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SURIN (JEAN-JOSEPH) — SURIUS (LAURENT

de Jésus en notre temps, le P. Foch qui s'était assimilé la doctrine du P. Surin et ne craignait pas d’en recommander la lecture autour de lui; cf. Plan de vie, dans Rev. d’ascét. et de myst., 1931, p. 291 et passim. On sait en quelle estime H. Bremond, Mgr Saudreau et le P. Garrigou-Lagrange tiennent ce très authentique disciple de saint Ignace de Loyola. Plusieurs tentatives ont été faites pour que le Catéchisme spirituel soit retiré de l’Index. Elles n’ont pas abouti.

La vie du P. Seurin, de la Compagnie de Jésus ou l'Homme de Dieu, composée par Henry-Marie Boudon... Chartres et se vend à Paris... 1689, est coupée de considérations diffuses; elle se trouve résumée dans un manuscrit de Rouen publié par le P. Marcel Bouix en tête du Traité inédit de l'Amour de Dieu, 1873, et reproduite à part sous le titre : Vie du Père Jean-Joseph Surin, Paris, 1876.

Outre les ouvrages et articles mentionnés dans le corps de la notice, on consultera H. Bremond, Histoire du sentiment religieux en France, t. V, ©. V1; P. Pourrat, La spiritualité chrétienne, t. 1V, p. 85-107; Aloys Pottier, Le P. Louis Lallemant et les grands spirituels de son temps, t. 1, 1 et 111, voir les index; L. Mariès, Madeleine Boinet, destinataire des lettres 110-126 du P. Surin, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1926, Ὁ. 272-302; F. Cavallera, Lettres inédites du P. Surin à Madame de La Chèze, annonciade, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1936, p. 291-312.

M. OLPHE-GALLIARD.

SURIUS Laurent, chartreux célèbre (xvr° siècle).

I. VIE. — Né à Lubeck, en 1522, de parents catholiques, il étudia les humanités à Francfort-sur-l’Oder et la philosophie à Cologne, où il fut reçu maître ès arts en 1539. C’est dans cette dernière ville qu’il se lia d’amitié avec saint Pierre Canisius, alors également étudiant de l’université et qui, lui aussi, eut un moment l’idée de se faire chartreux. La vertu de Lansperge contribua beaucoup à fixer le choix de Surius pour la vie austère des chartreux. Selon le P. Hartzheim, il prit l’habit le 23 février 1540, fit sa profession le jour de saint Matthias de l’année suivante et célébra sa première messe en 1543. Sa carrière monastique eut un double but extrêmement louable : sa sanctification personnelle par l’observance de la règle et le salut des âmes par la publication de bons livres. Ainsi, il réalisa le vœu du vénérable Guignes, cinquième prieur de la Grande-Chartreuse, qui dans ses Coutumes détermine la raison pour laquelle le religieux contemplatif emploie une partie de son temps à transcrire ou à composer des ouvrages. « Quia ore, dit-il, non possumus, Dei verbum manibus prædicemus. Quot enim libros scribimus, tot nobis verilalis præcones facere videmur, etc. » Pendant trente-quatre ans (1544-1578), Surius ne quitta pas la plume, malgré sa santé chancelante. En 1570, ses amis désireux de le conserver s’adressèrent secrètement au pape, saint Pie V, pour lui obtenir quelques adoucissements dans l’observance de la règle, afin qu'il pût s’adonner plus librement à ses occupations littéraires. Le saint pontife, par un bref du 1 juillet adressé au prieur de la chartreuse de Cologne, loua les études de Surius et engagea son supérieur à avoir des égards pourle maintien de sa santé. Il fut obéi et le savant écrivain aurait longtemps encore travaillé pour l’Église si la maladresse d’un médecin qui suppléait le docteur Birckmann absent ne lui eût fait prendre une potion qui augmenta son mal d’estomac et le conduisit au tombeau. Surius décéda pieusement le 23 mai 1578.

II. Œuvres. — Bien que Lourent Surius ne soit pas un auteur proprement dit, mais un traducteur, un compilateur, un reviseur et un éditeur, son œuvre cependant est gigantesque. Un homme seul et disposant de fort peu de temps libre chaque jour peutrarement livrer au public, en trente-trois ans, plus de trente-six volumes, dont la plupart in-folio, et presque tous écrits et revus avec une scrupuleuse attention. Pour

les Vies des saints, en particulier, Surius voulut les lire toutes, les copier, les corriger ou abréger par lui-même.

Ses publications appartiennent à l’ascétisme et à la mystique, à la prédication et à la patrologie, à l’apologétique et à l’histoire, à l’hagiographie. Ainsi, il a combattu l’hérésie directement et indirectement, en propageant la saine doctrine, en sauvegardant la piété des fidèles, en démasquant les erreurs doctrinales et historiques des novateurs et en démontrant par ses Vies des saints l’incessante fécondité de l’Église catholique.

1° Hagiographie. — Ce qui a procuré à Surius sa plus grande célébrité est sans contredit son Recueil des vies des saints distribuées par mois et par jours selon l’ordre du calendrier romain. Cette œuvre a ouvert l’ère de l’hagiographie moderne. Il est vrai qu’un contemporain du savant chartreux, Louis Lipomani, évêque de Vérone, de 1551 à 1558, avait publié sept volumes de vies des saints tirées des auteurs grecs et latins, auxquels son neveu-ajouta en 1560 un huitième tome posthume que Lipomani avait préparé lui-même. Mais le recueil de Surius surpasse l’œuvre de l’évêqueitalien par les nombreuses vies dont il la compléta, par la distribution régulière de mois et de jours qu’il adopta, par l’élégance du style qu’il sut introduire dans celles dont la rédaction se ressentait des barbarismes de la basse latinité, et surtout par la saine critique par laquelle il sut retrancher les histoires apocryphes et les légendes suspectes. Cette revision fut applaudie par les souverains pontifes, saint Pie V et Grégoire XIII, et par les personnages les plus éminents de la fin du xvrsiècle. Lorsque Bellarmin apprit que le P. Héribert Rosweyde se proposait d'imprimer une collection de vies des saints plus ample que celle de Surius, entre les autres conseils qu’il lui donnait le 7 mars 1608, il lui disait aussi : Addo etiam alia duo, unum ne forte originalibus historiis multa sint inepta, levia, improbabilia, quæ risum potius, quam ædificationem pariant; hæc enim causa fuit, quæ Surium coegit multa detrahere, vel mulare. On peut encore souscrire aux louanges que lui ont données deux juges supérieurement compétents dans cette matière, les PP. Jean Bollandus et Daniel Papebrock; cf. Acta sanctorum, præfat. generalis, c. 1, ὃν, et Acta sanctæ Rictrudis, 12 maïi, Αοία SS. Florentii et socior. MM., comment. præv., n. 5. De nos jours, les bollandistes ont eu plusieurs fois l’occasion de manifester leur sentiment au sujet du recueil publié par Surius. La liste de vies des saints que les bollandistes ont empruntées à la collection de Surius pour en enrichir leur entreprise est tout à son honneur.

Il n'empêche que son œuvre hagiographique a été l’objet de graves critiques, même de la part d’éminents personnages ecclésiastiques et de quelques bollandistes du xvrrre siècle. Sans entreprendre un examen détaillé de tous les reproches qu’on lui a faits, à tort ou à raison, nous répondrons aux trois principales plaintes articulées contre elle. Et d’abord on s’est plaint du grand nombre de vies des saints qui manquent dans son recueil. Ce regret est fondé et Surius lui-même en a plusieurs fois convenu dans ses lettres dédicatoires. Voir par exemple la dédicace du t. 11 de la 2e édit. Mais, si l’on fait attention que Surius était seul à travailler, qu’il observait une rigoureuse vie claustrale et que, dans l’espace de six années, 1570-1575, il put livrer au public la première édition de son recueil, on lui accordera sans doute des éloges au lieu de blâmes. Pour faire disparaître de son recueil le plus grand nombre possible de lacunes, soit par lui-même, soit par ses amis, il fit des démarches pour avoir tant de l’Alle-

magne que des pays étrangers les biographies et les |

actes des saints encore inédits. On a des preuves de ce fait. Pour ce qui regarde l’Allemagne, Surius, dansla dédicace citée, rappelle à l'archevêque de Trèves la pro-

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messe qu’il lui a faite de lui envoyer la vie de ses saints prédécesseurs. Dans son Apparalus sacer, au mot Sancti, le P. Possevin fait mention des démarches, hélas! infructueuses, faites en Italie. Enfin il existe une lettre du roi du Portugal (5 août 1576) à l’évêque de Coïmbre, dans laquelle le souverain lui fait connaîtrele vœu exprimé par Surius d’avoir les notices authentiques des saints de son royaume et l’engage à les recueillir officiellement, à les faire copier et à les lui adresser. Le recueil fut fait la même année, mais peutêtre à cause de la mort du roi Sébastien (1578), le manuscrit resta en Portugal, et plus tard fut envoyé à Rome, où le bollandiste Conrad Janning, en 1698, le trouva. Cf. Acta SS$S., 5 julii, Acta S. Elisabethæ reginæ, etc., comment. præv., $ 1, n. 3 sq.

La deuxième plainte faite au sujet de la collection publiée par Surius c’est que les textes hagiographiques y ont été arrangés. Ejus opus, dit Bona, gralius foret, et utilius, si veterum Scriplorum primigeniam phrasim retinuisset. Évidemment, le savant cardinal, en formulant ce vœu, se plaçait à un point de vue différent de celui qu’adoptait Surius. Celui-ci modifia le style d’un grand nombre de vies de saints pour les faire mieux servir à l’édification des lecteurs. Son but principal n’était pas de publier un recueil hagiographique à l’usage des érudits, mais de fournir aux ecclésiastiques, surtout aux prédicateurs, aux communautés religieuses et aux laïques instruits des récits vrais, intelligibles, élégants et propres à nourrir leur piété. Il ne faut pas non plus oublier que Surius vivait à l’époque où le goût des lettres latines était dans sa meilleure phase et qu’il convenait de ne pas froisser les exigences générales de ses contemporains.

On a aussi reproché à Surius d’avoir été trop crédule et même d’avoir manqué de discernement dans le choix de ses documents hagiographiques. Il est facile de répondre à cette critique. Surius, en fait d’études historiques, était à la hauteur de son temps et, selon l’appréciation des bollandistes déjà cités ci-dessus, il a trié ses vies de saints avec sagacité. On ne trouve pas, dans son recueil, il est vrai, l’application des règles de critique telles qu’elles sont employées par les érudits modernes; mais, si l’on fait attention que l’art de juger les écrits des anciens n’a commencé que dans la seconde moitié du xvriIe siècle, près de cent ans après la mort de Surius, même sur ce point on devrait, ce semble, le louer d’avoir entrevu bon nombre des conclusions auxquelles le progrès des études historiques a fait aboutir les savants modernes.

Lo première édition de son grand recueil de Vies des saints parut avec ce titre et suivant cet ordre : De probalis sanctorum historiis, partim ex lomis Aloysii Lipomani…, partim eliam ex egregiis manuscriptis codicibus, quarum permultæ antehac nunquam in lucem prodiere, nunc recens optima fide collectis per Fr. [,. 5. Carthusianum. Tomus primus complectens sancltos mensium januarii et februarii, Cologne, 1570, in-fol. Depuis cette date jusqu’en 1575, Surius fit paraître chaque année un volume embrassant deux mois réguliers. Le premier tome était dédié à saint Pie V, qui honora l’auteur d’un bref publié dans le deuxième volume, et le quatrième porte en tête une dédicace de Surius au pape Grégoire XIII, qui venait de monter sur le Siège apostolique. Chose remarquable! Non seulement cette édition fut écoulée avec un succès rare pour une œuvre aussi considérable, mais avant même qu’elle fût complétée par le sixième tome, déjà, à Munich, le théologien Jean de Vie en entreprit une traduction allemande en six volumes, dont le dernier fut mis en vente en 1580. En même temps, avec les témoignages d’approbation et d’encouragement, Surius reçut de plusieurs côtés des vies nouvelles en assez grand nombre pour faire un septième tome. Il se décida donc à reviser

son œuvre, à l’enrichir des biographies arrivées après la publication des premiers volumes et à la réimprimer avec un supplément. Ainsi, malgré sa santé chancelante, il fit paraître, en 1576, le t. τὸτ de la deuxième édition. Le 28 février 1578, il signait la lettre dédicatoire du deuxième tome, qui parut peu de temps après. La mort le trouva occupé à préparer les volumes suivants et le supplément, qui furent imprimés en 1579- 1581 par les soins de dom Jacques Mosander (en flamand Maësman), également religieux de la chartreuse de Cologne. L'édition princeps, en six tomes, fut imprimée à Venise, en 1581, et attribuée à Mgr Louis Lipomani. Nicéron a marqué une autre édition de Cologne, en 7 tomes in-fol., imprimée en 1610. Vers cette époque, les chartreux de Cologne entreprirent la revision de la grande œuvre de leur confrère. Ils comprirent que l’histoire ecclésiastique gagnerait beaucoup, si l’on pouvait publier les vies des saints comme elles avaient été écrites par leurs auteurs. D’ailleurs, les abrégés des sept volumes de Surius, qui parurent, en diverses langues, au grand avantage des chrétiens, suffisaient pour atteindre le but qu’il s’était principalement proposé, l'édification des âmes pieuses. Ils songèrent en conséquence à retrouver les textes primitifs des Vies corrigées et à les réimprimer avec les Vies arrivées après la mort de dom Jacques Mosander (1589). Un savant religieux de leur maison, dom Georges Garnefelt, fut chargé de ce travail. Son premier soin fut de marquer les auteurs et les sources de ses documents. Dans la table des vies de chaque mois, il mit un astérisque à côté des biographies ajoutées, et une croix à côté de celles qu’il publiait d’après leur texte original substitué à la revision de Surius. Il divisa chaque vie en chapitres et en paragraphes et, dans les notes marginales, il donna des éclaircissements sur les points douteux puisés dans d’autres auteurs recommandables et surtout dans les Annales de Baronius. Le P. Jean Bollandus, ami de dom Georges Garnefelt, dit que cette œuvre est excellente. Le t. τ parut à Cologne en 1617, in-fol., enrichi du portrait de Surius, de sa notice biographique et du catalogue chronologique de ses œuvres. Le reste de l’édition, onze tomes, fut imprimé en 1618. De nos jours, le P. Bracco, barnabite de Turin, entreprit d'enrichir l’hagiographie d’une nouvelle édition de l’œuvre de Surius et de ses continuateurs, Mosander et Garnefelt, et recut les approbations de Pie IX et des plus éminents des supérieurs ecclésiastiques. La presse catholique fit un très bon accueil à sa publication et généralement on applaudit à l’idée des nombreux avantages qui en résulteraient pour la théologie, l’histoire, la piété et la bonne latinité. Le P. Bracco étant mort avant de terminer son édition, un de ses confrères, le P. Colombo, fut chargé de publier les quatre derniers tomes. Cette nouvelle édition publiée à Turin, de 1875 à 1880, en treize tomesin-8°, ne renferme pas toutes les vies comprises dans l’édition de 1618, mais elle est plus utile que la précédente sous plusieurs rapports, surtout par l’addition des vies de saints honorés d’un culte approuvé depuis Surius et par les notes ajoutées au Martyrologe romain, qui la complètent.

A côté de ces différentes éditions complètes ou complétées de la collection de Surius, il convient de rappeler que le travail de Surius a été souvent reproduit plus ou moins complètement, afin de faire mieux ressortir les services qu’il a rendus à l’Église. Il suffit d'indiquer ici les auteurs des vies des saints selon l’idiome qu’ils ont adopté.

Texte latin. — Le P. Bollandus et ses continuateurs ont puisé dans la collection de Surius toutes les fois qu'ils manquaient de textes originaux ou complets.

Migne, dans les tomes de la Patrologie gréco-latine,

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t. CxXIV-CXVI, ἃ reproduit beaucoup de traductions |

latines des vies grecques de Syméon Métaphraste d’après l’édition de Surius. En 1574 et 1575, le P. Caballo, dominicain, publia à Louvain les Vies des saints de son ordre tirées de Surius. François Verhaer, d’Utrecht, publia à Anvers, en 1578, 52 vies de saints abrégées de Surius pour servir de lecture aux 52 dimanches de l’année. Cet opuscule fut réimprimé plusieurs autres fois. Un abrégé plus considérable fut imprimé aussi à Anvers, chez Plantin, en 1590, 1591,1594,in-8°, et l’auteur, François Haræus d’Utrecht, semble être le même que Fr. Verhær. Les protestants de Leyde, en 1594, réimprimèrent cet abrégé avec des vies apocryphes. Haræus revit et corrigea son œuvre : Lyon, 1595, in-8°; Cologne, 1605, 1630 et 1675, in-fol.

Le chartreux de Cologne, dom Zacharie Lippelous (f 1599), fit un recueil de vies des saints, abrégées de Surius, pour chaque jour de l’année, Cologne, 1594, 1595-1596; Brescia, 1601, 4 tomes in-8°. Après sa mort, dom Corneille Grasius, également chartreux de Cologne, revit son travail et le réimprima dans la même ville, en 1604 et 1616, 4 vol. in-8°.

Texte polonais. — Pierre Skarga, appelé le Jean- Chrysostome et le Bossuet de la Pologne, traduisit en polonais et publia un certain nombre de vies de saints tirées des tomes de Surius (xvire siècle); cf. ci-dessus, col. 2241.

Texte allemand. — L’abrégé latin des vies recueillies par Surius publié par Fr. Haræus fut traduit en allemand et eut un grand nombre d’éditions : Cologne, 1583, 1593, 1625, 1629, 1660, 1678, 1708, 1751, in-fol.; Mayence, 1610 et 1611, in-fol. ; Augsbourg, 1660, in-fol.

Texte anglais. — La collection de Surius fut traduite en anglais et publiée par Raoul Buckland(f1611). Cf. Acta sanctorum, 9 sept., Comment. præv. ad acta 5. Wilfridæ. n. 11. Alfonso Villegas a donné Lives of the Saints, extracted of Ribadeneira, Surius..., set forth by John Heigham, 1630, in-4°.

Texte espagnol. — Villegas et Ribadeneira ont largement profité des trésors renfermés dans la collection de Surius.

Texte italien. — Le Flos sanctorum d’Alphonse Villegas complété par plusieurs vies tirées de Surius parut en italien à Venise, en 1588,1593, in-fol., 1711, in-4°; à Côme, 1610, in-fol., etc. — Vite delle donne illustri per la santità, per il P. D. Silvano Razzi, Florence, 1595, 6 tomes in-40. — Vite di xvIr confessori di Christo… dal P. Giov. Pietro Maffei, ἃ. C. ἃ. G., Rome, 1601, in-4. Deux éditions antérieures à 1600, imprimées à Florence et à Brescia, n’ont que treize vies. Cette traduction fort bien faite a eu un grand nombre de réimpressions, dont les plus récentes sont celles des salésiens de Turin, 1883 sq., et des paulins de Monza, 1869. — Effemeridi sacre. per Girolamo Bascape, Naples, 1688-1691, 12 tomes in-49. — Jl giardino di delizie dello sposo celeste. da don Simpliciano Bizozeri, libro secondo, Milan, 1696, in-4°. — Fiore dei bollandisti, etc. (c’est la traduction des Petits bollandistes de Mgr Guérin), Prato, 1874-1883, 13 in-8°.

Texte français. — Histoire de la vie... des saints. augmentée de cent vies nouvellement traduites... de Surius et Molanus... par M. Guillaume Gazet, pasteur de Sainte-Marie-Madeleine d'Arras, Paris, 1606, 2 in-8°. — Les vies des saints de M. Duval. — Vies des saints illustres de divers siècles par M. Arnauld d’Andilly, Paris, 1664, in-fol. Simon Martin, Les vies des saints. nouvellement corrigées par le P. François Giry, Paris, 1696, 2 in-fol. Cette traduction, ainsi que celle du P. Ribadeneira, a été plusieurs fois réimprimée. — Les actes des martyrs. par les ΒΒ. PP. bénédictins de la Congr. de France, Paris, 1856, 4 in-8°. — Les petits bollandistes..… par M. Paul Guérin, Paris, 1865, 15 in-8°; réimprimée depuis plusieurs fois et avec addition de 2 tomes.

20 Autres ouvrages traduits ou compilés par Surius. — Ils eurent aussi leur succès relatif.

1. Margaritha evangelica, incomparabilis thesaurus divinæ Sapientiæ, in IV libros divisus, cum præfatione Nicolai Eschii, Cologne, 1545, in-8°; Dillingen, 1610, in-8°. — La perle évangélique, etc., trad. par les chartreux de Paris, Paris, 1602, 1608, in-8°. — Evangelische Perle, etc., Cologne, 1698, in-8°.

2. D. Joannis Tauleri homiliæ in Evangelia tam de tempore quam de sanctis, Cologne, 1548, in-fol. — Homiliæ operaque ejusdem αἰϊα... et homiliis epistolisque aliquot modo primum additis, Cologne, 1553, 1554, in-fol. ; 1572, 1603, 1615, 1625, 1650, 1660, 1688, 1695, 1697, in-4°; Venise, 1556, in-8°; Lyon, 1557, 1558, 1577, 1578, in-8°; Paris, 1623, in-4°; Anvers, 1685, in-4°; Divinæ Institutiones, Cologne, 1587, 1723, in-4°; trad. italienne, Florence, 1568, 1590, in-8°; trad. française, Paris, 1587, 1595, 1613, 1623, 1638, 1665, 1668, 1680, 1681,in-12; Lyon, 1613,in-12; Arras, 1614, in-8°; trad. fr. par Buchon, Paris, 1835, 1843, 1852, 1855, 1860. Voir l’art. TAULER.

3. C’est à tort que le P. Touron dit que Surius ne traduisit pas en latin les Exercices sur la vie et la passion de Notre-Seigneur attribués à Jean Tauler, parce qu'ils étaient déjà dans le domaine public en allemand et en latin. En réalité, Surius ne les joignit pas aux œuvres de Tauler parce qu’il ne les croyait pas de lui; mais il ne tarda pas à les traduire en latin et, forcé par un personnage à qui il ne sut pas résister, à les publier sous le nom de Tauler. Voici le titre de l’édition princeps : Joannis Thauleri de vita et passione Salvatoris nostri Jesu Christi piissima exercitia ex idiomate germanico reddita latine a L. S.; adjuncta sunt ejusdem argumenti alia quædam exercitia authore Nicolao Eschio, Cologne, 1548, in-8°; 1558, 1607, 1706, 1720, 1857; Anvers, 1551, 1565, 1569, in-8°; Lyon, 1556, 1572, in-12; Venise, 1556, in-8°; Paris, 1561; Strasbourg, 1572, in-12; Rome, 1612, in-16; Lucerne, 1639, in-16; Campoduni, 1683; Ratisbonne, 1708, in-16. Trad. italienne par Strozzi, Florence, 1561, 1572 et Venise, 1584, in-12; trad. allemande, Hambourg, 1691, in-8°; trad. française par Talon, Paris, 1668, 1669, 1670, 1682, 1693, 1694, 1718, 1721, 1743, in-12.

4. De sanctiss. et præstantiss. Missæ sacrificio conciones X V Michaelis (Helding)..., accedit ejusdem concio de SS. Eucharistia, Cologne, 1549, 1552, 1555, 1562, 1577, in-4°.

5. Joannis Rusbrochii. opera omnia, Cologne, 1549, 1552, in-fol. ; 1608, 1609, in-4°; 1652, 1692, in-fol. Trad. allemande, Offenbach, 1701. Il y a des extraits en français dont le plus récent est : Rusbrock l’Admirable. Œuvres choisies par Ernest Hello, Paris, 1869, 1902, in-12.

6. Compendium veræ salutis, e belgico in lat. serm., etc., Cologne, 1552, in-16.

7. Instilulionum vitæ christianæ libri V, Cologne, 1557, 1559, 1595, 1596, in-8°. Les quatre premiers livres sont d’un certain dom Florent, prieur de la chartreuse de Louvain (ÿ 1543), et le cinquième est d’un auteur anonyme.

8. Henrici Harphii de ΙΧ rupibus, Cologne, 1553, trad. française par dom Nicolas Le Cerf, chartreux, et publié dans les œuvres du bienheureux Henri Suso, Paris, 1586, in-8°.

9. D. Henrici Susonis opera, quæ quidem haberi potuerunt, omnia, cum ejusdem vila e suo idiomate translata, ete., Cologne, 1555, 1562, 1588, 1615, 1616, 1688, in-8°; Naples, 1658, in-12. Surius fit cette traduction sur les instances du vénérable Louis de Blois, à qui il la dédia. La Vila H. 8. se trouve dans les Acta sanctorum, au 25 janvier. — Dialogus æternæ Sapientiæ et ministri ejus : centum meditationes Dominicæ Passionis; ces deux opuscules font partie d’un recueil publié

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par dom Jean Jarry, chartreux, Paris, 1578, in-8°; Cologne, 1620, 1621, in-16; en français, Paris, 1580, in-16. — Le P. Ignace del Nente, dominicain, traduisit en italien les œuvres du bienheureux Henri Suso Florence, 1642, in-4°; Rome, 1651, 1663, in-4°; Padoue 1666, 1675, 1677, 1687, 1703, 1704, 1710, in-4°; Venise, 1721, in-4°; Orvieto, 1861, in-8°; Livourne, 1865, in-8°; Colloquio spirituale, etc., 3° édit., Rome, 1862, in-32. Il y a plusieurs autres traductions italiennes. — Le P. Anselme Hoffmann, récollet, fit paraître à Cologne, en 1661, une traduction allemande, qui fut réimprimée l’année suivante. — En Espagne, depuis 1622, on a la traduction faite par le P. de Chaves. — Les traductions françaises sont diverses : dom Nicolas Le Cerf, chartreux, traduisit d’abord les Dialogues, Paris, 1582, in-8°, ensuite les Œuvres, Paris, 1586, et troisième édition, Paris, 1614, in-8°. Œuvres spirituelles, Lyon, 1725, deux in-12; l’abbé Devienne traduisit diverses parties des œuvres, Paris, 1670, 1684, 1701, etc. — La vie et les épitres publiées par François-Émile Chavan, Paris, 1842, in-80. — Œuvres traduites et publiées par E. Cartier, Paris, 1852, 1856, 1866, in-8°.

On a prétendu, mais à tort, que la traduction. de Surius n’était pas toujours exacte. Cf. Joseph Goërres, H. Suso’s... Leben und Schriften heraugegeben von M. Diepenbroch, Ratisbonne, 1829, 1830, Augsbourg, 1837, 1854, 1884, in-8°; trad. française : Le livre de la sagesse éternelle par H. S., avec une introduction sur sa vie et sur ses écrits par ὦ. Goërres, Paris, 1840, in-8°.

10. De Missa evangelica et de veritale corporis et sanguinis Christi in Eucharistiæ sacramento…. libri quinque auctore Johanne Fabro ab Haïilbrun, Cologne, 1556, 1557, in-8°; Anvers, 1559, in-12; Paris, 1558, 1564, 1567, in-12. — Trad. franç. par Nicolas Chesneau, rhetelois, Paris, 1563, 1566, in-8°.

11. Tractatus de præstantissimo allüris sacramento, auctore Joanne Groppero, Cologne, 1560, in-4°. Une édition antérieure, 1559, 2 in-8°, avait été traduite par le docteur en théologie Christophe Cassien et corrigée par Surius. Nicolas Chesneau dans sa traduction française de l’ouvrage marqué sous le n. 10, ajouta un « Recueil des passages de sainct Augustin touchant la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ au sainct Sacrement de l’autel », tiré des œuvres de Gropper, d’après la trad. latine de Surius.

12. Apologia Friderici Staphyli… de vero germanoque Scripluræ Sacræ intellectu, de Bibliorum in idioma vulgare tralatione (sic), de lutheranorum concionatorum consensione, Cologne, 1561, in-8°. — Æjusdem prodromus in defensionem apologiæ suæ, Cologne, 1562, in-8°. — Les deux ouvrages réunis, Cologne, 1563, in-8°. — Ejusdem F. S. absoluta responsio de vero, etc., Cologne, 1563, in-8°. — Le fils de l’auteur réunit en un seul volume tous les écrits de son père, parmi lesquels il mit aussi ceux que Surius avait traduits en latin, Ingolstad, 1613, in-fol.

13. Concio egregia et catholica : Cur tam multi hodie ad lutheranismum deficiant, ulque hisce calamitosis temporibus adversus Satanæ tentationes, quibus is fidem oppugnat, resistendum sit, habita atque edita germanice anno 62 a Martino Eisengrein… Ingolstadii, etc., Cologne, 1563, in-8°. — Sermon catholique : Pourquoi tant de personnes tombent en hérésie, traduit du latin par René Desfreux, Paris, 1564, in-8°. — Autre trad. franc. par J. Bourgeois, trinitaire, Cambrai, 1579, in-8°,

14. Chronicon D. Johannis Naucleri, Præpositi Tubingensis, succinctim comprehendens res memorabiles seculorum omnium et gentium ab initio mundi usque ad annum Christinali MCCCCC...cum Appendice nova rerum interim geslarum, videlicet ab inilio anni 1500 usque ad septembrem 1564 ex oplimis quibusque scrip-

toribus per L. S. cart. summa fide el studio congesta, etc., Cologne, 1564, 2 in-fol., Cologne, 1579, 1614, 1615, in-fol. L'Appendix fut très à propos séparé de la grande chronique, continué et publié avec un titre particulier. Voici les éditions données par Surius même : Comment{arius brevis rerum in orbe gestarum ab anno salutis M1) usque ad annum ΠΑΧΎ], etc., Cologne, 1566, in-8°; Louvain, 1566, 1567, in-8°; Commentarius... usque ad an. 1567... non parum auctus et locupletatus, Cologne, 1567, in-8° : Commentarius…. usque ad an. 1568, Cologne, 1568, in-fol. et in-8°; Cologne, 1574, in-fol. et in-8°; 1575, in-8°; avec continuation jusqu’à 1586 par Michel Isselt, Cologne, 1586, 1602, in-So. Cet ouvrage fut ensuite continué par Brachel jusqu’à 1651, par Thulden jusqu’à 1660 et par Brewer jusqu’à 1673. — Traduction française par Jacques Estourneau, Paris, 1571, in-4°; 1572, 1573 et 1578, in-80. — Trad. allemande par Henri Fabricius, Cologne, 1568; in-fol., 1576, 2 in-8°; 1580, in-8°; "1587, in-4°.

15. Concilia omnia tum generalia, {um provincialia, tum particularia quæ jam inde ab Apostolis usque in præsens habita obtineri potuerunt, Cologne, 1567, 4 infol.; Venise, 1585, 5 in-fol. Le roi d'Espagne, Philippe II, agréa la dédicace de ce recueil et fit remettre à Surius la somme de 500 florins comme gratification.

16. Homiliæ sive conciones præstantissimorum Ecclesiæ doctorum in evangelia totius anni ab Alcuino, jussu Caroli Magni, primum collectæ, quibus accesserunt in epistolas conciones exegelicæ, etc., Cologne, 1567, 1569, 1576, 1604, in-fol.; Venise, 1571, in-fol.

17. D. Leonis, ejus nominis I, Romani pontificis… opera, quæ quidem haberi potuerunt.. accesserunt quinque ejusdem Leonis epistolæ, hactenus prælo non commissæ. His adjunximus D. Leonis IX æque R. P. eruditas aliquot elucubrationes, nunquam antehac typis excussas, Cologne, 1568 (et 1569), in-fol.

On a dit ci dessus que dom Georges Garnefelt publia une notice biographique de Surius suivie du catalogue chronologique de ses œuvres, au commencement du t.ret de la collection des Vies des saints, Cologne, 1617. Cette notice a été réimprimée dans le t. 11 de la même collection éditée à Turin, 1875. Le P. Hartzheim, dans sa Bibliotheca Coloniensis, a donné une Vie avec quelques documents nouveaux et le catalogue rédigé par D.-G. Garnefelt.

Voir aussi Petrejus, Bibliotheca cartusiana, Cologne, 1609, p. 227-232; Morozzo, Theatrum chronol. S. cartus. ord., Turin, 1681, p. 128-129; Nicéron, Mémoires, etc., t. XX VIII, Paris, 1734; Doreau, Les éphémérides de l'ordre des chartreux, Montreuil-sur-Mer, 1900, t. 1V, p. 427-435.

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