La IX* session (21 avril 1517) el les travaux du
concile. — Le jeudi 21 avril 1547, les l'eres se réunis-
ii —y compris les légats et les officiera du concile,
mbléc était de quarante-cinq membres -- pour
tenu la ix« session. On y lut simplement un décret de
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prorogation de la session pour le 2 juin suivant, jeudi dans l'octave de la Pentecôte. Puis le concile se remit au travail.
Travail de théologiens. Le 26 avril, del Monte proposa dix erreurs des luthériens sur les trois derniers sacrements : quatre sur l'ordre, deux sur l'extrêmeonction, quatre sur le mariage. Les théologiens les discutèrent du 29 avril au 7 mai. Le 9 mai, le même cardinal-président présenta aux Pères sept canons sur l'eucharistie, tirésdes dernières délibérations de Trente. Cervini annonçait un huitième canon touchant la communion sous une seule espèce. L'examen commença le 12 devant vingt-neuf Pères. Après examen des avis, le 17, Cervini arrêta le 29 une nouvelle rédaction, à laquelle Bonucci, général des servites, fit une réserve. Cette réserve fut écartée le 31 ; puis on laissa dormir l'esquisse dans les archives. Diaire de Massanlli, Conc. Trid., t. i, p. 629-044.
3. La Xe session (2 juin 1547) : continuation des travaux. — Session quelque peu agitée : les légats y proposèrent la prorogation au 15 septembre : « L'assemblée reprendrait son programme en partie double. L'eucharistie est terminée; si le concile ne voulait pas aborder la communion sous les deux espèces et les mariages clandestins, il pourrait passer à la pénitence. Pour la réforme, il restait les abns sur la résidence, ceux qui venaient des princes et de la pluralité des bénéfices. »
Le 5 juin, del Monte soumettait aux prélats une minute de huit canons sur la pénitence; il l'avait discutée avec les trois jésuites présents, Salmeron, Laynez et Le Jay, et avec le dominicain Pierre-Paul d'Arezzo. Il fit approuver le choix de sept commissaires pour la réforme; et, pendant que, du 10 au 15 juin, le concile s'occupait des premiers articles, les commissaires signalaient une foule d'abus sur les sacrements et abordaient la question du cumul des charges d'âmes.
Le 15 juin, en présentant les dernières observations sur la pénitence, Cervini apportait un article de plus : la confession orale est-elle obligatoire de droit divin? Il en résulta une discussion prolongée devant les prélats théologiens et même en congrégation générale. Le 19 juin, un autre débat s'engagea sur le point de savoir si le désir de se confesser au plus tôt assurait la contrition suffisante pour la rémission des péchés. Le même jour, le bureau fit remettre aux théologiens mineurs quatre doutes sur le purgatoire et sept sur les indulgences. Les discussions s'engagèrent à ce sujet le 23 et se poursuivirent de longues heures. Les jours suivants, Cervini et Massarclli complétaient la pénitence par trois nouveaux chapitres, en tout dix, qui firent l'objet d'une double délibération des théologiens majeurs el mineurs. Les légats leur soumirent aussi deux autres cas : Le confesseur absout-il ou déclare-t-il absous? Quelle est la nature de la vraie contrition? Le 11 juillet, l'accord était fait entre tous. Tous ces détails dans le Diaire de Massarclli. Conc. Trid., t. i, I>. 1,11-672.
Malgré les chaleurs le travail se poursuivait, quoiqu'au ralenti. Les canonistes furent appelés à discuter sur los abus des sacrements el Massarclli nous les présente au 20 juillet occupés au baptême et à la confirmation. Les événements de dehors, qui menaçaient l'existence même du concile, ne suspendirent p:> travaux. Nous passons sur ces événements qui déterminèrent, le 14 septembre, la prorogation sine die du concile.
Avant de se séparer définitivement, les Pères firent encore de bonne besogne. L'archevêque di Matera déposait, le 26 Juillet, on premèu rapport nu la pluralité des bénéfices incompatibles. On projetai! aussi un plan de groupement des abus mu les vu n-mcnts. Le