ALC
montre M. Flourensdans un livre qu'il a fait exprès pour le mettre en évidence. Le Nom.
ALBO (Rabbi Joseph ), (théol. hist.
biog. et bibliog. ) — Ce rabbin célèbre était de Soria, en Espagne. Il prit une grande part au congrès judaïcoehrétiea qui se tint à Tortose en 1413, sur invitation de l'antipape Pierre de Lune ( Benoit XIII ) . Ce fut le juif converti Jérôme a santa fi.de qui soutint la discussion au sens chrétien pour le Messie venu dans le Christ, et contre le Talmud qui attend encore ce Messie. Albo et Ferer soutinrent la thèse du Talmud; mais ils furent vaincus, car tous les rabbins présents se firent chrétiens. Albo avait composé pour ce congrès un ouvrage intitule Sepher lkkarim ou livre des dogmes fondamentaux, dans lequel il réduisait tout le judaïsme à trois points : 1° l'unité de Dieu; 2° l'origine divine de la loi mosaïque ; 3° les récompenses ou lespeines dans la vie future. La foi en la venue du Messie, avec tout le reste, était subordonnée à l'un ou à l'autre de ces points.
Son livre, tout apologétique qu'il fût du judaïsme, n'eut pas grand écho parmi les Juifs a cause du vague philosophique qui y règne et surtout de l'absence d'expression formelle de l'attente du Messie. Aujourd'hui, ils disent que le symbole d Albo est essentiellement conforme à celui de Maïnionides, mais ce dernier est toujours le même symbole formellement adopté par tous les orthodoxes.
Le Nom
ALCORAN. Voy. Mahométisme.
ALCUIN, diacre de l'Eglise d'Yorck, fat appelé en France par Charlemagne, et eut l'avantage de donner des
leçons à cet empereur, et de contribuer au rétablissement des lettres; il mourut dans son abbaye de Saint-Martin de Tours, en 80i. Il a fait plusieurs ouvrages théologiques qui se sentent de la rudesse du vin* siècle : mais la doctrine eu est pure. L'auteur doit être rangé parmi les écrivains ecclésiastiques et les témoins de la tradition. L'on attend la nouvelle édition
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