AOD
mais au lieu de la substance du pain(l) : et cette substance n'a jamais pu être appelée figure en aucun sens.
Dans le septième concile général, %aint Jean Damascèue, les diacres Jean et Epiphane, voulant expliquer la pensée des liturgistes grecs sur ce sujet, disent, qu'eu nommant l'Eucharistie antitype, ces auteurs avaient égard au temps qui a précédé la consécration, et non à celui qui la suit. Simon, llist. crit. de la croyance des nations du Levant. Cette explication ne parait pas nécesssaire. Ce qui était ligure avant la consécration, l'est encore après, puisque par la consécration rien ne change dans la figure, ou dans ce qui parait à nos yeux.
Nous avons à présent des monuments si authentiques de la croyance des ditl'érentes sectes que renferme l'Eglise grecque, des melchites, des jacobites syriens, des nestoriens, des cophtes eutychiens, etc., que les protestants n'oseraient plus former aucune contestation sur ce point.
Voyez la Perpétuité de la Foi.
Bergier.
ANTOINE ( saint ). Chanoines réguliers de suint Antoine de Viennois.
Voy. le Dictionnaire de Jurisprudence.
ANTONIN ( saint ), archevêque de
(!) Cette manière déparier qui est, au reste, assez souvent employée, ne nous paraît pas correspondre absolument au mot, consacré par l'église, 'lo transsubstantiation. Ce dernier terme, en eff t. semble indiquer tout autre chose qu'une substitution, expression qui nous parullrait très-peu exacte, soit qu'on se représentât la substance du pain et du via comme anéantie soit qu'on se représentât cette substance csunme seulement écartée. Il ne saurait, nous parait-ildn moins, y avoir transsubstantiation, sans qu'une substance devienne une antre substance en dehors de tout anéantissement ou écarteinent. Il y a transsubstmïtiation natnrell ', véritable, des aliments que nuus mangeons et digérons, de leur substance, en la substance de notre corps, sans qu'ils soient ni anéantis ni écartés. C'est un effet pareil qui se produit, ce nous semble, sel-m la pensée de l'Eglise, d'une manière surnaturelle dans le mystère de l'Eucharistie. Le pain et le vin y deviennent le corps et le sang de Jésus- Chri t, par tran^subslanti'itioi et non point par s bstitution, an moyen de l'anéantissem nt un de l'écat-tement d'nuc substunce et de l'adduction d'une autre substance à la place de la pr-mière. Les mots de transformation, de transmutât/ on, etc., peuvent aider a Jaire comprendre celui de transsub tantiation.
Jj2 Nota.
Florence, mort l'an 1439, assista en qualité de théologien au concile général qui y fut tenu en 1 439, lorsqu'il n était encore que religieux de saint Dominique. On a de lui une Somme ' thêologique dans laquelle il traite !
des vertus et des vices, plusieurs ser- ; nions et d'autres livres de morale. !
Bergier.
AOD. D est dit dans le livre des Juges, que les Israélites, en punition de leur idolâtrie, furent subjugués par Eglon, roi de Moab, et lui furent assujettis pendant dix -huit ans ; que Dieu leur suscita un vengeur dans la personne d'Aod. Cet homme tua Eglon en feignant d'avoir à lui parler, se mit à la tête des Israélites, gagna une bataille, et les affranchit du joug des Moabites. Les censeurs de l'histoire sainte disent qu'Aod fut coupable d'un régicide, que c'est un très-mauvais exemple à proposer à tout peuple mécontent de son souverain, qu'il a été la cause de plusieurs crimes de même espèce.
Cette décision nous surprendrait moins, si nous ne connaissions pas d'ailleurs la morale enseignée par ces mêmes censeurs. Ils soutiennent qu'un conquérant n'acquiert aucune souveraineté sur une nation vaincue, que par le consentement de celle-ci ; que jusqu'à ce qu'elle l'ait reconnu librement pour son roi, tout acte d'autorité qu'il exerce est uue violence et une usurpation; qu'elle a droit de s'en rédimer par la force quand elle le pourra. Qu'ils nous montrent le traité par lequel les Israélites avaient librement reconnu Eglon pour leur roi.
On nomme régicide un sujet qui tue son propre roi, et non celui qui ' tue un roi ennemi pour mettre en liberté ses compatriotes. Chez les anciens peuples on croyait généralement que la fourberie était permise contre les ennemis de l'état. Mutius Scœvola ne fut point accusé de régicide, pour avoir voulu tuer par surprise Porsenna qui assiégeait Rome (1).
(1) La guerre est noe chose mauvaise et condamnable. Voilà le premier principe à jamais ia-