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rait trois heures ; la première commençait au soleil couché et s'étendait jusqu'à neuf heures du soir; la seconde jusqu'à minuit ; la troisième jusqu'à trois heures; la quatrième finissait au lever du soleil. Ces quatre parties de la nuit sont quelquefois appelées dans l'Ecriture, le soir, le milieu de la nuit, le chant du coq, et le matin.
La nuit se prend figurément, l°pour les temps d affliction et d'adversité :
Ps. 15, f 3 : « Vous avez mis mon » cœur à l'épreuve, et vous m'avez » visité pendant la nuit. » 2° Pour le temps de la mort. Jésus-Christ, parlant de lui-même, Joan ., c. 9, f 4, dit : « La nuit vient, pendant laquelle » personne ncpeut rien faire.» 3° Les enfants de la nuit sont les gentils, parce qu'ils marchent dans les ténèbres de l'ignorance ; les enfants du jour ou de la lumière sont les chrétiens, parce qu'ils sont éclairés par l'Evangile : « Nous ne sommes point, « dit saint Paul, les enfants de la » nuit » I Tkess., c. 5, f S. Il y a en- » core des provinces où le peuple, pour exprimer le peu de mérite d'un homme, dit de lui : C'est la nuit.
Jésus- Christ avait dit, Matth., c. 12, f 40 : « De même que Jonas a été » trois jours et trois nuits dans le » ventre d'un poisson, ainsi le Fils de » l'homme sera trois jours et trois » nuits, dans le sein de la terre. »Cela ne s'est pas vérifié, disent les incrédules, puisque, selon les évangélistes, Jésus-Christ n'a demeuré dans le tombeau que depuis le vendredi soir jusqu'au dimanche matin.
L'on répond à cette objection que, dans la manière ordinaire de parler des Hébreux, trois jours et trois nuits ne sont pas toujours trois espaces complets de vingt-quatre heures chacun, mais un espace qui comprend une partie du premier jour, et une partie du troisième ; ainsi, dans le livre d'Esther, c. 4, f 16, il est dit que les Juifs jeûnèrent trois jours et trois nuits ; cependant il s ne jeûnèrent que pendant deux nuits et un jour complet, puisqu'il est dit, c. 5, jM, qu'Esther alla chez le roi le troisième jour. Voyez la Synopse sur saint Matthieu, c. 12, -f 40. Dans les ma-
nières populaires de parler, il ne faut pas chercher une exacte précision.
Les Juifs comprirent très-bien le sens des paroles du Sauveur; ils dirent à Pilate, c. 27, y 63 : « Nous nous » souvenons que cet imposteur a dit » pendant sa vie, je ressusciterai » après trois jours; ordonnez donc que » son tombeau soit gardé jusqu'au » troisième jour, etc. » Eu elfe t, Jésus-Christ avait dil plusieurs fois qu'il ressusciterait letroittème jour. Si donc il avait tardé plus longtemps, les Juifs auraient été en droit de faire retirer, le dimanche soir, les soldats qui gardaient le tombeau, et de prétendre que Jésus avait manqué de parole.
Cependant était-il nécessaire que les gardes fussent témoins de la résurrection, pour rendre inexcusable l'incrédulité des Juifs. Les paroles de Jésus-Christ n'ont donc pas paru équivoques aux Juifs, et elles ont été vérifiées de la manière qu'il le fallait pour les convaincre.
Bergier.
NUPTIAL, BENEDICTION TIALE. Voyez Mariage.
NUP-
N UTRITION (Thêol. mixt.scien.
physiol.) — Voici ce que dit M. Milne Edwards de la nutrition en général dans l'organisme animal :
«'Tous les êtres vivants, et eux seulement, ont la faculté de se nourrir, c'est-à-dire de renouveler sans cesse les matériaux dont leur corps se compose, en s'appropriant une partie des substances qui les environnent et en rendant au monde extérieur des parties de leur propre substance; lorsque ce mouvement intérieur s'arrête sans retour, ces êtres meurent et.
leur corps ne tarde pas à se détruire complètement; or, la durée de ce mouvement nutritif a toujours une limite déterminée et la mort est une suite nécessaire de la vie.
» Pour les corps bruts, tels que les pierres et les minéraux, il en est tout autrement. Une fois formés, ils existent tant qu'une force étrangère ne vient pas les détruire, et pendant ce temps, dont la durée n'a pas de limites nécessaires, ils ne sont pas le siège d'un mouvement de nutrition ; si leur
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volume augmente, c'est par simple juxtaposition d'an autre corps semblable à eux, et, s'ils perdent une partie de leur propre substance, c'est par l'action d'une force agissant au dehors d'eux, et complètement indépendante do la cause de leur existence.
» Le mouvement continuel de composition et de décomposition qui constitue le travail nutritif, dont tous les êtres vivants sont le siège, échappe lui-même à nos sens ; mais l'existence nous en est révélée par des laits nombreux et faciles à constater.
» Le besoin que les animaux éprouvent sans cesse d'introduire dans l'intérieur de leur corps des substances étrangères qui leur servent d'aliments, suffit déjà pour faire présumer que ces êtres doivent incorporer continuellement à leurs organes des matières puisées au dehors, et c'est seulement, par celte faculté, que peut s'expliquer l'accroissement de volume si remarquable chez tous ces êtres pendant les premiers temps de leur existence. Un enfant, en venant au monde, ne pèse qu'environ six livres, et vingt-cinq ans après, lorsqu'il est parvenu à l'âge adulte, son poids dépasse cent livres; il est donc évident qu'à cette époque de sa vie, il a déjà puisé, dans des substances qui lui étaient d'abord étrangères, la majeure partie des matériaux dont ses organes se composent. D'un- autre côté, l'amaigrissement extrême qui survient à la suite de certaines maladies, montre assez que le corps vivant peut abandonner une portion de la matière dont il était formé, et rendre au monde extérieur une partie de sa propre substance.
» Voici une observation qui ne peut laisser aucun doute sur l'existence du mouvement nutritif, même dans les parties les plus dures et les plus profondes du corps. Un chirurgien anglais, Belchier, ayant mangé, par hasard, d'un cochon qui avait été élevé chez un teinturier, remarqua que les os de cet animal étaient rouges, et, attribuant cette particularité à ce qu'on l'avait nourri d'aliments colorés de la même manière, il conçut la possibilité de se servir d'un
moyen analogue pour rendre visibles les effets du travail nutritif; il entreprit des expériences qui , répétées ensuite par un grand nombre de savants, furent couronnées d'un plein succès. En nourrissant les animaux .avec de la garance, pendant un certain temps, on trouva toujours que les os étaient teints en rouge par le dépôt de cette matière colorante dans l'épaisseur de leur substance; et lorsque, après avoir nourri ainsi un animal, on suspendit l'usage de la garance, on trouva, qu'après un temps déterminé, la matière rouge, qui avait dû se déposer dans la substance de ces organes, ne s'y trouvait plus et en avait été nécessairement rejetée, Or, ces faits ne peuvent s'expliquer que par le mouvement continuel de composition et de décomposition auquel on donne le nom de nutrition. »
Le même physiologiste résume comme il suit les fonctions de nutrition considérées en particulier.
a Les matières alimentaires nécessaires pour renouveler les matériaux dont les organes se composent sont puisées, au dehors de l'animal, et ont besoin pour servir à sa nutrition de subir une préparation particulière à laquelle on donne le nom de digestion.
» La première des fonctions de nutrition est par conséquent chez l'homme de même que chez tous les autres animaux, celle de la digestion.
» Mais les matières nutritives, ainsi élaborées, ne doivent pas demeurer dans la cavité digestive ; pour servir à l'entretien des organes, il faut qu'elles passent, de cette cavité, dans la substance même des corps et qu'elles se mêlent au sang. On donne le nom d'absorption à ce transport du dehors en dedans et au passage de toute substance de l'extérieur dans le tissu des organes.
» Le sang, pour charrier ainsi, dans toutes les parties du corps, les matériaux réparateurs des organes, doit nécessairement être fc siège de courants continuels, et en effet ce liquide circule partout où il y a vie à entretenir : c'est ce phénomène qu'on nomme circulation.
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