‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 171 sur 457 · DE GEMBLOUX · texte numérisé non relu

DE GEMBLOUX

teur de l’abbaye de Saint-Martin, hors des murs de la ville de Metz. Il v en a deux recensions différentes. L'une est dans P. L., loc. cit., col. 726-730; l’autre, plus longue, dans P. L., t. LXXXvI1, col. 303. 1] est à croire qu'elles sont toutes deux de la main de Sigebert de Gembloux. Cf. Hist. liltér. de la France, loc. cit., p. 547-548.

4. La passion des martyrs de la légion thébéenne, saint Maurice et ses compagnons, patrons de l’abbaye de Gembloux, poème en vers, édité par Dümmler en même temps que la Passion de sainte Lucie; cf. supra.

5. La vie de saint Guibert, confesseur et fondateur du monastère de Gembloux (+ 962). Cf. P. L.,t. οὐκ, col. 662-682. Sigebert dit avoir noté en musique des répons et des antiennes de saint Guibert; ils ne nous sont pas parvenus.

6. La vie de saint Maclou (ou Malo, ft 565), écrite à la demande de l’abbé Tietmar, et la Vie de saint Théodard, évêque de Maëstricht ( 668), sont composées à l’aide des légendes de ces personnages, telles qu’on les possédait au monastère de Gembloux. Sigebert nous dit simplement « les avoir retouchées et mises en meilleur style ». Texte dans P. L., loc. cit., col. 730-746, 747-758.

7. La vie de saint Lambert, martyr à Liége, nous est parvenue sous deux formes. Il reste d’abord un récit abrégé, simple traduction de la légende du saint. Cf. P. L., loc. cit., col. 759-782. Sigebert en écrivit une autre, plus complète et plus fleurie. Zbid., col. 782-810. La première, au dire de l’auteur lui-même, plut davantage aux lecteurs.

29 Polémique. — 1. La réponse à la lettre de Grégoire VII à Hermann de Metz. Cet écrit de Sigebert semble malheureusement perdu. Bethmann crut le découvrir, en 1845, dans un ms. de la bibliothèque royale de Bruxelles, sous le titre : Dicta cujusdam de discordia papæ οἱ regis, priorum reprehensa exemplis. Le texte en fut publié par Flotto, Der Kaiser Heinrich IV. und sein Zeilaller, t. τ, Stuttgart, 1855, p. 437, et par A. Cauchie, op. cil., t. 1, p. 73 sq. Des doutes se sont élevés contre l’authenticité du texte. Après Giesebrecht et Wattenbach, P. Scheffer-Boichorst conclut que ce n’était point là l’œuvre de Sigebert, Die Neuordnung der Papstwahl durch Nikolaus 11., t. 11, Strasbourg, 1879, p. 134-146. Tout récemment, A. Fliche déplorait que nous n’ayons plus cet écrit, op. cil., t. 111, p. 40, DEC

2. L’apologie contre ceux qui critiquent les messes des prêtres mariés. — Le texte a été publié par E. Sackur, dans Mon. Germ. hist., Libelli de lite, t. 11, p. 436-448. Tous sont d’accord pour y voir l’œuvre authentique de Sigebert; on discute seulement sur la date de composition de cet écrit. A. Fliche, loc. cit., pense que l'A pologie a été écrite à la fin de 1075; A. Cauchie, op. cil., τ. 1, p. 105 sq., la croit composée aux environs de 1089. :

3. La lettre aux Liégeois a été rédigée un peu plus tard, dans les premières années du xrr siècle. Le texte en a été maintes fois publié. Cf. P. L., loc. cil., col. 17, note; A. Cauchie, op. cit., t. 11, p. 166, note. Sa dernière édition est celle de Jaffé, dans Bibliotheca rerum germanicarum, t. v, Berlin, 1860, p. 201-225.

3° Histoire et critique. — 1. Les Gesla abbatum Gemblacensium racontent ce qui s’est passé au monastère sous la direction des premiers abbés. Cf, P. L., loc. cit., col. 595-628. On a continué l’œuvre de Sigebert jusqu’à la mort d’Anselme en 1136.

2. Les deux écrits à propos du jeûne des quatretemps. Les contestations soulevées à ce sujet par les usages différents des Églises de Trèves et de Liége ont fourni à Sigebert l’occasion d’expliquer et de justifier la coutume liégeoise. Cf. P. L., loc. cil., col. 813-830.

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