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D'ailleurs, lorsque l'Ecriture dit que Dieu suscita un libérateur à son peuple, clic n'enseigne point que Dieu lui inspira le mensonge, ni le meurtre qu'il commit; une action citée comme un trait décourage, n'est pas louée pour cela comme un .acte de justice.
Souvenons-nous toujours que c'est l'Evangile qui a donné aux nations chrétiennes les vraies notions du droit des gens et du droit politique, soit en paix, soit en guerre; que ces notions n'existent point, et n'ont jamais existé ailleurs. Bergier.
APATHIE, insensibilité ; c'est l'état auquel aspiraient les stoïciens. Quoique les anciens écrivains ecclésiastiques se soient quelquefois servis de ce terme pour exprimer la patience et le détachement des choses de ce inonde que l'Evangile nous prêche, il n'en faut pas conclure que Jésus- Christ a voulu faire de ses disciples autant de stoïciens, et nous inspirer une insensibilité absolue. 1° Ces philosophes interdisaient au sage , sous le nom dépassions, les affections naturelles les plus modérées et les plus légitimes, l'amitié entre les parents, la pitié pour ceux qui souffrent, l'amour du bien public, etc. L'Evangile, loin de nous défendre ces sentiments, nous les commande sous le nom général de charité; il ne les désapprouve que quand ils sont portés à l'excès, et peuvent devenir pour nous une occasion de péché ; et en effet, les affections et les penchants naturels ne doivent être nommés passions, que quand ils sont poussés à l'excès. Voyez Passions.
2° Les stoïciens n'aspiraient à l'insensibilité que par un principe d'orgueil; ils jugeaient les choses de ce
contestable et de ce principe naît cet autre ; que tûU9 les mnjens par lesquels la iruerre s'exécute sont également «les désordres moraux. Mas, inaLré ce principe, li guerre est inévitable toutes les fois qu'on est injustement attaqué et qu'on se trouve, par roiisi'qn nt, dans le cas de légitime défense. Or, ce cas supposé, les m yens qu'on emploie pour vaincre, réussir et conserver son indépendance nationale injustement attaq' ée, tout contraires qu'ils soient à là morale, û- viennent licites pane qn ils deviennent nécessaires pour atteindre le bnt qu'on se pi pose et qu'on a le droit et le devoir de se
monde indignes d'affecter l'âme du sage; c'était une inhumanité réfléchie. Jésus-Christ veut que nous conservions la tranquillité d'âme par unmotifdecoiilianceenDieu.quenous aimions nos semblables en Dieu et pour Dieu.
3° Si ses leçons pouvaient nous laisser des doutes, il les a expliquées par son exemple : il a aimé tendrement ses proches et ses amis ; il a répandu des larmes sur le tombeau de Lazare ; il a pleuré sur la ruine future de Jérusalem et des Juifs ; il n'a rencontré aucun malheureux sans le soulager, etc. Ce n'est pas là du stoïcisme.
4° Jésus-Christ n'a ordonné le renoncement absolu qu'à ceux qu'il destinait à la prédication de l'Evangile; il n'a conseillé à aucun autre de ses auditeurs de quitter son état, ou de négliger les devoirs de la société ; au contraire, saint Paul enjoint à ceux qui se sont couverlis, de demeurer chacun dans l'état où il a reçu sa vocation à la foi. 1 Cor., c. 7, f 20.
Mais on accuse quelques Pères de l'Eglise d'avoir enseigné la même morale que les stoïciens, d'avoir exigé qu'un chrétien lût sans passions; c'est un des principaux reproches que Barbeyrac lit à saint Clément d'Alexandrie. Traité de la morale des Pères, chap. S, §46.
Expliquons les termes, le scandale sera réparé. Nous disons qu'un homme est sans passions, lorsqu'il les réprime si parfaitement qu'il n'en paraît rien au dehors, et qu'elles ne lui font commettre aucune faute :
nous disons qu'il est insensible, lorsqu'il ne donne aucun signe extérieur de sensibilité. Voilà ce que veut saint Clément. Déjà nous avons ob-
proposer. On peut ajouter cependant qu'entre plusieurs maux, si l'on est ob ii^é de choisir, il faut choisir le nui mire, pourvu qu'il mène également an but. Une action comme celle d'Aod, ne peutelle pas quelquefois avoir ce caract re. d'être un mal moindre que celui, par exemple, d'une monstrueuse tuerie de part et d mitre, et, en même temps, d'atteindre plus sûrement le but? La conclusion s'impose. Or, ce pourrait être celte conclusion qu'utirait insinuée l'historien sacré.
La Noie.
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