De exhortatione castitatis, P. /.., t. n, col
POUI rendre plus pressante les exhortations à la chasteté qu'il adresse a un ami devenu veuf, lu
tullien n'hésite pas à condamner les secondes noces,
qu'il appelle mu ,,ilc de fornication el il jette même le discrédit sur le premier mariage.
29. De corona, I'. /.., t. n, coL 78 102;cn 211. Après la mort de Septime Sévère el ravinement de
Caracalla et Géta, un soldat chrétien avait refusé de porter la couronne de laurier qui était de règle pour recevoir le donativum et il avait été jeté en prison pour refus d'obéissance. La plupart des chrétiens désapprouvèrent cette attitude rigoriste. Tertullien, au contraire, prend énergiquement la défense du soldat et insinue même que le service militaire ne convient pas aux chrétiens. Édition critique de J. Marra, Turin,
30. De idololalria, P. L., t. i, col. 663-696; vers 211- 212. — Ce livre pose dans son ensemble le problème des relations entre christianisme et paganisme. Tertullien résoud le problème avec sévérité : il ne se contente pas seulement d'interdire aux chrétiens la fabrication et la vente des idoles; il leur défend encore d'être soldats, de faire du commerce, d'exercer des fonctions publiques, d'enseigner dans les écoles. Il voudrait, semble-t-il, que les chrétiens fussent isolés du monde et menassent une vie complètement séparée.
31. Scorpiace, P. L.,t. n, col. 121-154; vers 211-212. — Le titre signifie proprement : Remède contre la morsure des scorpions, et l'ouvrage est dirigé contre des hérétiques gnostiques qui niaient la nécessité de confesser la foi jusqu'au martyre.
32. Ad Scapulam, P. L., t. i, col. 697-706. — Écrit en 212, après la mort de Géta, et plus précisément après une éclipse de soleil qui se produisit le 14 août de cette année-là. L'ouvrage est une lettre, adressée au proconsul d'Afrique, Scapula, persécuteur des chrétiens, pour le menacer de la colère de Dieu.
3° Période montaniste. — 33. De fuga in persecutione, P. L., t. n, col. 103-120. — C'est le premier livre qui soit nettement montaniste. Il condamne, avec une exagération manifeste, la fuite en temps de persécution ou le fait d'offrir de l'argent aux magistrats pour obtenir la tranquillité. Tertullien affirme que le martyre est toujours un devoir et qu'on est obligé de l'accepter sous peine d'apostasie. Édition critique de J. Marra, Turin, 1932.