NOV SOS
y> fausses apparences, il corrigera la r> sentence que nous avons pronon- » cée... Puisque nous voyons que per- » sonne ne doit être empêché défaire » pénitence, et que par la miséricorde » de Dieu la pais peut être accordée » par ses prêtres, il faut avoir égard » aux gémissements des pénitents, et » ne pas leur en refuser le fruit. » Il n'était donc pas question de savoir seulement si l'Eglise devait accorder l'absolution aux pécheurs, mais si elle le pouvait, et si la sentence d'absolution accordée par les prêtres n'était pas une anticipation sur le jugement de Dieu, comme les novatiens le prétendaient.
Il est fâcheux pour les protestants de voir une de leurs erreurs condamnée au troisième siècle dans les novatiens; mais le fait est incontestable.
Ces hérétiques ne laissaient point d'exhorter les pécheurs à la pénitence, parce que l'Ecriture sainte l'ordonne ; mais saint Cyprien remarque avec raison qwe c'était une dérision de vouloir engager les pécheurs à se repentir et à gémir, sans leur faire espérer le pardon, du moins à l'article de la mort ; que c'était un vrai moyen de les désespérer, de les faire retourner au paganisme ou se jeter parmi les hérétiques.
Dans la suite les novatiens ajoutèrent de nouvelles erreurs à celle de leur chef; ils condamnèrent les secondes noces et rebaptisèrent les pécheurs; ils soutinrent que l'Eglise s'était corrompue et perdue par une molle indulgence, etc. Ils se donnèrent le nom de cathares, qui signifie purs, de même que l'on appelle en Angleterre puritains les calvinistes rigides.
Quoiqu'il y eût peu de concert dans la doctrine et dans la discipline parmi les novatiens, cette secte n'a pas laissé de s'étendre et de subsister en Orient jusqu'au septième siècle, et en Occident jusqu'au huitième ; au concile général de Nicée, en 323, l'on fit des règlements sur la manière de les recevoir dans l'Eglise, lorsqu'ils demanderaient à y rentrer. Un de leurs évêques nommé Acésius y argumenta avec beaucoup de chaleur, pour prouver que l'on ne devait pas admettre