MUN
de théologie et conseiller consistorial de Marbourg, inspecteur du clergé réformé de la principauté de Hesse, naquit à Hersfeld en 1766 et mourut de consomption en 1814. Il s'occupa beaucoup des écoles et joignit aux travaux du professorat ceux de l'écrivain. On a de lui :
Eléments d'histoire de l'Eglise, Marbourg, 1804, 3 e édition, 1826; Manuel de l'histoire des Dogmes chrétiens, 4 vol. ; Eléments sur la même matière, « lesquels, dit M.Fritz, sont suffisamment caractérisés parcette seule proposition : « Les dogmes chrétiens ont depuis leur origine subi d'innombrables modifications, qui portent sur la teneur de la doctrine, le mode de l'expliquer et de le démontrer, d'en proposer l'ordre et la suite.
La doctrine chrétienne a, comme toute autre science, une double histoire, intérieure et extérieure. La première, qui expose les modifications de la doctrine, se nomme histoire des dogmes. » Mùnscher est unrationaliste dans toute la force du terme. »
MUNSTER (Sébastien) [Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce théologien, hôbraïsant et mathématicien , surnommé l'Esdras et le Strabon de l'Allemagne, naquit dans le Palatinat en 1480,fut l'élève du célèbre François- Conrad Pellican, entra au couvent des Franciscains de Tubingue, peu après déposa le froc et se fit luthérien, sans cesser de s'occuper de théologie, enfin mourut de la peste en 15S2. La liste de ses ouvrages se trouve dans la bibliothèque de Gesner Simler. On peut citer :
Un Lexique hébreu et une Grammaire hébraïque abrégée, 1523; Proverbia Salomonis ; accedit dialogus in commentario R. aben-ezra, hebr. latin.
avec l'explication grammaticale des mots et une grammaire chaldaïque in-4°, qui fut la première de cette langue.
Biblia Hcbraica, charactere singidari apud Judœos Germanos in usu recepto, cum Latina planeque nova translatione post omnes omnium hactenus ubivis gentium ediliones evulgata, et, quoad
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ficri potuit, Ilebraicse veritati conformata ; adjectis insuper e rabbinorum commentariis annotationibus haud pœnitendis, pulchre et voces ambiguas et obscuriora quseque elucldantibus, Basil., 1534 et 1335, in-foL, 2 vol.; 1536, in-4°, 2 vol. ; 1546, in-fol., 2 vol.
« Si Munster donne, par son travail dit M. Fritz, une preuve évidente de sa profonde connaissance de la langue grecque, il faut dire, d'un autre côté, qu'il attribue trop de valeur aux commentaires des rabbins, et qu'il fait subir d'étranges tortures à la langue latine. Il en est de môme de ses autres travaux sur la langue hébraïque. »
Organum uranicum ; theoricss omnium planctarum motus, canones, etc., 1336, in-fol.
Cosmographia universalis, 1544, infol.
Bxidimenta mathematica in duos libros digesta, 1551, in-fol.
Le Noir.
MURATORI ( Louis-Antoine) (T/icoZ.
hist. biog. et bibliog.) — Ce grand savant italien, né à Vignoles en 1672, sur le territoire de Modène et mort prieur de l'église Pomposienne, à Modène en 1750, a laissé beaucoup d'ouvrages. Citons :
Analecta et Ambrosianse bibliothecœ codicibus, Milan, 1697, etc.
Délia perfetta pœsia italiana, Modène, 1706.
De ingeniorum moderatione in religions negoUo, Paris, 1714; « Muratori chercha dans ce livre, dit M. Gams, à démontrer jusqu'où peut aller la liberté de la pensée dans les choses de religion. Ses opinions sur certains points de dogme et de morale, par exemple sur l'immaculée conception de la sainte Vierge, sur le culte des saints, etc., éveillèrent l'attention. 11 écrivit dans le même sens : ddla Regolata Divozione de Christiani ; Venez., 1723; de Superstitione vitanda, Med., 1742' Et il publia, sous le nom de Fred. Veldesius, ses réponses à ses nombreux adversaires. »
Délia Antidata Estensi, Mod., 1717- 1740, 2 vol. in-fol., ouvrage qui mécontenta Rome, parce qu'il cherchait à y démontrer la justesse des préten-
tions de la maison d'Esté sur la possession de Ferrare et de Comaechio.
Scriptorcs rerum Italicarum ab ami.