SIXTE-QUINT — SIXTE DE SIENNE
Stuart, Fribourg-en-B., 1879, 2 vol.; M. Philippson, Hist. du règne de Marie Stuart, Paris, 1891, 2 vol.; J. Hungerford Pollen, Mary Queen of Scots and the Babington Plot, dans Publications of the Scotish history society, IIIe sér., t. 111, Édimbourg, 1922; E. Teza, Sisto V ὁ Filippo 11 secondo una canzona veneziana di un contemporaneo, dans Arch. εἰ. soc. rom. di storia patria, t. X1, 1888; I. Giorgi, Lettere di Sisto V a Filippo 11, ibid., τ. XIV, 1891; M. Philippson, Philipp 11. von Spanien und das Papsttum, dans Hist. Zeitschr., 1878, p. 269-315, 419-457; le même, Westeuropa im Zeitalter Philipps 11., Elizabeths und Heinrich I1V., Berlin, 1882; E. Ehses-A. Meister, Nuntiaturberichte aus Deutschland (1585-1550), Paderborn, 1899; ἢ. Hassencamp, Papst Sixtus’ V. polnische Politik, insbesondere seine Stellungnahme zur Künigswahl von 1587, dans Zeitschr. αἰ. hist. Gesellschaft Î. Posen, t.1v, 1889,p 49-68; L. Mathäus-Voltolini, Die Legalion des Kardinals Hippolyt Aldobrandini nach Polen im Jahre 1588-1589, dans Bessarione, [16 sér., t. vint, 1905, p. 294- 310; D. Fontana, Della trasportazione dell’obelisco vaticano e delle fabbriche comandate da Sisto V, Rome, 1590; M. Mercati, Degli obelischi di Roma, Rome, 1889; H.Grisar, Analecta romana. Descrizioni, testi, monumenti dell’arte riguardanti principalmente la storia di Roma e dei papi nel medio evo, Rome, 1899; le même, Geschichte Roms und der Päpste im Mittelalter, mil besonderer Berücksichtigung von Kultur und Kunst nach der Quellen dargestellt, t. 1, Fribourgen-B., 1901; V. Massimo, Notizie istoriche della Villa Massimo, Rome, 1835; A. Taja, Descrizione del palazzo apostolico vaticano, Rome, 1750; M. Santoni, Sisto V e la sua statua a Camerino, dans Arch. stor. per le Marche e per l’'Umbria, t. 11, 1885, p. 267; J.-A. Orbaan, Sixtine Rome, Londres, 1911; D. Sparacio, De seraphico divi Bonaventuræ collegio de Urbe, dans Commentarium min. conventualium, 1922, n. 2 sq.; Ch. Poulet, Histoire du christianisme, fase. 18-19, Paris, 1938, p. 780-784; fasc. 20-21, passim; surtout L. von Pastor, Geschichte der Päpste, τ. x, Fribourgen-B., 1926, p. 3-499, où l’on peut trouver une copieuse bibliographie particulière.
A. TEETAERT.
6. SIXTE DE SIENNE, dominicain italien (1520-1569). — Né à Sienne de parents juifs en 1520, après avoir vraisemblablement fait des études rabbiniques, Sixte se convertit au christianisme. Il était aussi bon helléniste qu’'hébraïsant. En matière de théologie il avait pour maître son compatriote le théologien réputé Ambroise Catharin, lequel interprétait saint Thomas dans un sens très personnel. Sixte de Sienne admettait même les distinctions de Catharin sur la destination et la prédestination. I dira plus tard qu'il se ralliait à un augustinisme plus strictement thomiste. On sait par Sixte de Sienne lui-même que, depuis l’âge de vingt ans jusqu’à celui de trente ans, il enseigna dans diverses villes d'Italie. Il joignait à ce ministère celui de la prédication. Mais c'était l’époque où l'Italie faillit embrasser la Réforme. Peut-être aussi Sixte de Sienne revenait-il plus ou moins au judaïsme de son enfance. En tout cas, il fut inquiété par le Saint-Office; et plus tard il reconnaissait que c'était à bon droit. Dans cette première partie de sa vie, Sixte semble avoir appartenu à l’ordre de Saint-François. Π fut condamné au feu, mais le P. Michel Ghislieri, le futur pape saint Pie V, alors commissaire général du Saint-Office, le visita dans sa prison, intercéda pour lui auprès du souverain pontife et surtout le ramena à l’orthodoxie (1552). Sixte de Sienne, devenu dominicain, rédigea divers travaux concernant l'Écriture sainte. 11 publia pour la première fois en 1566, trois ans avant sa mort, sa Bibliotheca sancta, ouvrage relativement court mais dense, maintes fois réimprimé depuis : Cologne, 1576; Paris, 1610; Naples, 1742, 2 vol. in-fol., avec d’abondantes notes du P. Milante. La Bibliothèque sainte de Sixte de Sienne est divisée en huit livres. Dès le 1. Ier, il établit la distinction des ouvrages en Prolocanoniques, deutérocanoniques et apocryphes, distinction devenue immédiatement classique. Le 1. 11 est un index alphabétique; le 1. III étudie Les sens de l’Écrilure; le 1. IV étudie tous les commentateurs de la Bible; le 1. V est un recueil de notes sur des