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public et très-éclatant de la fausseté duquel il serait intimement convaincu? La conduite des Juil's dans tous les temps démontre qu'ils n'étaient pas plus disposés que les mécréants d'aujourd'hui à croire des choses dont ils n'auraient pas eu la preuve.
Bergier.
AIX ( concile à'). (Théol. hist. conc.) — ■ On remarque dans L'histoire de l'Église un concile d'Aix qui fut convoqué per l'archevêque Alexandre Canigianus en liiSo. Ce concile eut lieu dans la métropole; les é\ èques suifrugants y assistèrent tous, on y fit des règlements de discipline en 'sue des iiuir, ralliés du xvi- siècle, et l'on y finis ia surtout sur les mœurs.
Le Nom.
AKIBA (rahbi), (théol. hist. biogr. et bibiiuijr.) — Célèbre rabhin, paien d'origine, converti au judaïsme, d'abord gardien des troupeaux d'un riche de Jérusalem, puis son gendre ; ce ne fut qu'à l'âge do quarante ans qu'il se livra àl'étude. « iliutsuriout, dit M.
Wetzer, le plus grand connaisseur de son temps, de la Halacha, c'est-à-dire de la loi de Moïse non éerile, en même temps qu'il possédait une multitude d'anciens commentaires (Hayada), de sorte qu'on disait de lui :
« Ce qui n'a pas été révélé à Moïse l'a été à Akiba. » On suivait volontiers son avis dans les différends qui s'élevaient sur l'application de la loi. En effet, Rahbi Tarphon, qui fut son successeur dans le rectorat de l'école de Lydda, avait coutume de dire : « Quiconque se sépare d'Akiba, c'est comme s'il se séparait de sa vie. » On comprend qu'un maître aussi respecté eut de nombreux disciples de tous les pays, sans admettre pour cela les renseignements du Talmud, qui donne à Akiba 12,000 paires de disciples, c'est-à-dire 24,000. D'après S. Irénée (1), il doit avoir été le maitred'Aquila, prosélyte juif, auteur d'une version grecque de l'Ain -.ien Testament remarquai) le par sa scrupuleuse exactitude, et quTi composa pour venir en aide aux Juifs hellénistes.
« Au point de vue religieux, le personnage d'Akiba est considérable,
parce qu'il contiibua essentiellement à consolider et à conserverie nouveau Judaïsme, fondé sur le Talmud ; ce.
fut lui qui rédigea le premier et coordonna entre elles ce r taines parties de la loi traditionnelle quijusqu' alors n'avaient été conservée-set transmises que de vive voix, etee fut d'après ses leçons et ses explications que d'autres parties en furent rédigées parées disciples, et bientôt apcès réunies, triées simplifiées, coordonnées par Rabbi- Juda flakkadosch, pour formerpeu à peu la Mischna, et sous certains rapports le Talmud. Ces services d'Akiba furent d'autant plus appréciés paj les Juifs que , selon le Talmud , tous ses disciples moururent d'une épidémie, dans la même année et dans l'intervalle de Pâques à la Pentecôte, en punition de ce qu'ils ^e dépréciaient mutuellement; de sorte que la conservation de la loi traditionnelle aurait couru des dangers si Akiba ne sefùtrendu au nord de la Palestine, n'y eût trouvé quelques nouveaux élèves (5-8), auxquels il communiqua sa doctrine et par lesquels la loi fut désormais conservée et propagée. En souvenir de ce triste événement, comme de la mort même d'Akiba, le Talmud ordonna plus tard que cette période de cinquante jours (de Pâques à la Pentecôte) serait pour tout Israël un temps de deuil, aujourd'hui encore subsistant, durant lequel les Juifs ne se font pas la barbe, ne se coupent pas les cheveux, ne mettent pasd'habits neufs, ne célèbrent ni mariage ni réjouissance. On attribue encore à Akiba les livres cabalistiques Jézirah (sur la sagesse et le nom de Dieu), dont il est déjà question dans le Talmud, Othiut (sur la signification mystique des lettres hébraïques,) et Mechilta .
«Autant l'activité religieuse d'Akiba eut d'importance pour son peuple en général, autant son iniluence politique devint funeste à ses comtemporains. En effet son exaltation personnelle et ses faux calculs sur le temps de la venue du Messie l'entraînèrent dans le parti du démagogue juif Bar-
(lj Ado. Bores., lii., 3, c. U.