‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 13 sur 457 · SCHOL (GEORGES · texte numérisé non relu

SCHOL (GEORGES

charistie d'après Georges Scholarios, Échos d'Orient, t. χχχιπ, 1934, p. 289-297.

A propos du sacrement de pénitence, signalons que Scholarios est en parfait accord avec la théologie catholique sur l'existence d’une peine temporelle due aux péchés, même pardonnés, commis par les adultes déjà baptisés et sur la nature de la satisfaction sacramentelle, deux points sur lesquels beaucoup de théologiens gréco-russes de nos jours ont abandonné les positions traditionnelles. Les textes essentiels ont été donnés à l’article PURGATOIRE DANS L'ÉGLISE GRÉCO- RUSSE APRÈS LE CONCILE DE FLORENCE, loc. cit. Notre théologien est moins heureux, lorsqu'il nie la validité des ordinations simoniaques.

7° Fins dernières. — Sur les deux points qui ont fait l’objet de controverses entre Grecs et Latins et qu'ont définis les conciles unionistes de Lyon (1274) et de Florence, à savoir l'existence du purgatoire, l’époque et la nature des rétributions d’outre-tombe, Georges Scholarios se classe parmi les unionistes et son enseignement concorde, pour le fond, avec la doctrine catholique. Cette concordance a déjà été établie pour ce qui regarde le purgatoire. Cf. l’article PURGATOIRE, loc. cit. Nous avons vu aussi plus haut, col. 1533, en analysant les traités sur l’âme humaine, que notre théologien enseignait la béatitude surnaturelle des âmes saintes aussitôt après la mort, après avoir adhéré durant quelque temps à l’opinion bizarre qui n’accorde à ces âmes qu'une béatitude d’ordre naturel avant le jugement dernier.

Dans la cinquième question scripturaire, intitulée : Sur le second avènement du Seigneur et sur la résurrection des corps, il déclare que ceux qui vivront au moment de la parousie ne passeront pas par la mort, mais seront subitement changés en l’état de résurrection. Cette doctrine est conforme à la tradition des Pères grecs, fondée elle-même sur l’enseignement explicite de saint Paul. Mais, tandis que l’Apôtre ne parle directement que des justes, Scholarios, à la suite d’autres exégètes, étend l’exemption de la mort aux méchants de la dernière génération humaine. Eux aussi seront changés, mais ce sera pour eux l’immortalité douloureuse et crucifiante. La résurrection et le changement des corps seront suivis du déluge du feu purificateur, qui est clairement distingué du feu de l'enfer. L'enfer est situé dans les profondeurs de la terre. Après le jugement dernier, les démons de l’air et les damnés iront y rejoindre la catégorie des démons qui s’y trouvent enchaînés depuis le commencement. Cf. t. σεις p. 332-333, 335-336.

Scholarios est partisan d’une certaine mitigation des peines des damnés par les prières de l’Église. Il ne répugne pas non plus à la délivrance tout à fait exceptionnelle de quelques damnés par une intervention miraculeuse. Cf. 1115 et Ve traités sur l'âme, t. τ, Ὁ. 511, 525, 533-535.

Il est de ceux qui ont cru fermement à une fin prochaine du monde (cf. t. 1, p. 184, 211; τ. 111, p. 94, 383; t. τιν, 270) et ont tenté même d’en fixer la date précise. D’après lui, cet événement devait se produire à la fin du septième millénaire de la création, c’est-à-dire en 1493, d’après la ch'onologie byzantine.

Un nombre considérable d’auteurs de tout genre ont été amenés à parler plus ou moins longuement de Georges Scholarios, de sa vie, de ses écrits, de sa doctrine. Aucun ne l’a fait sans y mêler, en général, beaucoup d’erreurs, de sorte qu'ur e énumération détaillée serait fort peu utile. On trouvera dans les introductions aux Œuvres tous renseignements utiles sur les auteurs qui se sont occupés de Scholarios et de ses œuvres. Une table des noms propres cités dans ces introductions facilite la consultation. Voir l’Appendice πὶ du t. vin, p. 10*-14*, Nous n’indiquons ici que les ouvrages et écrits les plus importants parus avant l'édition complète.

— SCHOPEN (WALTI 1570 Il faut mettre en première ligne la dissertalion considérable d'Eusèbe Renaudot, Gennadii patriarchæ Constantinopolitani homiliæ de sacramento eucharistiæ, etc., Paris, 1709, reproduite dans P. G., t. cLx, col. 249-312, où il est parlé, non sans erreurs, de la vie et des A Dosithée de Jérusalem, 11: οἱ τῶν ἐν ‘Te εροσοὶλ ὑμοῖς πατριαργευσόντων, Bucarest, 1715, p. 911-914: L. Allatius, D Georgiis et eorum scriptis, reproduit par Fabricius, Bibliotheca græca, éd. Harlès, τ. xt, p. 349-393 (fourmille d'erreurs); W. Gass, Gennadius und Pletho. Aristotelismus und Platonismus in der griechischen Kirche, Breslau, 1844; J. Dräseke, Zu Georgios Scholarios, dans Byzantinische Zeitschrift, τ. 1v, 1895, p. 561-580; Κα. Krumbacher, Geschichte der byzanti me Literatur, 2°éd., ἸΘΘΥ. 119-121; TryphonE. Evangélidès, l'evvaôtos β΄ ὁ Σχολάριος. πρῶτος μετ ἃ τον ἅλωσιν οἰχουμενιχὸ: HAT ριάργης» Athènes, 1896; Germanos, métropolite de Sardes, ᾿Βυμδολ᾽ | εἰς τοὺς πατ ριαρχικοὺς χαταλόγους ζωνσταντινουπόλεως ἀπὸ τῆς ἁλύσεως χαὶ ξξῆς, τὸ partie, Constantinople, 1933. ouv Ur paru d’abord en articles dans la revue ᾿(Ἰρθοδοξία. L'auteur consacre une notice assez longue à Scholaries et utilise déjà les premiers volumes de l'édition complète. Durant le cours de l'édition nous avons publié plusieurs articles sur les œuvres et la doctrine de Scholarics en diverses revues : 1° dans les Échos d'Orient, τ. xxvIr, p. 300-325, La publication des œuvres de Georges Scholarios; t. xxxr11, p. 289-297, La forme de l’eucharistie d’après Georges Scholarios; t. XXXIV, p. 151-159, Les œuvres pastorales de Georges Scholarios; t. XXXVI, p. 65-86, L’unionisme de Georges Scholarios; 2° dans la revue Byzantion, t. 1v. Ὁ. 601-637, sur le contenu du t. 11; t. v, p. 295-314, Écrits apologétiques de Gennade à l'adresse des musulmans; t. x, p. 517-530, La polémique de Georges Scholarios contre Pléthon. Nouvelle édition de sa correspondance; 3° dans les Mélanges Mandonnet, t. 1, p. 423-440, Georges Scholarios et saint Thomas d'Aquin; 4° dans la revue Angelicum, t. vit, p. 303-313, Georges Scholarios. Questions scripluraires et théologiques. ΝΠ Re

SCHOPEN Waiter, frère mineur conventuel, sur qui nous possédons peu de données certaines. Tous les bibliographes s'accordent pour le faire naître à Jülich (Rhénanie), affirment qu’il gouverna la province des conventuels de Bohême, qu’il fut, sur les instances de l’empereur Léopold Ier, promu évêque de Makarska en Dalmatie et suffragant de l’évêque de Kiev, et plus tard évêque coadjuteur ou auxiliaire de Breslau. Il est toutefois difficile de distinguer le vrai du faux dans ces notices. Nous savons par les Regesta ordinis, conservés dans les archives de l’ordre des conventuels au couvent des XII Apôtres à Rome, ms. C. 90, fol. 130, que Walter Schopen fut docteur en théologie, qu’il régit les studia de son ordre à Breslau et à Prague et qu’en 1708 il fut provincial de Bohême. Une lettre, conservée dans le même manuscrit, fol. 262-263, nous apprend aussi que Jacques-Louis, prince royal de Pologne et de Lithuanie, dont Schopen était le théologien, écrivit, le 24 août 1712, au général de l’ordre. Par elle nous savons encore que Walter Schopen avait été choisi comme suffragant par l’évêque de Kiev, qu’une supplique avait été envoyée à Clément XI et que le prince demandait dans la lettre en question l’assentiment du général. Celui-ci y consentit le 11 octobre 1712. Walter Schopen mourut le 16 janvier 1717 à Vienne, où il s’acquittait d’une mission et y fut enterré dans le couvent des conventuels.

Walter Schopen est l’auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il se révèle un scotiste acharné : Alphabe tum philosophicum ad mentem Scoti, Breslau, 1695; Cursus philosophicus ad mentem Scoti, Neiss, 1698; Disputationes theologicæ in quatuor libros Sententia rum ad mentem Scoti, dogmaticam, moralem et controversisticam continentes, Neiss, 1698, en 4 vol.; Tracla lus de miraculis, en allemand, Neiss, 1694; Liber pro ordinandis, Padoue, 1710; Opus de fide universi orbis; Libellus pro avertenda peste; Theologia moralis, en quatre parties, dont la première pro ordinandis, la deuxième pro habentibus jurisdictionem in Ecclesia, la troisième pro beneficiariis, la quatrième pro clericis

1571 SCHOPEN (WALTER) promovendis ad dignitates; Jus canonicum. De tous ces derniers ouvrages inédits il fait mention dans une lettre envoyée au général de l’ordre le 10 novembre 1710, ainsi que de quelques livres de dévotion et d’un recueil de sermons, d’un rituel et d’un cérémonial.

V. Greiderer, Germania franciscana, t. 1, Inspruck, 1777, P. 765, n. 326; J.-H. Sbaralea-E. Rinaldi, Scriptores trium ordinum 5. Francisci continuati, dans J.-H. Sbaralea, Supplementum ad scriptores ord. min., 2e éd., t. 111, Rome, 1936, p. 301-302; D. Sparacio, Frammenti bio-bibliografici di scriltori ed autori minori conventuali dagli ultimi anni del 600 al 1930, Assise, 1931, p. 172-173, et dans Miscellanea francescana, t. xxx, 1930, p. 58-59; .J. Abate, Series episcoporum ex ordine fr. min. conventualiun: assumptorum ab an. 1541 ad an. 1930, ibid., τ. xxx1, 1931, p. 166; H. Hurter, Nomenclator, 3° éd., t. 1v, col. 647-648.

A. TEETAERT.

SCHOPP Gaspard, érudit allemand plus connu sous la forme latinisée de son nom Scropprus (1576- 1649). —- Il naquit à Neumarck (Haut-Palatinat) le 27 mai 1576, et fit ses études avec un très grand succès à Amberg, Heidelberg, Altdorf et Ingolstadt, où il se fit remarquer par son application extraordinaire au travail, sa mémoire prodigieuse, l'étendue de son savoir et aussi, il faut le dire, son caractère détestable. Dès l’âge de dix-sept ans, il fit paraître un recueil de vers latins, bientôt suivi d'ouvrages de critique. Au cours d’un voyage qu’il fit en Italie, en 1598-1599, Schopp se convertit au catholicisme; Clément VIII se l’attacha et Paul V lui confia diverses missions: c’est ainsi qu’il fut envoyé comme observateur à la diète de Ratisbonne de 1608 où il se distingua par son intempérance verbale, ce qui lui valut d’être disgracié par le pape. Schopp se mit alors à voyager; on le trouve en 1609 en Allemagne, en 1612, en France, puis en 1617, en Italie; il se fixa à Milan en 1618. Ces voyages n’empêchaient pas Schopp d'écrire et de publier ouvrage sur ouvrage; en la seule année 1608, il livrait une vingtaine d’écrits à l'impression; huit ans plus tard on estimait qu’il avait déjà publié quatre-vingt dix ouvrages environ. À côté d’écrits estimables, œuvres de théologie, de philologie ou de critique, on rencontre un grand nombre de pamphlets dirigés contre divers contemporains, depuis Joseph Scaliger et Casaubon jusqu’à Henri IV et Jacques Ier d'Angleterre. Schopp n'épargnait personne, pas même ses protecteurs dès qu'ils ne lui étaient plus utiles; les jésuites qui avaient été ses bienfaiteurs et ses amis — saint Robert Bellarmin faisait grand cas de lui — apprirent à leurs dépens à le connaître tel qu'ilétait ; s'étant imaginé que les jésuites avaient fait rejeter une requête de pension qu’il avait présentée à la diète de Ratisbonne de 1630, Schopp tourna contre eux sa manie de dénigrer et de salir; une trentaine d’opuscules se succédèrent, dont les titres disent bien ce qu'ils renferment : Flagellum jesuitieum; Analomia Societalis Jesu; Mysteria Patrum; Jesuila exenteralus; Relatio ad reges οἱ principes de stratagemalis et sophismatis politicis δ. J. ad monarchiam orbis lerrarum sibi conficiendam; ete. Ce « type achevé des polémi‘tes intempérants de la Renaissance » se retira à Padoue en 1635, universellement honni, et y mourut le 19 novembre 1649,

Il est difficile d'établir une liste exacte des écrits de Schopp; Nicéron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, τ. XXXV, p. 165-230, donne une liste de 104 ouvrages établie d’après des données fournies par Schopp lui-même, mais cette liste est incomplète et inexacte; Schopp a écrit sous de nombreux pseudonymes — on en connait actuellement une vingtaine — et ἃ attribué lui-même à d'autres des ouvrages dont il n’osait pas assumer la paternité; de plus, toutes ses œuvres n’ont pas été imprimées et Nicéron ἃ omis de signaler les manuscrits; il semble qu'on puisse lui attribuer 125 à 135 ouvrages environ. Nous donnerons

ici seulement les titres de ceux qui justifient la place donnée à Schopp dans ce Dictionnaire.

1. Nolæ in Tertulliani Apologeticum et librum adversus Judæos, dans l’édition de Tertullien de F.-J. Franequère, 1597, in-fol. — 2. Pro auctorilale Ecclesiæ in decidendis fidei controversiis libellus, Rome et Ingolstadt, 1598, in-8°, — 3. Epislola de veritate interprelalionis et sententiæ catholicæ in ambiguis scripturarum locis et controversis fidei capilibus ad baronem quemdam Germanum prescripla, et nunc in lucem ab ipso auclore edila; cum considerationibus aliquot de pseudoprophelis nostri temporis, Rome, 1599, in-8°, — 4. Epistola Casparis Schoppii de variis fidei catholicæ dogmatibus ad quemdam in Germania jurisprudentiæ doctorem et professorem (Conrad Rittershuys, 1560- 1613), Ingolstadt, 1599. — 5. 5. D. N. Clementis P. VIII bulla indictionis 5. Jubilæi et annotationes in eamdem. Itemque epistola parænetica ad Theophilum Richium, Munich, 1601, in-4°. Notes surles indulgences et réponse aux objections protestantes à ce sujet. — 6. Apologeticus adversus Ægidium Hunnium pro gemino de indulgentiis libro R. card. Bellarmini, in quo præler doctrinam indulgentiarum.…. de viliis quoque et abusibus Curiæ romanæ dispulatur, Munich, 1601; réponse à l'écrit de Gilles Hunnius, 1550-1603, De indulgentiis et jubilæo romani ponlificis tractatus opposilus rancidis mercibus papæ, quas Bellarminus orbi chrisliano commendare non erubuit, Francfort, 1601, in-8°. L'ouvrage de Schopp fut attaqué dans l’écrit suivant : Frederici Balduini examen À pologelici, quem Caspar Schoppius apostata pro libris de indulgentliis Roberti Bellarmini adversus Æg. Hunnium opposuil, Wittenberg, 1603 (?), in-8°, — 7, Epistola ad card. Baronium de editione Annalium ecclesiasticorum deque sua ad catholicos migratione, Rome, 1601. Schopp attribue sa conversion à la lecture des Annales de Baronius. — ὃ, Casparis Scioppii de anti-Christo ad quemdam Germaniæ principem prolestantem scripla; accesserunt ejusdem de Petri primalu, adoratione Summi Pontificis, etc., Ingolstadt, 1605, in-49, — 9. Syntagma de cullu et honore, Rome, 1606, in-8. Traité sur le culte des saints. — 10, Amuletum adversus Salanæ fascinum : hoc est ralio qua cujuscumque religionis homines de religionis controversiis, sive soli secum inquisiluri, sive cum aliis collocuturi, se præparare debeant, ab ipso Spirilu Sancto in sacris Lilleris præmonstrala, Reinsberg, 1608, in-40, --- 11. Definilio hominis lutherani ex ipsius Lutheri libris confecta, Ingolstadt, 1608, in-4°, — 12, Lutheri anticalvinismus, | sive verba Lutheri ex variis ejus libris congesla, quibus suos lutheranos monet ut cum calvinistis, hominibus perfidis ac sediliosis, nihil commune habeant, ac potius cum catholicis conjungantur, Ratisbonne, 1608, in-4°. L’original est en allemand, nous donnons le titre en latin tel que Schopp lui-même l’a traduit dans un catalogue de ses œuvres. —13. Humilialio proteslanlium, qua hæretici superbiæ convincuntur el quam humililalem exhibere eis necesse sil, docentur, Graz, 1609, in-49, en allemand. — 14. Exercilatio protestanlium, qua lutherani principes periculosæ securilatis et negligentiæ in religionis negolio convincuntur, Graz, 1609, in-40, — 15. Examen spirilus Lutheri, quo portentosæ, incredibiles, exsecrabiles el ab omni sæculo inaudilæ Lutheri opiniones ex libris ejus proferuntur, Graz, 1609, in-4°, en allemand. — 16. Gralulatio ad hærelicos Austriæ ordines, cum seclæ suæ liberlatem Regi Mathiæ exlorsissent qua prius ex Lutheri, Calvini ac similium concessione probatur, ex islo novo Evangelio ingentem morum corruplelam ac reipublicæ ruinam nasci, deinde ex sacris lilteris, Augustanam confessionem, non pasloris, sed alieni vocem esse oslendilur, Ingolstadt, 1610, in-4°, en allemand. — 17. Casparis Scioppii Ecclesiaslicus auctorilati Ser.

— SCHOPP (GASPARD)

D. Jacobi Magnæ Brilanniæ regis opposilus, in quo disputatur de amplitudine potestatis et jurisdictionis ecclesiasticæ tam in temporalibus quam in spiritualibus, de regum et principum christianorum erga Ecclesiam ejusque antislites seu prælalos officio, etc. Cet ouvrage où l’on rencontre d’excellentes choses sur la question des rapports du pouvoir civil et du pouvoir ecclésiastique valut à son auteur bien des déboires; le volume fut brûlé publiquement par la main du bourreau tant à Londres qu'à Paris; Schopp lui-même à ce qu'il raconte, mais il est souvent sujet à caution — fut fouetté à Madrid en 1614 à l’instigation de lord Digby, ambassadeur de Jacques I auprès du Roi Catholique. — 18. Ratio reddendi satisfactionem fidei ac spei quæ est velut lolius religionis catechismus, Vienne (?), 1611, in-12, en allemand. — 19. Scorpiacum, hoc est novum ac præsens adversus protestantium hæreses remedium ab ipsismet protestantibus scorpionibus pelilum. Quo adversus Ser. D. Jacobum, Magnæ Britanniæ regem, recitatis Magdeburgensium centuriatorum testimoniis, luculentissime demonstratur, etc., Mayence, 1612, in-4°. — 20. Repetitio doctrinæ catholicorum præcipueque jesuilarum, de pace religionis et utrum data hærelicis fides servari debeat, Ingolstadt, 1616, in-4, en allemand. — 21. Hæreticus elenchomenos, hoc est elenchi sive syllogismi quibus catholicæ Romanæ Ecclesiæ fides aperitur et hærelicorum ab ea dissidentium conscientia evincitur, Cologne, 1619, in-8°. — 22. Casparis Scioppii Macchiavellica, seu Apologia duplex, quarum priore, sacræ Romanæ Ecclesiæ de Nicolai Macchiavelli libris decrela defenduntur; posteriore ejusdem Macchiavelli innocentia adversus calvinistas, præcipue ilalici nominis hostes, propugnalur; in ulraque vero pseudopoliticorum Macchiavelli doctrina ad propriam utilitatem nullo honesti turpisque discrimine conficiendam abutentium improbilas ipsius Macchiavelli præceptis confutatur. Anno M. DC. X1X, ms. 164 de la bibliothèque d’Arras, petit in-fol., inconnu à Nicéron et probablement inédit. — 23. Consultalio de causis et modis componendi in S. R. Imperio religionis dissidii, 1631. — 24. Casparis Scioppii Astrologia ecclesiastica, hoc est disputatio de claritate ac multiplici virtute stellarum in Ecclesiæ firmamento fulgentium, id est ordinum monasticorum, etc., Venise, 1634, in-4°; cet écrit est dirigé contre les jésuites, mais on y trouve de bonnes pages sur les religions monastiques. — 25, Brevis relatio ad imperalorem, reges, principes οἱ populos catholicos de statu controversiæ circa immaculatam B. M. V. conceptionem, Padoue (?), 1640, favorable à l’immaculée conception.

Certains des ouvrages de Schopp, en particulier contre la Compagnie de Jésus, ont été mis à l’Index : décrets des 18 juillet 1634, 23 août 1634, 20 mai 1645, 22 juin 1665 et 27 mai 1687.

H. Kowallek, Ueber G. Scioppius, dans Forschungen zur deutschen Geschichte, t. x1, 1871, p. 401 sq.; Allgemeine deutsche Biographie, t. xxxttr, Leipzig, 1891, p. 479-484; Die Religion in Geschichte und Gegenwart, τ. v, Tubingue, 1931, p. 357-358; O. Ritschl, Dogmengeschichte des Proteslantismus, t. 1V, 1927, p. 248 sq.; Nisard, Les gladiateurs de la république des lettres, t. 11, 1860, p. 1-206; Hurter, Nomenclator, 3° éd., t. 111, col. 1020-1022; Realencyclopädie für protestantische Theologie und Kirche, 3° éd., t. X1, p. 143; Reusch, Der Index der verbotenen Bücher, t. 11, Bonn, 1885, Ρ. 288-289 et passim; Roskoväny, Romanus pontifex Primas, t.11, Nitra, 1867, p. 513, 528, 529, 532, 537, 542, 1005- 1010, 1015; t.1x, Nitra, 1873, p. 665; le même, B. Maria V. in suo conceplu immaculata ex monumentis omnium sæculorum demonstrata, t. 111, Budapest, 1873, p. 163; Dictionn. de théologie catholique (Wetzer et Welte), t. xx1, p. 328; Michaud, Biographie universelle, 2° 6d., τ. xxvir1, p. 509- 511; Feller, Biographie universelle, t. χα, Paris, 1834, P. 366- 367; Hoefer, Nouvelle biographie générale, t. xL11, col. 581- 584; Bayle, Dictionnaire, t. 1v, 1730, p. 172-180; Moréri, Le grand dictionnaire historique, édit. de 1759,t. 1x, p. 289;

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