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« l'infatigable marteau des hérétiques >) occupe une place importante parmi les théologiens, lesphilosophes et lescanonistes du moyen âge. Il appartenait aux orthodoxes rigoureux, sur les questions dogmatiques et sur celles d'organisation et de discipline au parti de la réforme. M. Héfélé résume comme il suit sa biographie :
« Pierre d'Ailly, ou Petrus ab Alliaco, né en 1350 à Compiégnc sur l'Oise, Ut ses études au collège de Navarre, à Paris, devint docteur enSorbonne en 1380 ; quatre ans plus tard, supérieur et professeur du collège de Navarre, où Gerson et Nicolas de Clémangis furent ses élèves. En 1389 il devint chancelier de l'Université de Paris, confesseur et aumônierdu roi; cinq ans plus tard, trésorier de la Sainte-Chapelle. Pendant le schisme il prit parti pour Pierre de Lune (Benoit XIII), et parvint à le faire reconnaître Pape en France. En 1305 il obtint l'évéché du Puy; en 1396, celui de Cambrai, transmit ses fonctions de chancelier à Gerson, et se retira dans son évêché, sans cesser de prendre part aux affaires du siècle.
Il insista notamment sur la nécessite d'assembler un concile œcuménique pour terminer le triste schisme de l'Eglise, et il fut le principal promoteur du concile de Pise (1400), comme il en fut un des membres les plus actifs et les plus considérés. Deux ans après (141 1) , Jean XXIII lui accorda le chapeau de cardinal et l'envoya comme légat en Allemagne (1413).
Dans les années suivantes, d'Ailly assista au concile de Constance, s'y montra l'ardent adversaire de Huss et l'un des principaux défenseurs du principe de la supériorité du concile œcuménique sur le Pape.
De Constance il se rendit, comme h'g.it, lo M ar ti n y, à Avignon, et il y mourut le 8 août 1419, selon d'autres 1425. Le Nom-
AIMANTS. (Théol. mixt. scicn.phys.) — Il ne manque pas aujourd'hui d'esprits qui, adonnés à une science spéciale telle que la chimie, l'élcctrochunie, la physique, la médecine, et enfermés comme des malheureux esclaves dans cette spécialité, bien
qu'ils se dirent fièrement Iibres-pon* seurs, nient .formelleinenl Dieu, ['âme, et son immortalité, avec toute là morale que Proudhon, leur père, ne niait pourtant pas, mais étayait,' an contraire, de son mieux sur la conscience humaine. Les disciples von ttoujours plus loin que les maîtres. C'est leur spécialité même qui |c s a jetés dans cet abîme, en leur présentant des faits mystérieux qui ont aveuglé leur intelligence. Parmi ces faits, prenons ceux des aimants, puisque l'ordre alphabétique nous présente ce mot, ceux des électro-aimants, ceux de la pile voltalque, tous ces phénomènes étranges, inexpliqués et peutêtre inexplicables a jamais, qui ont pour cause ce qu'on a appelé les fluides magnétiques, électriques, électro-magnétiques.
Ces esprits ont dit, en observant ces phénomènes : . Pourquoi donc ce que nous appelons notre âme ne serait-elle pas un simple résultat de notre organisme, comme ces attractions et ces répulsions magnétiques, par exemple, qui résultent de l'organisation d'un appareil composé d'aimants et de bobines, d'éléments galvaniques, formant une pile ou une batterie, etc.? Qui nous dit que nous ne sommes pas une sorte de pile voltaïque organisée par la nature, de laquelle jaillit la pensée, le sentiment, l'amour et la haine, l'attraction ou la répulsion morales, d'une manière toute pfiysique, toute fatale au fond, avec la simple apparence de la liberté? L'organisme se détraque, l'automate se disloque, la vie s'échappe, et tout disparait. C'est la mort de l'être, il a joué son rôle, un autre le jouera de même; plus dévie, plus rien. Les pôles centralisateurs de l'aimant organique ont disparu; avec eux l'unité centrale ; avec eux tous les effets de la tension électrique; avec eux la personnalité: et la personnalité, où serait-elle main tenant qu'elle n'a plus son lieu, son organisme, son corps ? »
Nous n'avons pas affaibli l'objection ; et nous avons d'autant plus pitié du chimiste ou du physicien qui raisonne ainsi, que nous concevons qu'ayant concentré toutes ses capaci-
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tés sur l'observation d'un aimant, d'une pile de Volta, ou d'un électroaimant, il ne puisse en détacher sa pensée et croie sincèrement à la conclusion négative qu'il tire de sa comparaison. C'est pourquoi nous allons lui parler de sang rassis.
Si vous n'étiez pas un spécialiste, lui dirai-je pour commencer, un électro-chimiste, par exemple, vous n'objecteriez pas plutùt le phénomène d'un aimant ou d'un appareil galvanisateur quelconque, que tout autre phénomène de la nature. Il n'en est pas un seul qui ne puisse servir de point de départ à votre assimilation. Le foyer lumineux de la bougie qui vous éclaire, l'émission sonore d'une trompette, l'écho d'un bruit quelconque, la germination d'une graine, la cristallisation d'un grain de sel, toute combustion, toute production de chaleur, toute fermentation, toute végétation, et bien plus encore toute animalité, toute vitalité, toute génération, vous conduiraient au mêmeraisonnement. Tousces faits, tous ces mystères l'ont éveillé, ce raisonnement, bien longtemps avant vous, dans les esprits qui ont réfléchi; et cela ne les a pas empêchés de conclure, sur leur moi lui-même, à l'existence en eux d'une personnalité libre, intelligente et immortelle, ainsi qu'à une cause universelle libre, intelligente aussi, et éternelle, parce que sans cette éternité tous les faits de la nature, à commencer pas' celui de leur être conscient, ne seraient que des productions de ce qui n'est pas, hypothèse absurde.
Si vous n'aviez pour objets de vos réflexions que les choses extérieures, que les apparences par lesquelles ces choses vous sont connues, je concevrais jusqu'à un certain point votre argumentation; je dis jusqu'à un certain point, — car ces choses se présentent à vous sous deux catégories très-distinctes , aussi distinctes entre elles que le jour et la nuit. Les unes, et parmi celles-là figurent tous les phénomènes au nombre desquels vous avez choisi votre exemple, s'offrent à vos observations sous les indices de la fatalité, du nécessaire, de la loi iixe, aveugle en eUe-nieme.,
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produisant mathématiquement ses elïets ; ce sont tous les phénomènes de la nature physique. Les autres se présentent sous les apparences de h pensée, de l'intelligent et du libre à des degrés divers ; ce sont les faits humains, individuels et sociaux, les faits dont vous avez un type en vous- , même et dont les agents sont qua- i liiiès par vous de vos semblables. Un certain nombre tiennent un mUieu douteux entre les uns et les autres ; ce sont ceux des animaux dont les apparences vous laissent soupçonner des commencements de pensée, de sentiment et de liberté morale, perdus en quelque sorte dans le fatal de lois inéluctables ; en sorte que vous ne savez comment qualifier ceux-là, à, laquelle des deux catégories les rapporter : n'en parlons pas.
Or, voilà déjà que la simple observation des choses étrangères à votre être vous conduit à une probabilité, fondée sur l'apparence, dont la déduction la plus naturelle serait celle qu'a tirée le genre humain à l'existence de deux ordres, l'ordre physique et l'ordre métaphysique, l'un lîétéronomique, l'autre autonomique, l'un qui subit fatalement les lois qu'il n'a pas faites, l'autre qui se fait à luimême, dans une certaine mesure, — c'est de cette mesure seulement que je veux parler — ses propres lois , ou au moins suit ou ne suit pas, parce qu'il le veut "Du ne le veut pas, les lois qu'il trouve dans sa nature.
Voilà déjà une probabilité guissaute, écrasante même, fondée sur la simple observation de ce qui parait au dehors de vous.
Arrêtons-nous encore sur cet ordre externe, et étudions-le plus profondément, plus scientifiquement aussi.
Vous y remarquez les élémeuis pondérables et les éléments impondérables. Vous appelez les premiers les corps, et ils sont simples ou composés, et les composés sont inorganiques ou organiques ; les inorganiques sont célestes ou terrestres ; les célestes sont les astres ; les terrestres sont les minéraux dont vous faites ce que vous appelez un règne, le règne minéral; le? organiçiues sont les végétaux et les : i
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autres règnes, le règne végéta] et le règne animal. Mais ces trois règnes terrestres, aussi bien que les orbes célestes, sont, tims, dos corps, dont vous étudiez les lois ; el tous ees corps sont animés parlesfluidescfueyousditesim- ■pondi râbles et que je serais bien tenir de dire immatériels; ear enfin n'est-ce pas le poids qui est la qualité la plus universelle e1 Lapluscaraotéi isquedela matière ? L'attraction, en effet, est bien sa loi la plusgénérale, etc'esl elle qui fait que les corps sont plus ou moins lourds, plus ou moins Légers, la légèreté et la pesanteur n'éi mt que des relations des poids el des niasses nu des attractions. Mais, quoi qu'il en soit, les fluides sont les âmes de tous i. s corps, puisqu'ils en sont 1rs forées impalpables, impondérables el invisibles; la lumière elle-même ne devient visible qu'en s'incorporant; vous n'avez jamais vu lï'ili r. mais vous avez vu lf ieu qui brille, le loyer lumineux.
i i que vous appelez les Quides, voila donc les forces, voilà dune les âmes.
Or, 1rs corps se désaggrégent, se dissolvent, se désorganisent; et !
meurenl pas. Eteignez votre flambeau;!! y alàune mort, quelles
? c'est la mort d'un foyer lumineux, d'un corps; mais la lumière, la forée-Lumière est-elle morte? non, est allée rejoindre l'éther, elle n'a fait, par l'extinction du foyer dans lequel elle s'était incarnée pour uu instant, que devenir Libre dans sos [visibilité; elle n'est pas morte, elle vit, et vit plus glorieuse, débarrassée de ses liens. C'est une âme inimortelle.
Faites dissoudre ce grain de sel par le feu ou par un liquide; qui est mort? le grain de sel. .Mai- la force cristallisatrice, l'âme, est-elle morte ?
non, elle est allée ailleurs cristalliser encore, ou bien elle a repris sa liberté dans la nature. Elle est immortelle.
Etouffez cet incendie. L'incendie est mort; le bûcher est éteint; mais la force calorifique , l'âme , est-elle éteinte ? Non, c'est le fluide-chaleur qui ne connaît ni ternie ni frontières à son règne, et qui a repris sa liberté pour exercer ailleurs sa puissance, et dévorer toujours.
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Laissons tous ces exemples, prenons le vôtre, et pressons la comparaison même que vous en avez tirée, monsieur le chimiste.
(Tel, lit un atiiniit quelconque, un électro-aimant, par exemple, ou ear core une pile de Volta avec ses deux tètes, ses deux pôles. La pile on Ynimant, voilà le corps visible; la force électro-magnétique, que vous nommez, par une hypothèse ingénieuse, mais hypothèse pure, le Qi
atif à un des pôle • , positif à l'autre pôle, en était' l'âme; coupez le lil d'union pôles, tout
s'arrête; le corps est paralysé, il ne.
fonctionne plus; l'âme esl elle moi -.' Non, elle ne fait que dormir, puisque, si vous rétablissez l'union, la voilà qui renail brillante et jeune.
Brisez voire aimant; séparez les uns
des autres les éléments de la inle; faites-leur ce qu'on l'ait aux m u
broyez-lea dan- un mortier; faites-les fondre dans une chaudière : rédni les en poudre; I i d Ires;
tout e-i il mort '. Le corps, i :'<■,
a cassé d'agir; il a perdu sa vie magnétique nu e ilvamqu i; plu à'i rme; L'organism mort.
l'âme'.'., oh : l'âme n' morte. I.a force électri va m linlenaut animer les atôm is I ■
■eue, île 1er. de zill' .
d'oxygène, d'hydro note, et
le reste, et elle \.i faire sortir de U ai combinaison, si Les circonstances le
mettent, une végétation n: c !û copique de mucédin '■ ■' S, une ptqmlalioii fou nui liante d'animalcules; elle va éi'lore, elle va fieurir, elle va concevoir, elle va devenir la vie.
Qu'avez-VOUS fail '.'vous lui avez rendu la liberlé, vous l'avez dégagée de ses entraves; et elle s'applaudit, en son état glorieux, de la dissolution que vous avez l'ait subir à ses anciens membres. Détruisez, tuez encore; vous n'aurez jamais tué ni détruit que le corps; l'âme vous échappe; elle trouve sa résurrection dans la mort, et si, de la vie magnétique, elle s'élève, par cette mort de son organisme, à une vie végétative, elle n'aura fait que se réveiller dans la gloire ; et si do relie vie végétative, elle s'élève, par une nouvelle désorganisation, à
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la vie animale, elle se sera réveillée dans une gloire plus grande., .
« Comment les morts peuvent-ils ressusciter? dit saint Paul avec sa langue d'acier ; et en quel corps les âmes reviendront-elles ?... Insensé, le grain de froment que tu sèmes n'est pas le corps qui sera ; et ne fautil pas qu'il meure, celui-là, pour que l'autre vive? »
Mettez maintenant, par une hypothèse qui n'est pas hors de mise près de celle de vos lluides, dans l'âme de votre armant ou de votre pile voltaïque , qui fut le premier corps de cette âme, ce que les apparences ne permettent pas d'y mettre, la pen?ée, le sentiment, l'amour, la généralisation, le raisonnement, la volonté, le souvenir; ne se rappellera-t-elle pas alors ses états primitifs en s'applaudissant d'avoir été délivrée de ses chaînes, comme celle du martyr, et d'être montée dans la gloire?
Redisons-le : les corps se désaggrégent; les âmes sont immortelles.
Merci, monsieur le chimiste ; vous avez fortbien travaillé pour ma thèse, qui est celle de saint Paul.
Nous n'avons parlé jusqu'ici que des apparats extérieurs, dont, en bonne logique, vous pourriez douter ; vos yeux les voient, vos mains les touchent, vos instruments les mesurent, en ce qui est des corps, et vous les constatez parleurs effets, en ce qui est des forces, des fluides, des âmes ; mais tout cela n'est pas vous, et tout cela pourrait n'être que des apparences.
Maintenant, faites un peu de logique et de philosophie ; rentrez en vousmême ; pouvez-vous douter de votre conscience ? Vous savez bien que vous pensez ; vous savez bien que vous raisonnez ; vous savez bien que vous êtes une force comme celle que je supposais tout à l'heure, contrairement aux apparences, dans ce corps magnétique, et qu'elle ne manque de rien, celte force-là, pour garder le souvenir de son passé; vous savez bien aussi que vous avez la liberté morale; que ce que vous faites, vous le faites souvent parce que vous le voulez. De cela vous n'en pouvez douter, parce que vous ue pouvez douterde vous-même. La voilà donc en ^ ous, et la voilà
attestée avec la première de toutes les certitudes, la certitude du sens intime, cotte âme transcendante, supérieure à l'âme attractive des globes célestes, supérieure à l'âme magnétique des minéraux, supérieure à l'âme végétative des plantes, supérieure à l'âme vitale des animaux; la voilà cette âme qui pense, sent, veut, raisonne, généralise, aime, hait, admire, choisit, commande, a souvenir; c'est-vous même... et c'est une force merveilleuse, puisqu'elle fait toutes ces choses !... C'est au moins, n'est-ce pas, un fluide comme le fluide de vos aimants ; et vous pouvez juger de sa puissance par tous ces eli'ets que vous ne pourriez nier quand même vous nieriez tout, puisqu'ils se passent en vous. Et ce serait cette âme, la plus sublime des âmes, qui aurait seule le triste privilège de mourir, quand toutes sont immortelles ! et ce serait cette force, la quintessence des forces, qui perdrait seule ses propriétés par la dissolution du corps auquel elle a été incarnée pour quelquesjours !
Non, non, monsieur le chimiste, cette âme, qui est la vôtre, est immortelle comme celle de votre aimant, et, déplus, immortelle avec sa pensée, sa personnalité, sa conscience, son souvenir. Le Nom.
AÎNÉ, AINESSE. Il est naturel qu'un père conçoive une tendre affection pour le premier fruit de son mariage, pour l'enfant qui lui a fait éprouver les premiers mouvements de l'amour paternel. Ce sentiment était plus vif dans les premiers âges du monde, lorsque chaque famille était une petite république isolée. Le cœur était moins partagé par la multitude des affections sociales ; les enfants étaient la force et la richesse de leur père. L'ainé était destiné par la nature à être le chef de famille, si le père venait à manquer. C'est ce qui rendait le droit à'ainesse si sacré et si précieux chez les patriarches. Moïse l'avait conservé en entier par ses lois.
Mais à mesure que les peuplades se sont augmentées et civilisées, le pouvoir paternel a diminué, et le droit d'ainesse a perdu son prix ; nous en
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sommes venus au point de regarder aujourd'hui ce droit comme iuiuste M).
Il faut donc se rapprocher des mœurs antiques pour sentir l'énergie de plusieurs expressions de l'Ecriture sainte. Dieu promet à David qu'il le rendra Vaine de tous les rois. Saint Paul nomme Jésus-Christ aine de toutes lescréatures, parce qu'ilaélé engendré du Père avant la création ; dans l'Apocalypse, il est appelé le premier-né d'entre les morts, parce qu'il est le premier qui soit ressuscité par sa propre vertu. Isaie nomme premiers-nés des pauvres, ceux qui souffrent le plus ; dans le livre de Job, primogenita mors signifie la plus cruelle de toutes les morts.
11 parait par l'histoire sainte que le droit d'ainessen été établi dès la création, mais il n'était pas inaliénable; Dieu, pour de bonnes raisons, l'a souvent transporté aux puinés. Ainsi Cala, fils aine d'Adam, fut privé de ses droits en punition de son crime; Si'Ui lui fut substitué. Japhet, iihainé de Noé,futmoinsprivilégié queSem; isaac fut préféré à Isrnaël son aine, mais qui était né d'une étrangère ; Jacob acheta le droit à' aînesse de son frère Esaù, il l'ôta à son propre hls ituben, pour le donner àJoseph ; et, en bénissant les deux lils de Joseph, il accorda la préférence à Ephraim sur Manassé.
Nous voyons parle chap. 21, ^ 12, du Deutéronome, que Vaine avait une double portion dans l'héritage paternel ; et après la mort du père, il devenait le chef, par conséquent le prêtre de sa famille.
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(!) Depuis Bergier, la société civile a mis en application dans ses codes ce sentiment qu'elle n'avait alors que comme tendance. C'est an moins ce qu'elle a fait en France et dans d'autres contrées catholiques ; car plus d'un pays protestant a protesté, par le maintien des anciennes lois, en faveur du droit A'aineue. L'abolition de ce droit, en fait d'héritages, est favorable à la division des fortunes. Cette division est-elle un mal social? nous ne le croyons pas; noua croyons le contraire, et nous applaudissons aux peuples catholiques qui se sont montrés plus avancés que les peuples hérétiques et infidèles, sous ce rapport, comme sous tant d'autres. En ce qui est des usa.es antiques, on ne saurait, ce nous semble, les mieux juger que ne le fait Borgier en disant que, en pareille matière, il faut se rapprocher, pour porter un bon jugement, des mœurs dos diverses époques, Lk Nom.
Les incrédules ont censuré avec beaucoup d'aigreur la conduite de Jacob, qui profita de la lassitude de son frère pour acheter de lui le droitd'ajnesse k très-vil prix, et qui trompa son père Isaac pour extorquer de lui la bénédiction destinée à Vaine. Nous examinerons ce trait d'histoire au mot Jacob.
Depuis que Dieu eut fait mourir tous les premiers-nés des Egyptiens par l'épée de l'ange exterminateur, et qu'il eut préservé ceux des Israélites, il ordonna que ceux-ci lui fussent offerts et consacrés ; cette loi ne regardait que les mâles; soit des hommes, soit des animaux. Exod., c. 13.
Si le premier enfant dune femme était une lille, le père n'était obligé à rien, ni pour cet enfant ni pour les suivants; si un homme avait deux femmes, il était obligé d'offrir au Seigneur lespremiers-nésde chacune.
Eu les offrant dans le temple, les parents les rachetaient pour la somme de cinq sicles. Jésus-Christ fut offert et racheté par ses parents comme les autres premiers-nés ; mais il était destiné à être lui-même le prix de la rédemption du monde.
Les premiers-nés des animaux purs, tris que le veau, l'agneau, le chevreau, devaient être offerts dans le temple, immolés en sacriiiee, et non rachetés ; quant à ceux des animaux impurs qui ne pouvaient pas servir de victimes, ils étaient ou rachetés ou
tués.
Cette loi était un monument irrécusable du miracle opéré en Egypte en faveur des Israélites ; elle fut observée d'abord par ceux mêmes qui avaient été témoins oculaires du prodige. Auraient-ils voulu se soumettre à cette loi onéreuse, s'ils n'avaient pas été convaincus par leurs propres yeux de la vérité du fait? Il leur fut ordonné d'instruire soigneusement leurs enfants du sens et du motif de la cérémonie. Exod.,c. 13, y U. Ce témoignage, ainsi transmis de génération en génération avec l'observance delà loi, était une preuve à laquelle l'incrédulité la plus hardie ne pouvait rien opposer. Un incrédule quelconque voudrait-il ainsi attester, par ses paroles et par son obéissance, un fait
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