‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 126 sur 166 · Une Apocalypse du Martyr S · texte numérisé non relu

Une Apocalypse du Martyr S

Etienne; l'une et l'autre citées dans le décret de Gélase.

61 . Une Apocalypse de S. Jean, mauvaise imitation de la vraie.

La première et la dernière collection complète des apocryphes de l'Ancien Testament a été faite par l'érudit Fabiicius, et publiée à Hambourg en 1713, 1722 et 1723. Gfroirer en a publié quelques-uns à Stutgard, 1810, p. ex. le litre d'Henoch.

La première collection de ceux du Nouveau Testament, qui contient surtout les Evangiles, fut éditée à Baie en 1513, puis en 1547.

Une seconde parut à Hambourg en 1614, par Grabe.

D'autres, plus riches encore, sont celles de Jean Hérold, Dàle, 1555; de Jac. Grinseus, Bàle, 1569; de Louis de la Barre, Paris, 1583.

La plus complète de toutes est celle de Jean Alph. Fabiïcius, en 3 vol.

Hamb. 1719.

On peut citer encore Jer. Jones, Oxford, 1798 ; A. Birch, plein de fautes d'impression, mais donnant des piè-

ces qui n'avaient pas encore été publiées, 1804; et J. K. Tbilon, I" vol.

paru à Leipzig, 1832, avec toutes les notes critiques désirables. Nous ignorons si cette réédition des apocryphes du Nouveau Testament de Fabricius est achevée. Ls Nom.

APODIPNE.C'est ainsi queles Grecs nomment L'office des compiles. Voyez Heures canoniales.

APOLLINAIRE, (Claude). [Théol.

hist. biog. et bibliog.) Il était évêque d'Iliérapolis, en Asie, et il adressa, en faveur des Chrétiens, à l'empereur Marc-Aurèle, une apologie du christianisme qui ne nous est pas parvenue. Apollinaire écrivit aussi, d'après Eusèbe, deux livres sur la vérité, deux contre les Juifs, un contrôles Montanistes et cinq contre les païens ; tous ces écrits sont perdus.

Le Noie.

APOLLINAIRE (Sidoine). (Théol.

hist. biog. et bibliog.) Il était né à Lyon en 430, et il devint évêque de Clermont en Auvergne. Ce fut pendant son épiseopat qu'Alaric, roi des Visigoths, assiégea Clermont ; Apollinaire ne voulut point entendre parler de se rendre, exhorta le peuple à se défendre courageusement et eut la douleur de voir l'ennemi forcer les murailles. Alaric exila l'évèque, pour toute vengeance, à Livourne, près de Carcassonne et lui permit bientôt de revenir au sein de son troupeau. Sidoine mourut en 488, après quinze années d'épiscopat.

« Apollinaire, dit M. Fritz, écrivit plusieurs ouvrages en prose et en vers, dont il n'es 1 arrivé jusqu'à nous que neuf lic?-es de lettres et un recueil de vingt-quatre petits poèmes. Les poèmes, dont les plus célèbres sont composés à la louange des empereurs Avitus, Majorien et Anthémius, trai tent de divers sujets et sont dédiés à ses amis. Il avait incontestablement du talent ; son ami Claudien Mamert le nomme le premier orateur de son siècle, le plus habile des sages, le restaurateur de l'éloquence. Ses écrits sont pleins de verve , ses descriptions sont lidèles, ses pensées souvent pro-

APO

fondes. Quoique maître de sa langue, il forge souvent des mots quand sa pensée bouillante l'emporte. Ce défaut et une certaine subtilité rendent parfois la lecture de ses poèmes difficile ; ses comparaisons, ses images, ses métaphores ne sont pas non plus toujours heureuses. Les lettres traitent surtout de l'histoire profane et de la littérature ; elles renferment aussi des observations précieuses sur la discipline ecclésiastique, le culte, etc. Il raconte, par exemple, dans la 17° lettre du V e livre, que tous les ans on célébrait solennellement la fête de tous les Saints ; dans la 14 e lettre du même livre, que c'est S. Mamert, évêque do Vienne, qui institua les Rogations (dicsrogationum). ■

« L'édition des œuvres à'Jpollitiaire, in-4°, publiée par les soins du savant Savaron, avec une biographie etdes remarques, n'est pas mauvaise; toutefois elle est bien au-dessous de celle du P. Sirmond, 1052. Cf. Gréiroire de Tours. Hist. Fr., lib. n, cap.

22, 25. Fleury, 1, 29. Gallia Christiana nova, t. II, p. 231. Ceillier, t.

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