THÉODORE D'HÉRACLÉE (iv* siècle
— Évêque de cette ville de Thrace, Théodore était l'un des plus remarquables représentants du parti eusébien. Il eut un rôle prépondérant au fameux concile d'Antioche de 341, dit concile de la Dédicace. Deux ans plus tard il fit partie avec Narcisse de Néronias, Maris de Chalcédoine et Marc d'Aréthuse d'une ambassade ecclésiastique envoyée à l'empereur Constant par son frère Constance, pour expliquer les raisons du second exil d'Athanase. Socrate, H. E., II, xvm. En Occident, l'ambassade refusa de se mettre en rapport avec l'évêque d'Alexandrie et elle présenta à Constant la ive formule d'Antioche, dont Théodore avait assuré la rédaction. Cf. Athanase, De synodis, § 25; Socrate, loc. cit. L'évêque d'Héraclée fit également partie de la députation envoyée par les Orientaux à Sardique en 343; il est mentionné par la lettre du concile des Occidentaux en tête des évêques arianisants qui sont déposés et excommuniés. Cette sentence, on le sait, devait être sans effet. Théodore mourut en 355.
Saint Jérôme le signale comme un écrivain élégant et clair, auteur de commentaires qui n'étaient pas sans mérite sur le Psautier, les évangiles de Matthieu et de Jean et les épîtres. De vir. ill., n. 90; cf. Epist., cxn, 20. P. L., t. xxn, col. 929; Comment, in Matlh.. prsef., t. xxvi, col. 20. En 1643, Cordier avait publié un commentaire sur le Psautier en grec et en latin, qu'il croyait être celui de Théodore, mais qui s'est révélé une compilation tardive. Les chaînes ont gardé un certain nom bre de fragments de Théodore.
É. Amann.
9. THÉODORE LE LECTEUR, historien ec clésiastique du vie siècle. — Ainsi nommé de la fonction de lecteur qu'il remplissait à Sainte-Sophie de Constantinople, il n'est pas autrement connu; tout au plus peut-on fixer ses dates vers l'époque du Ve concile (553). Son œuvre littéraire, qui était assez considérable, n'est que partiellement conservée. Elle comportait : 1° Une H istoire Iriparlile, composée en fusionnant les trois ouvrages de Socrate, Sozomène et Théodoret,