‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 21 sur 457 · SCIACCA (FRANÇOIS · texte numérisé non relu

SCIACCA (FRANÇOIS

ton, De adventu fr. minorum in Angliam, édition par |

A.-G. Little, dans Collection d’études et de documents, t. vus, Paris, 1909, p. 69, comme le trente-huitième maître régent des frères mineurs à Oxford. Il doit avoir exercé cette charge vers 1312, lors des luttes entre l’Université et l’ordre des dominicains, dont il prit le défense, comme cela résulte d’un texte des A c{a fr. prædicatorum, édité par H. Rashdall, The friars preachers of the University, dans Collectanea, t. 11, dans Oxford historical Society, t. xv1, Oxford, 1890, p. 241. Il y est question d’un dominicain, bachelier en théologie, du nom de Henri Croy, auquel le recteur de l’Université et d’autres maîtres retirèrent la permission de commencer la lecture sur les Sentences, accordée par le maître Guillaume de Schyrbourne et d’autres.

D’après Th. Tanner, Bibliotheca brilannico-hibernica, Londres, 1748, p. 668, Guillaume de Schyrbourne serait l’auteur des Quodlibeta theologica, que J. Leiand dit être conservés dans la bibliothèque de Giseburn

DE) 1594 Priory (Yorkshire). Voir Colleclanea, ἴ. 111, dans Oxford historical Society, t. Xxx11, Oxford, 1896, p. 41. D'après J. Lechner, Beiträge zum mittelalterl. Franziskanerschrifttum, etc., dans Franzisk. Studien, t. ΧΙΧ, 1932, p. 122-123, l’auteur désigné par chir dans la marge du fol. 1 vo du commentaire sur les Sentences de Guillaume de Ware dans le ms. Plut. 33, dext. 1 de la bibliothèque Laurentienne à Florence, doit très probablement s'identifier avec Schyrbourne, de même que celui, qui est cité sous la dénomination de Schirre, dans la marge du commentaire sur les Sentences de Guillaume de Nottingham, dans le ms. 300, fol. 11 ve, de la bibliothèque de Gaius et Gonville Collcge à Cambridge. Voir GC. Balië, À propos de quelques ouvrages faussement attribués à Jean Duns Scot, dans Recherches de théol. anc. et méd., t. 11, 1930, p. 172. Dans les deux cas, il est fait allusion à une doctrine de Guillaume de Schyrbourne : dans le premier, à son opinion sur la fin de la théologie : Zmmo impossibile est, quod dileclio boni est finis alicujus scientiæ intrinsecus, quia ibi est oppositum in adjecto, quia si est finis intrinsecus, non est dilectio, sed speculatio, et hoc practica vel speculativa; dans le second cas, sur sa théorie quod Deus sub ratione deitatis vel divina essentia sit subjectum theologiæ : Respondetur (en marge : solutio Schirre) quod illa scientia est imperfectior et perfectior scientia Dei lum quia sciens imperfectius cognoscit tum quia cognoscil in lumine perfectliori quia sub lumine fidei, et ideo cognoscit subjectum sub particulari ratione quoniam Deus, quia scientia illa non se extendit ad tot rationes cognoscibiles in Deo ad quot se extendit scientia Dei. Faut-il en conclure que Guillaume de Schyrbourne composa aussi un commentaire sur les Sentences? Ce n’est pas exclu, bien que ce ne soit pas encore dûment démontré.

A.-G. Little, The grey friars in Oxford, dans Oxford hislorical Society, t. xx, Oxford, 1891, p. 165; le même, The franciscan School at Oxford in the thirteenth century, dans Archiv. franc. hist., t. xix, 1926, p. 863; A.-G. Little-Fr. Pelster, Oxford theology and theologians c. a. D). 1282-1302, dans Oxford hist. Society, t. xcvr, Oxford, 1934, p. 103 et 230, ἢ. 5; A. Teetaert, La littérature quodlibétique, dans Ephem. theol. Lovanienses, t. XIV, 1937, p. 103.

A. TEETAERT.

SCIACCA (François de), frère mineur capucin italien (xvie siècle). — Originaire de Sciacca (prov. d’Agrigente), où il dut naître vers 1505, il entra d’abord chez les mineurs de l’Observance, où il enseigna la philosophie et la théologie selon la doctrine de Duns Scot, puis passa à la réforme des capucins, soit en 1533, d’après Antonin de Castellammare, O. M. Cap., Sforia dei fr. min. cappuccini della prov. di Palermo, t. τι, Palerme, 1922, p. 29, n. 1, soit en 1552, selon A. Mongitore, Bibliotheca sicula, t. 1, Palerme, 1707, et Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptorum min. capuccinorum, Venise, 1747, p. 98. Il délaissa désormais les études pour se consacrer à la prédication. Au témoignage de Z. Boverio, Annales min. capuccinorum, t. 1, Lyon, 1632, p. 777, il aurait exercé à plusieurs reprises la charge de gardien et de définiteur de la province sicilienne et serait mort en odeur de sainteté à Palerme, en 1575. Il est l’auteur de Lecluræ philosophicæ et theologicæ secundum mentem Scoti, qui, du temps de A. Mongitore et Bernard de Bologne, étaient conservées dans un manuscrit du couvent des mineurs de l’Observance à Palerme.

Z. Boverio, Annales O. M. cap., t.1, an. 1575, n. XX-XXV, Lyon, 1632, p. 773-776; Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptorum O. M. cap., Venise, 1747, p. 98; J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2° éd., t. 1, Rome, 1908, p. 299; Jean de Saint-Antoine, O. Ἐν M., Bibliotheca universa franciscana, t. 1, Madrid, 1722, p. 434; D. Scaramuzzi, O. F. Μ,, 7] pensiero di Giovanni Duns Scoto nel mezzogiorno d'Italia, Rome, 1927, p. 133; Egideo de Modica, O. M. Cap., Catalogo degli scrittori cappuccini ἃ. prov. di Palermo, Palerme, 1930,

P. 62-63; Antonino da Castellammare, Storia dei fr. min. cappuccini della prov. di Palermo, t. 11, Palerme, 1922, p. 20-

A. TEETAERT.

SCIARA Antoine-Thomas, théatin italien, originaire d’Asti, professeur de théologie et de droit, mort le 23 novembre 1718, a lai isé : 1. Theologia bellica omnes fere difjicullates ad militiam tum tlerrestrem, tum marilimam pertinentes complectens et dilucidans, atque in VIII libros distributa, Rome, 1702-1703, 3 vol. in-fol.; 2° éd. en 2 vol. in-fol., Augsbourg, 1707. 2. Additamentum ad theologiam bellicam, Rome, 1715, in-fol. 3. Romanus pontlifex omnium jurium dispositione propugnandus christianæ reipublicæ exhibetur, Rome, 1712, in-fol. 4. Raggionamenti sacro-regali interno al purgalorio, Rome, 1706, in-4,

Hurter, Nomenclator lilerarius, 3° éd., t. 1v, col. 961; Bund, Catalogus auctorum qui scripserunt de theologia morali el practica, Rouen, 1900, p. 149; Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée, t. XXI1, ἢ. 19: Feller, Biographie universelle, t. x1, Paris, 1834, p. 332 (fait de Sciara un dominicain); Mémoires de Trévoux, 1727, p. 18; Journal des savants, t. XL, p. 262; Roskovany, Romanus pontifex Primas, t. VI, Nitra, 1873, p. 631-632 et t. 1x, p. 667.

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