‹ Dictionnaire de thâeologie catholiqueChapitre 34 sur 148 · EPHREM · texte numérisé non relu

EPHREM

Sa femme, de même que le Christ aime l'Église qui est son corps. Voir t. iv. col. 21.51-2152. Ce mystère-là, celui de l'union de l'homme et de la femme en un seul corps, symbole de l'union du Christ et de l'Église, est un grand mystère, un secret caché et maintenant dévoilé par saint Paul, grand par rapport au Chrisl et à l'Église, en tant que l'union conjugale symbolise l'union de Jésus-Christ et de l'Église en un seul corps. Le mariage chrétien est donc un grand signe de cette chose sacrée, l'union du Christ avec l'Église, qu'il représente. Quoi qu'il en soit de ce mystère, tous les maris sans exception doivent aimer leurs femmes comme eux-mêmes, et la femme doit craindre son mari. — 2° Devoirs mutuels des enfants et des parents, VI, 1-4. — • 1. Obéissance des enfants à leurs parents, dans le Seigneur. Cela est juste et légitime, conforme à la loi divine qui ordonne aux enfants d'honorer leurs parents par un commandement, le premier du Décalogue, Deut., v, 16, qui soit accompagné d'une promesse, celle de la félicité temporelle et de la longévité. 2. Les pères ne doivent pas exaspérer leurs enfants par trop de rigueur, mais les élever en les instruisant et en les réprimandant. — 3° Devoirs mutuels des esclaves et des maîtres, vi, 5-9. — 1. De la part des esclaves, obéissance consciencieuse et service affectueux. ■ — 2. De la part des maîtres, commandement bienveillant sans recours à la menace.

La partie morale de l'Épître se termine par une exhortation générale à combattre contre le diable avec l'armure du Seigneur et à prier, vi, 10-20.

I. Commentateurs. — 1° Pères. — 1. Grecs. — S. Chrysostomc, Uomilite xwr in Epist. ad Eph., P. G., t. Lxii, col. 9-176; Théodore de Mopsueste, In Episl. ad Eph. comment, jragmenta, P. G., t. Lxvi, col. 912-921 ; Tractatus in Epist. ad Eph., sous le nom de saint Ililaire de Poitiers, dans 'Pitta,Spicilegiiim Sotesmcnse, Paris, 1852, t. i, p. 96-127; Swete, Tlieodori episcopi Mopsiiesteni in Epistolas B. Paiili commentarii, Cambridge, 1880, t. i, p. 112-196; Théodoret, Inlerpreldlio Epist. ad Eph., P. G., t. Lxxxii, col. 505-557; S.Jean Damascène,/;) Episl. adF.pli.,P.G.,t. xcv, col.821- 856;Œcunlenius, Epist. ad EpIi.,P. G.,t. cxviii, col. 1165- 1 256 ; Théophylacte, Ep ist. D. Paati ad Epli. e.rpositio, P. G., t. cxxiv, col. 1032-1137. — 2. Latins. — Ambrosiaster, In Episl. B. Pauli ad Eph., P. L., t. xvn, col. 371-404; Pelage (pseudo-Jérôme), Commenlarius in Epist. ad Eph., P. L., t. xxx, col. 823-842; pseudo-Primasius d'Adruméte, Epist. B. Pauti ad Eph., P. L., t. i.xviii, co!. 607-626; Sedulius Scotus, Colleclanea in Epist. ad Epli., P. L., t. cm, col. 195-212; Walafrid Strabon, Glossa ordinaria, P. L., t. cxiv, col. 587-602.

2° Du moyen âye . — Haymon d'Halberstadt, In Epist. ad Eph., P. L., t. cxvii, col. 698-734 ; Raban Maur, Expositio in Epist. ad Eph., P. L., t. cxii, col. 381-478; Atton de Verceil, In Epist. ad Eph., P. L., t. cxxiv, col. 545-586; Hugues de Saint- Victor, Quœstiones in Epist. ad Eph., P. L., t. CLXXV, col. 567-576; Lanfranc, Epist. B. Pauli ad Eph., P. L., t. CL, col. 287-308; Hervé, Commenlarius in Epist. Pauli, P. L., t. ci.xxxi,col. 1201-1280; S.Bruno, Expositio in Episl. ad Eph., P. L., t. cliii, col. 315-350; Pierre Lombard, Colleclanea, P. L., t. cxcii, col. 169-222; S. Thomas, Epist. ad Eph., dans Opéra, Paris, 1876, t.xxi, p. 260-343; Denys le Chartreux, Enarratio in Epist. B. Pauli ad Eph., dans Opéra omniu, INIontreuil, 1901, t. xiii, p. 299-327.

3° Des temps modernes. — 1. Catholiques. — Cajetan, 7n Episl. Pauli, Paris, 1582, etc.; Gagnée, Brevissima scholia in Episl. Pauli, Paris, 1543; B. Justiniani, iï.Tp/ora/!ones in Epist. Pauli, Lyon, 1612; Estius, 7/i Episl. B. Pauli ad Epli. commenlarius, Mayence, 1859, t. ii, p. 319-418; Corneille de la Pierre, Commenlarius in Epist. ad Eph., dans Commeniaria Script, sac, Paris, 1858, t. xviii, p. 583- 686 ; B.de Picquigny, Tr!pZe.c expositio, Paris, 1703 ; Calmet , Commentaire littéral, etc., 2» édit., Paris, 1726, . viii, p. 420-455; Noël Alexandre, Commenlarius lilteralis et moralis in omnes Epist. S. Pauli, etc., Rouen, 1710; Schnappinger,UÊC Briej Pauli an die Ephesier, Heidelberg, 1703;J.MacEviUy,ExpositionoftheEpistlesofSt.Paul,etc.,

Londres, 1856; Dublin, 1860; Bisping, Erklurung der Brie/e an die Ephesier, etc.. Munster, 1866; Drach Epilres de S. Paul, 2° édit., Paris, 1896, p. 383-423; Maul noury. Commentaire sur F Épitre aux Gâtâtes, aux Éphésiens, etc., Paris, 1880; A. von Hcnle, Der Epheserbrief dps lieil. Anostels Pautus, Augsbourg, 1890 ;2« édit., 1908; Van Stecnkiste. Comnicn/arius (Vi omnes .S. Pauli epistolas 4- édit., Bruges, 1886, t. ii, p. 1-84; Padovani, Commen. tn.rius in Epist. ad Eph., Philip, et Cotos., Paris, 1892- A. Lemonnyer, Ëpltres de S. Paul, Paris, 1905, t. ii' p. 79 sq. ; J. Belser, Der Epheserbrief des Aposlels Paulus', l"ribourg-en-Brisgau, 1908; K. J. Mùller, Des Aposlels l'aulusBricf an die Epheser,GTazet. Vienne, 1909. — 2. Protestants.— Sur ceux des xvi^.xviis et xvni" siècles, voir Abbott,/l critical and exegcticalcommenlary on Ihe Epistles lo ihe Ephesians and to the Colossians, Edimbourg, s. d., p. xxxv-xxxvii. Les principaux du xix= et du xx« siècles sont F. K. Meier, Commcntar iiber den Brief Pauti an die Ephesier, Berlin, 1834; L. Ruckert, Der Brief Pauli (in die Epheser, Leipzig, 1834; EUicott, Critical and grammatical Comnienlan; on Ephesians, Londres, 1855; Harless, Commentar iiber den Brief Pauli an die Eplieser, 1839; 2» édit., Stuttgart, 1858; J. Eadie, Commenlanj on Ihe greek Text of tlie Epistles of Paul to Ihe Ephesians, 1861 ; 3" édit., lïdimbourg, 1883 ; Bleek, Vorlesungen iiber die Briefe an die Kolosser, den Philemon und die Epheser, Berlin, 1865; Ad. Monod, Explication de V fipUre de saint Paul aux Êphésiens, Paris, 1867; Hofmann, Der Brief Pauli an die Epheser, îfôrdlingen, 1870; J. A. Beet, Commenlanj on the Epistles to llie Ephesians, Philippians, Colossians and Philemon, Londres, 1890; J. T. Beck, Erklàrung des Briefes Pcadi an die Epheser, Gutersloh, 1891 ; Klôpper, Der Brief an die Epheser, Gœttmgue, 1891; H. Oltramare, Commentaire sur les Épitres de S. Paul aux Colossiens, aux Éphésiens et à Pliilémon, S m-8", Paris, 1891-1892; Von Soden, Die Briefe an die Kolosser, Epheser und Philemon, Tubingue, 1891 ;2'' édit.,1893; J.Macpherson, Commentary on S<.Paurs Epislle to the Ephesians, Edimbourg, 1892; E. Haupt, Die Gefangenschaftbriefe, Goettingue, 1897 ; Abbott, op. cit., Edimbourg, s. d. (1897) ; 2" édit., 1910 ; Robinson, St. Paul's Epistle to the Ephesians, hondres, 1903; Krukenberg,Der Bne/ Paua an die ifp/ieser. Gutersloh, 1903; 2' édit., 1909; P. Ewald, Die Briefe des Paulus an die Epheser, Kolosser und Philemon, Leipzig, 1905; 2" édit.. 1910; Westcott, St. Pauls Epislle lo Ihe Ephesians, Londres, 1906; Lueken. Der Brief an die Epheser, dans Die Schriften des N. T.. 2" édit., Goettingue, 1907, t. ii, p. 348-372 ; Baljon, Commentar op de brieven van Paulus aan de Thess., Ef., Kol. en aan Philemon, IJtrecht, 1907; J.Rutherfurd,S^ Pauls Epistles to Colossœ and Laodicea, Edimbourg, 1909; G. Aletander, The Epistles to Ihe Colossians and Epftesians, Londres, 1910; G. Mayer, Der Galater und Epheserbrief, Gutersloh, 1911.

H. Travaux. — H. Holtzmann, Kritik der Epheser und Kolosserbriefe, 1872; Hort, Prolcgomena to St. Pauls Epislle to llie Romans and the Ephesians, Londres, 1895; Brunet, De l authenticité de lÉpUre aux Éphésiens, Preuves philologiques, 'Lyon, 1897. On peut consulter aussi les Introductions spéciales aux livres du Nouveau Testamentdes catholiques Cornely, Schàfer, Trenkle, Jacquier et Belser, des protestants Holtzmann, B. Weiss, Godet, Jiilicher et Zahn, comme les dictionnaires et encyclopédies catholiques et protestantes de Vigoureux, Herbermann, Smith, Hastings et Cheyne.

Sur quelques points de la doctrine de cette Épître, voir Corluy, Spicilegium dogmalico-biblicum, Gand, 1884, t. i, p. 13-24; t. II, p. 249-266 (sur l'Église et le mariage): M" Simar, Die Théologie des heiligen Pautus, 2" édit., Fribourg-en-Brisgau, 1883, p. 230-231 (sur l'Église); J. Méritan, L'ecclésiologie de lÊpilre aux Éphésiens, dans la Revue biblique, 1898, p. 343-369; W.-H. Griffith Thomas, dans Exposilor, octobre 1906, p. 318 sq. (sur l'Église); F. Prat, La théologiede saint Paul, Paris, 1908, 1. 1, p. 390 sq. ; M. Slavic, Des Ephesier-und Kolosserbriefs Lehre iiber die Person Christi und sein Heilswerk, Viemie, 1911.

E. Mangenot.

ÉPHREM (Saint), surnommé le Syrien, né vers le commencement du iv« siècle, mort le 9 juin 373, est, après Bardesane et avec Aphraatc, le plus

ÉPHREM (saint;

nncien des Ocrivains syriens. — I. Vie. II. Œuvres. III. Leur utilité.

I. Vie. — Sa mère était originaire d'Aniid en Mésopotamie et son père de Nisibc. Celui-ci était prêtre d'une idole nommée Abnil (ou Aljizal). Éphrem naquit donc à Nisibe. de parents païens, fut baptisé par l'évêque Jacques, composa de nombreuses poésies et des commentaires de la Bible et se retira enfin à Édesse où il mourut. Nous avons de lui plusieurs biographies oCi il n'est pas facile de distinguer l'histoire de la légende. L'une a été éditée par Assémani, Bibliotheca oricnlalis, t. i, p. 26, et en tête de l'édition romaine des œuvres de saint Éphrem; une autre a été éditée par MgrLamy, S. Ephrœmi hijmni eisermones, t. ir, p. 5-90, et rééditée par le R. P. Bedjan, Acta mariyrum el sanctorum,Fans, 1892, t. m, p. 621- 665. Un auteur nestorien nous a conservé aussi deux biographies. Patrologia orienlalis, t. iv, p. 293-295; t. V, p. 291-299. On rapporte encore à saint Éphrem quelques anecdotes des Apophthegmes, P. G., t. lxv, col. 1G8, qui concernent peut-être un homonyme, enfin on complète sa biographie à l'aide de traits glanés dans ses ouvrages ou chez les auteurs grecs et syriens postérieurs. Cf. M. A. Marin, Les vies des Pères des déserts d'Orient, Avignon, 1764, t. viii, p. 56-197; Fabricius, Bibliotheca grœcct, édit. Harles, Hambourg, 1802, t. VIII, p. 217-254 ;Villemain,2'a6/eau de l'éloquence chrétienne au iv« siècle, Paris, 1855, p. 234-262; R. Duval, La litlérnture syriaque, 3« édit., Paris, 1907, |). 329-335. Il semble certain qu'il était d'iiumble extraction, qu'il servit chez les étrangers, que son père le chassa, à l'occasion sans doute de sa conversion, et qu'il s'attacha à Jacques de Nisibe. Une légende raconte qu'Éphrem assista au concile de Nicée; une autre légende ajoute que plus tard il passa liuit ans en Egypte à combattre l'hérésie arienne et vint à Césarée pour y voir Basile le Grand. Une tradition rapporte qu'après le concile de Nicée, les évê- (jues ont fondé des écoles dans leurs villes épiscopales et que saint Éphrem a été mis à la tête de l'école fondée par Jacques de Nisibe. Cf. Patrologia orienlalis, t. VIT, p. 377. Après l'occupation de Nisibe par les Perses, en 363, saint Éphrem se serait retiré à Édcssc et y aurait dirigé l'école des Perses. Ibid., p. 381. Les biographies syriac[ues attribuent aux jirières de saint Éphrem la défaite de Sapor sous les murs de Nisibe, en 338; elles ajoutent que le saint, après avoir séjourné h Beit-Garbayâ (où il avait été baptisé à l'âge de dix-huit ans) et à Amid, arriva à Édesse où il commença par être employé dans un i)ain public. Un moine l'entendit discuter avec un païen et l'engagea à se retirer dans la montagne d'Édesse et à se mettre sous la direction d'un vieillard. Éphrem le fit et commença :\ prier, à jeûner et à méditer les divines Écritures. Il se mit l)ientôt à commenter les livres du Pcnlateuquc. -V l'imitation de Bardcsane qui avait composé des chants profanes, il composa des liymncs où la mesure du vers était basée sur le nombre des syllal)cs et non sur la quantité et qui devaient être chantées dans les églises. Son testament, conservé en syriarpic et en grec, est '^ans doute authentique, mais, comme les biographies, il semble avoir été fortement interpolé. Cf. Rubens Duval, dans le Journal asiatique, septembre-octobre 1901, j). 234 sq. (À'rtains documents placent la mort d'Éphrem au 18 et au 19 juin 373; il est inscrit au martyrologe romain au 1^' février et les Syriens célèbrent sa fête le 28 janvier.

II. n'^t.viiKs. — Les œuvres de saint Éphrem ont été réunies en 6 in-fol., Sancti palris nostri Ephrtvm Syri opéra omniu quœ cxstant (jrtecc, syriacc, latine, I\ome, typographie N'aticano, 1732-1746. Les trois premiers, édités par Jose|)li Assémani en 1732, 1733,

1746, renferment les traductions grecques; les trois derniers, édités et traduits en latin par Pierre Mobarak et, après la mort de celui-ci, par Etienne Évode Assémani en 1737, 1740, 1743, contiennent les textes syriaques de la bibliothèque du Vatican. La traduction latine est, en général, mauvaise, car elle ne conserve ni la division des vers ou des strophes, ni le refrain, ni l'intonation; de plus, elle est plutôt une ample paraphrase qui voile le texte : « On se persuade difficilement que ces longues périodes latines, embarrassées et obscures, représentent une poésie dont le rythme original est si rapide qu'on a pu dire de lui qu'il donnait des ailes à la pensée. » Cf. C. Ferry, Saint Éphrem, Paris, 1877, p. 272-273. Overbeck a publié quelques écrits de saint Éphrem : S. Ephrœmi Syri aliorumque opéra selecta, Oxford, 1865. Les manuscrits syriaques, récemment acquis à Londres ou négligés pour l'édition romaine, ont encore fourni matière à Mgr Lamy pour 4 in-4'', édités et traduits en latin à Mahnes en 1882, 1886, 1889 et 1902. Mentionnons encore les CarminaNisibena, édités et traduits en latin par Bickell, Leipzig, 1866. Voir l'énumération des anciennes éditions et traductions dans Fabricius et des récentes dans Rubens Duval, loc. cit. Ces œuvres comprennent des commentaires de la Bible et quelques discours exégétiqucs, voir Dictionnaire de la Bible, t. ii, col. 1889- 1891, mais surtout des homélies métriques et des hymnes. Il resterait à discuter l'authenticité d'un certain nombre et à chercher dans quelle mesure certaines œuvres authentiques ont été mutilées et interpolées. C'est ainsi qu'une hymne de vingt-six strophes sur la Naissance du Christ dans la chair, éditée par Mgr Lamy, d'ai)rès un manuscrit de Londres du x'- siècle et des manuscrits de Mossoul, t. ii, col. 431, renfermait déjà, au jugement de l'éditeur, deux strophes incomplètes, une interpolée, sept qui manquaient dans certains manuscrits et trois qui figuraient déjà dans d'autres hymnes de saint Éphrem. Nous avons trouvé, de plus, une lettre de Jacques d'Édesse qui citait et commentait, au vii<^ siècle, six strophes de cette même hymne, et nous avons constaté que trois de celles-ci manquent totalement dans l'édition de Mgr Lamy qui nous apparaît ainsi, non seulement surchargée de strophes douteuses, mais encore tronquée de la moitié de son contenu primitif. Cf. Revue de r Orient chrétien, t. \ï (1907), p. 115-131. Les modifications tiennent à la nature dogmatique de cette hymne qui pouvait fournir de nombreuses armes aux orthodoxes contre les jacobites; ceux-ci, qui nous ont transmis presque tous nos manuscrits syriaques, n'ont pas craint, dans cette occurrence, de les modifier. Car la date à laquelle vivait saint Éphrem, avant les grandes divisions de la chrétienté, et la célébrité qu'il a acquise, en font un Père de l'Église chez lequel les diverses confessions vont puiser des armes et l'historien des témoignages. Son influence a été grande aussi dans l'Église grecque, surtout dans le monde ascétique, car ses ouvrages ont été traduits de bonne heure en grec : saint Grégoire de Nysse, mort vers 400, en a déjà connu lies traductions et a écrit le panégyrique d'Éiihrcm, et Sozomène, au V siècle, raconte sa vie et lui attribue trois cents syriades d'ànoiv (lignesdcvers)./7./:.,III,xvi,P. G.,t.Lxvii,col. 1085. III. Leur utilité. — 1° Pour l'histoire des hérésies. — Les spéculations dogmatiques sont étrangères à Éphrem; sa dialectique laisse volontiers de côté les discussions savantes et la métaphysique ; c'est dans ses phrases incidentes, pour ainsi dire, que nous (levons chercher des témoignages pour l'iiistoirc dos schismes et des dogmes. De même, ses allusions aux hérésies contemporaines sont nombreuses, mais ne sont pas toujours claires.

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