‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 77 sur 166 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

naircment réunis par couples de deux seulement, ni. eomme dans les langues llexivcs, dont les sémites et les indo-européens présentent les plus beaux types, des mots polysyllabes souvent tondus de manière qu ; il n'en reste qu'un en apparence, mais des motsplusou moins composés déjà qui s unissent sans modifier leur manière d'être. Les mots des langues «■.HiltiUnnutrs ressemblent à certaine- expressions composées de nos idiomes dans lesquelles les éléments sont ordinairement réunis par un trait d'union et demeurent parfaitement reconnaissahlas: tel est le mot frmtoOaben, par exemple. Le turc es a mettre au premier rang dans cette classe.

Ge phénomène de linguistique nous presente-l-il quelque conclusion à tirer qui intéresse notre théologie mixte ? Oui sans doute, car nous wsmras que les trois Bortes de lan- -, quel les que soient les (lillèrences qmiee distinguent, coBeeurenfàdao.

ner la conviction de l'existence primitif d'une langue uni, pie, de laquelle toutes relies d'allpmrd'hui sontsorties, conséquence eu harmonie parfaite avec ce que nos liwes a-rés nous disent des origines du genre humain. °

Mais, pour conduire le lecteur à

8 convieuon par L'étude seule des

angues, H tant les près M &

: l ';:'V ce »< r '- ( i !i " nous ferons dans 1 article proim>: PB OMPAHÉE '

nous navons donné, dans celui-ci' ».pekt exposé qui précède que pour

lui ouvrir de très-loin, et quelque

peu que ce soit, la voie, en fui donnant d abord une idée claire qu'il puisse retenir, sur les premières dlfie-

* qui s'observent entre les lan- «uverses. -, K Num .

A-GIOÛflÀPHIE, Voyez Hagiographie.

AGNEAU PASCAL. CV,t la victime

qu il est ordonné aux Juifs d'immoler

Q0 "« de leur sortie miraculeuse

ypte. r^BzPAdCB. Saml Paul

<l'i auxehrétiens que Jésus-Christ a ce immole pour èlre notre a pascal, ou notre Pâque. /. Cor.,

AGN

f 7. L'Ecriture répète dans ses prières ce que saint Jean-Baptiste a dit de Jésus-Christ, qu'il est YAgneau de Dieu, qui ôte les péchés du inonde.

Joan., c. I, f 26. Bergier.

AGNOÈTES, AGNOITES, secte d'hérétiques qui suivaient l'erreur de Théophrone de Cappadoce, lequel attaquait la science de Dieu sur les choses futures, présentes et passif ■-.

Les eunomiens, ne pouvant souffrir cette erreur, le chassèrent de leur communion, et il se lit chef d'une secte à laquelle on donna le nom d'eunomisphroniens. Socrate, Sozomène et Nicéphore, qui parlent de ces hérétiques, ajoutent qu'ils changèrent aussi la forme du baptême usitée dan-; l'Eglise, ne baptisant plus au nom de la Trinité, mais au nom de la mort de Jésus-Christ. Cette secte commença sous l'empire de Valens, vers l'an du salut 370.

Agnoïtes ou Agnoètes, secte d'eutvcliiens dont Thémistius fut l'auteur dans le vi c siècle. Ilssoutenaient que Jésus-Christ, en tant qu'homme, ignorait certaines choses, et particulièrement le jour du jugement dernier.

Ce mot vient du grec &rvoi|v))c, ignorant, dérivé d'ivvoEîv, ignorer,

Eulngius, patriarche d'Alexandrie, qui écrivit contre les agnoîtes sur la lin au sixième siècle, attribue cette erreur à quelques solitaires qui habitaient dans le voisinai.'.' de Jérusalem, et qui, pour la défendre, alléguaient différents textes du Nouveau Testament, entre autres celui cle saint Marc, chap. Ct, y 32 , que nul homme sur la terre ne sait ai le jour ni l'heure du jugement, ni les anges qui sont dans le ciel, ni même le Fils, mais le Père seul. Les sociniens seservent aussi de ce passage pour attaquer la divinité de Jésus-Christ.

Les théologiens catholiques répondent, 1° que, dans saint Marc, il n'est pas question du jour dujugement dernier, mais du jour auquel Jésus-Christ devait venir punir la nation juive par l'épée des Romains; 2° que Jésus- Christ, même comme homme, n'ignorait pas le jour du jugement, puisqu'il en avait prédit l'heure, Luc, c. 17, y 31 ; le lieu, Matth., c. 24, y

AGN

28 ; les signes et les causes, Luc, c.

21, ^ 25. Mais que par ces paroles le Sauveur voulait réprimer la curiosité indiscrète de ses disciples, en leur faisant entendre qu'il n'était pas à propos qo'il leur révélât ce secret. Sa réponse a le même sens que celle d'un père qui dit à un enfant trop curieux :

je n'en sais rien.

Ainsi l'ont entendu saint Basile, saint Augustin, et d'autres Pères de l'Eglise.

En eifet Jésus-Christ dit de luimême, Joan., c. 12, f 49 : a Je ne » parle pas de moi-même, je ne dis » que ce qui m'a été ordonné par mon » Père qui m'a envoyé. » Et, Act., c.

1, f 7, il répond à une autre question que lui faisaient ses apôtres : » Ce » n'est point à vous de connaître les » temps ni les moments que le Père » tient en sa puissance. » Saint Paul dit d'ailleurs qu'en Jésus-Christ sont caches tous les trésors de la sagesse et de la science. Coloss., c. 2, f 3.

Les agnoètes objectaient encore, aussi bien que les ariens, le passage de l'évangile selon saint Luc, c. 2, ^ 52, où il est dit que Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce, devant Dieu et devantlcs hommes. Les Pères répondaient que cela doit s'entendre tout au plus des apparences extérieures, puisque saint Jean dit dans son «évangile, c. 1,^14 :Nous avons vu » sa gloire, telle qu'elle convient au » Fils unique du Père, rempli de grâce » et de vérité, par conséquent de » science et de sagesse » Pétau, de Incarnai. Il, c. 2.

Par cette contestation et par la plupart des autres disputes, il est évident que l'on ne pourrait jamais terminer aucune question avec les hérétiques, si l'on s'en tenait à l'Ecriture toute seule, et qu'il faut nécessairement recourir à la tradition, pour en prendre le vrai sens. Aussi plusieurs protestants sont tombés dans la même erreur que les sociniens touchant la science de Jésus-Christ. Note deFeuardent sur saint Irênce, 1 . 2, c. 49.

Bergier.

AGNUS DEI, est un nom que l'on donne aux pains de cire empreints de la ligure d'un agneau portant l'éten-

AfiN

Page 1