGÉ JUSQU'AU CONÇUE
DE trente. — Dans cette période qui couvre iep1 siècles, le recours à l'argument de la tradition est bien moins fréquent. Le Moyen Age, on le saii. est l'époque du triomphe de la scolastique, et la scolastique s'ocoupe peu de rechercher les donnée*, positives de l'enseignement traditionnel, données qu'elle suppose U quises et qu'elle se propose d'éclairer à la lumière d'une métaphysique.
Les « exemples des saints Pères » sont cependant encore invoqués par le Ier concile du Latran (1123) pour condamner, à la suite de multiples synodes et conciles, les ordinations simoniaques. Can. 1, Denz.- Bannw., n. 359 (avec la note 2); Cav., n. 1324. Voir aussi le can. 9, où se trouve la condamnation de l'hérésie des « incestueux ». Denz.-Bannw., n. 362.
1° Grégoire IX (1227-1241). — Le premier document important est la lettre de Grégoire IX aux théologiens parisiens sur la nécessité de garder intactes la terminologie et la tradition théologiques. Sous le nom de « tradition théologique », le pape fait entrer en première ligne la tradition des Pères, dont il ne faut pas modifier la terminologie pour y substituer des formules nouvelles et téméraires. 11 faut exposer la théologie secundum approbalas tradiliones sanctorum et se contenter des termes dont se sont servis les saints Pères. Denz.-Bannw., n. 442, 443; Cav., n. 189. Il s'agit, on le voit, de la tradition, quoiqu'il soit ici beaucoup plus question de la façon de la présenter que de sa valeur à affirmer.
2° Le IIe concile de Lyon (1274). — Il s'agissait de réaliser l'union des Églises latine et grecque par l'affirmation de l'unité de foi entre Pères latins et Pères grecs. Sur la procession du Saint-Esprit, le concile s'exprime en ces termes : Hoc professa est hactenus, prsedicavit et docuit, hoc ftrmiter tenet, prsedicat, profiletur et docet sacrosancta Romana Ecclesia, mater omnium fidelium et magistra; hoc habel orthodoxorum Patrum atque Doctorum, latinorum pariter et gnecorum. incommutabilis et vera senlentia. Denz.-Bannw., n. 460; Cav., n. 535. Dans la profession de foi de Jean Beccos, patriarche de Constantinople (1277), on rappelle que « les lumières de l'Église et les docteurs ont ainsi théologisé ». Cav., n. 536.
3° Le concile de Vienne (1311-1312). — A la fin de la constitution De summa Trinitate et fide orthodoxa, l'argument de tradition prend un aspect nouveau : celui de l'autorité des théologiens. Il s'agit du moment de l'infusion des vertus et de la grâce, quant à leur, habitus, dans l'âme des petits enfants qu'on baptise. Le concile estime qu'une infusion immédiate, au moment même de l'administration du sacrement, est i plus probable et plus concordante et conforme aux assertions des saints et des docteurs modernes de la théologie ». Denz.-Bannw., n. 483; Cav., n. 1068.
4° Le concile de Florence (1 138-1 1 43). — Ici encore, il s'agissait de réconcilier l'Orient et l'Occident. Sur la procession du Saint-Esprit, comme dans la question du purgatoire, le concile invoqua, pour les expliquer et en manifester l'accord, les affirmations fies saints Docteurs, tant latins que grecs. Dcnz.-Bannw., n. (iill . Cav., n. 538. Voir ici Piugatoire, t. xm, col. 1253 sq. : 1256 sq. Sans invoquer de façon expresse l'argument de tradition, le décret 7'ro jacobitis n'est cependant. dans la majeure partie de sa teneur, qu'un rappel de* enseignements donnés et des condamnation*? portée. au cours des premiers siècles de l'Église. Voir, dan Denz.-Bannw., n. 705, 706, 707, 710.
5° Le Ve concile du Latran (1512-1517). — La xr ses sion (19 décembre 1516) atteste (pic la primauté ro maine est reconnue sans contestai ion possible nedum ex sacra' Scrif>lunr testimonio, dictis tandorum l'utrum m iiiiorum Romanorum Pontiflcum etiam antdeeet sorum noslrorum, snrrnrumqur ranonum drrrrlis. sed
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